Un truc de ouf !
Dans une classe de foyer de l’enfance externalisée dans une école REP+, on comprend comment des projets en pleine nature favorisent les apprentissages et autorisent une autre manière d’enseigner.C’était un jour de rentrée des classes. T. avait 7 ans. Il était en CE1. Il venait d’être placé en foyer. Il détestait l’école. En classe, il refusait tout. Il oscillait entre mutisme et crises de colère. De mon côté, j’avais six années d’ancienneté, et ce jour-là… j’ai douté. Tout près de sombrer dans un fatalisme nourri par un mélange d’apitoiement et d’incompétence. Comment lui redonner envie ? Comment créer les conditions pour que renaisse chez lui l’intérêt ?
En récréation, T. débordait d’énergie. Il riait, voulait que je pousse sa balançoire. Il adorait courir, jouer, farfouiller sous les feuilles pour y dénicher de petites bêtes. Il adorait jouer à cache-cache ou grimper dans les arbres. Il voulait « construire des trucs ». Un enfant qui n’avait jamais trouvé sa place dans un monde scolaire qu’il jugeait trop codifié, trop ennuyeux, trop abstrait.
Le défi pédagogique qu’il lançait était de taille : « Comment vous allez faire pour que cette nouvelle école ne me fasse plus souffrir et que je me remette à apprendre et à grandir ? »
Des T., il y en a dans toutes les classes : en difficulté, impulsifs, inhibés ou violents, engoncés dans des certitudes qui immobilisent et isolent, soumis à la répétition de comportements stéréotypés qui abiment et empêchent de grandir. Assurément loin de la norme scolaire, mais dotés d’une évidente énergie vitale. Dont acte. Pour lui en p…