Penser, inventer, apprendre

Publié le Lecture : 17 min
Classe coopérative ? Classe inversée ? Classe numérique ? C’est tout cela à la fois ! Au-delà des dénominations et des modes, les élèves y fabriquent eux-mêmes leurs ressources d’apprentissage, s’approprient les espaces en fonction de leurs besoins et décloisonnent les usages stéréotypés des objets et des lieux.
Comment avez-vous commencé à réfléchir à l’utilisation de l’espace de votre salle de classe ?

C’est venu assez naturellement, car je fonctionnais déjà en pédagogie de projet, en pédagogie active. Ma classe était construite avec des tables en ilots, des coins de production et de création. Puis, il y a trois ans, j’ai complètement changé ma façon de travailler. J’ai alors mené une réflexion sur les usages particuliers de l’espace dans la classe, sur le type de mobilier, sur les couleurs, sur la mise en place de plantes, d’objets de confort visuel, au niveau des odeurs, etc.

Et cette réflexion, vous l’avez mené seul ou avec les élèves et les parents d’élèves ?

Au départ, je l’ai mené seul. J’ai fait mes petites expérimentations sans prendre en compte l’avis des élèves, de ma collègue située dans la classe à côté de la mienne, ou des parents. Et puis je me suis rendu compte que les élèves adhéraient à ce type de disposition, ce genre de petits coins que j’avais faits. Je me suis documenté, j’ai fait des recherches sur l’usage de l’espace, la réflexion sur le corps, de l’apprenant dans son travail, et je suis tombé sur le projet Future classroom lab. Celui-ci reprenait en partie les dispositions et les théories que j’avais essayé de mett…

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