Mettre ses élèves à la porte

Publié le Lecture : 12 min
Au cœur de la ville, des élèves de maternelle et leur professeure découvrent les leviers d’apprentissage en pleine nature.

À la rentrée de septembre, les élèves de maternelle sont capables de citer une trentaine de personnages de dessins animés et jeux vidéos et une dizaine de chanteurs. Mais ils s’en tiennent à des termes génériques pour référencer animaux et végétaux de leur quartier : arbres, oiseaux. Aussi ne sommes-nous pas étonnés quand, recueillant les représentations initiales sur ce qu’est la nature, les élèves la définissent comme « l’extérieur », le « dehors », ou parlent de « quand il n’y a pas de chocolat dedans ».

Leur enseignante se souvient alors avoir posé cette question deux ans auparavant à des enfants du même âge, à l’écovillage de Pourgues, un tiers-lieu ardéchois. Les réponses de ces individus en devenir, grandissant au cœur d’une vallée préservée, étaient tout autres : « c’est tout ce qui pousse », « c’est qu’est-ce qui faut protéger pour qu’on vive », « c’est mes tomates, le saule, les grillons, le ru et, et, et moi, et maman et papa ».

Ce choc des cultures nous décide à investir le rapprochement de la nature et de la culture dans le cadre d’un mémoire universitaire : en quoi mettre la nature au service de l’enseignement impacte les apprentissages dans le domaine « explorer le monde du vivant, des objets et de la matiè…

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