« Le geste graphique n’est pas un simple outil »

Publié le Lecture : 13 min

Jean-Luc Velay, chercheur en sciences cognitives à l’université d’Aix-Marseille, nous explique les différences motrices et sensorielles de l’écriture manuscrite et de l’écriture dactylographique. Il souligne également l’importance de la première dans la mémorisation et l’apprentissage de la lecture.

Pouvez-vous tout d’abord nous parler de vos travaux autour de l’écriture ?

Nos travaux portent sur l’écriture manuscrite, son apprentissage à l’école, ses troubles d’apprentissage chez certains enfants (dysgraphie), sur les relations entre l’apprentissage de l’écriture et de la lecture. Comme je suis un neuroscientifique, comprendre ce qui se passe dans le cerveau de l’adulte qui écrit ou de l’enfant qui apprend à écrire, m’intéresse au premier chef et, avec ma collègue Marieke Longcamp (maitresse de conférences à l’université d’Aix-Marseille), nous avons réalisé plusieurs études de neuro-imagerie (par IRM) pour identifier les réseaux cérébraux impliqués dans l’écriture manuscrite. Enfin, depuis plus de vingt années maintenant, nous étudions les conséquences cognitives et cérébrales des changements de pr…

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