Le détour par l’art

Publié le Lecture : 14 min
En Polynésie française, quand la toile permet de regarder autrement la nature, on se sent devenir artiste.

Nous sommes dans un collège REP+ (réseau d’éducation prioritaire) à Papara, un village de Tahiti, dans un territoire protégé, entre mer et montagne, au milieu d’une végétation luxuriante.

Dans le cadre de l’entrée littéraire du programme de 3e « regarder le monde, inventer des mondes », les élèves de deux classes se sont vu proposer un projet d’écriture poétique dans lequel ils devaient écrire un poème évoquant le regard porté sur la nature environnant les abords du collège ou s’inscrivant dans leur vécu. Ce projet faisait suite à l’étude de plusieurs poèmes proposant ce type d’évocations.

L’une des suppositions de l’enseignante était que la beauté des forêts et plages de l’environnement proche et plus généralement de l’ile de Tahiti serait une aide pour exprimer réactions, affects, et proposer une vision sensorielle, méliorative et esthétique. L’objectif ciblé et précisé n’était pas tant la qualité formelle du poème (sa construction métrique, sa versification) que la description d’un lieu choisi, à travers le filtre d’une subjectivité. Plusieurs élèves ont ainsi réalisé leur travail en extérieur, en choisissant le cadre qu’ils souhaitaient, d’autres ont eu recours à une photographie de vacances sur une ile d’un archipel polynésien.

Pourquoi mettre la natur…

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