Je ne connais pas les conflits de cultures

Publié le Lecture : 12 min
 « Il est possible d’enseigner sans violence, sans heurts, sans tensions majeures », affirme cet enseignant, non pas en théorie mais dans sa pratique en classe d’UPE2A (unité pédagogique pour élèves allophones arrivants).

J’ai commencé par refuser d’écrire cet article. Qu’est-ce que je pouvais bien apporter sans simplifier ni nourrir les préjugés ? Le problème existe-t-il vraiment ? Du point de vue de ma pratique, non. Alors, pourquoi n’existe-t-il pas pour moi ? Pourquoi je m’inscris en faux contre l’idée qu’il existe des tensions culturelles ? J’ai cherché dans ma pratique les réponses à ces questions.

Il a émergé de cette réflexion une sorte de bréviaire qui révèlera une réalité, ou peut-être seulement la mienne, ou peut-être même seulement un idéal loin de la réalité. Je reste pourtant persuadé que les élèves perçoivent les intentions de l’enseignant, son engagement, ses choix. Il incarne, et donc j’incarne des idéaux perçus par les élèves et c’est sans doute dans cette perception que se dissipent, se dissolvent les tensions et que les rencontres sont possibles.

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