« Je comprends et je m’interroge »
La lecture du texte de Daniel Favre inspire à cet enseignant cinq « je comprends » et trois « oui, mais comment ? »Ma première réaction à la lecture de ce texte, c’est qu’il fait écho à mon quotidien d’enseignant en collège REP.
1/ Les émotions qui parasitent la « cognition »
Dès l’entrée en classe des élèves (notamment en 6e ou 5e), on sent à quel point la transition vers les mathématiques va être difficile… Bagarres pendant la récréation, « histoires » entre élèves, énervements, etc. Et quand, en plus, un assistant d’éducation vient vous chercher un élève dès le début des cours pour régler « un problème » et vous le ramène vingt minutes plus tard, le retour au calme va être compliqué. Il est donc clair que l’état émotionnel dans lequel se trouvent les élèves influence grandement les apprentissages. Avec les élèves de 3e, le constat est identique, même si la manifestation sera différente. Il s’agit plus d’un malêtre adolescent qui « empêche » l’élève d’être disponible pour les apprentissages. Histoires familiales, de cœur, embrouilles s…