De Kant à Christopher Stone
La notion de nature figure au programme de philosophie de la classe de terminale générale et technologique parmi dix-sept autres (sept pour les technologiques). Comment la travailler avec les élèves dans sa polysémie et sa complexité ?Dans la mesure où la notion de nature peut donner lieu à des sujets de baccalauréat très variés (« L’homme est-il naturellement bon ? », « La nature nous appartient-elle ? », « Y a-t-il une connaissance du surnaturel ? »), cela signifie qu’en théorie plusieurs chapitres devraient lui être consacrés à part entière, ou, en tout cas, un temps de travail assez conséquent, que j’estime à huit semaines environ dans les deux séries, exercices et évaluations compris. Temps long que justifie l’intérêt de nombre d’élèves pour l’éthologie et les thématiques environnementales, et leur tendance corrélative à négliger les autres aspects de la notion.
En pratique, ne disposant pas de ce temps, je traite assez vite, et à l’occasion de l’étude d’autres notions, les pans les plus épistémologiques du concept qui personnellement m’intéressent moins et auxquels je crois également les élèves moins sensibles : entre autres, à l’occasion d’un cours sur la méthode scientifique, où se trouve examinée la différence entre sciences de l…