À bras-le-corps
Pourquoi ne pas s’appuyer sur l’épanouissement du corps de l’élève plutôt que de l’enfermer dans un cadre contraignant ? Faire une place au corps permettrait sans doute d’envisager une autre façon de penser et de concevoir les espaces scolaires, parce que le corps peut être un véritable levier pour les apprentissages.
Les bâtiments scolaires ont été conçus de manière uniforme pour répondre à des besoins pratiques d’enseignement, de surveillance et d’accueil. Néanmoins, l’architecture scolaire actuelle optimise-t-elle ses objectifs d’apprentissage ? A-t-elle une influence positive sur le climat scolaire ? Permet-elle aux élèves et aux enseignants de se sentir bien avec soi et avec les autres, en sécurité, accueillis ? Favorise-t-elle aussi la disponibilité des élèves pour les enseignements, la vie en collectivité et leur construction personnelle ?
Au XIXe siècle, l’école est devenue laïque, gratuite, donnant les mêmes chances à chacun d’apprendre, de rencontrer l’altérité, de grandir, de devenir citoyen, au sens d’individu faisant partie de la cité. Pour ce faire, l’école s’est basée sur une homogénéité des programmes, de la façon d’enseigner, des rythmes scolaires, de l’architecture même des bâtiments tant pour les temps d’apprentissage que pour les temps de repos.
En résumé, non sans un brin de caricature : dans l’é…