Les différentes réponses à trouver face à l’hétérogénéité des publics scolaires ravivent aujourd’hui la question du droit à l’éducation et de sa mise en œuvre. Qu’est-ce qui, dans les faits, garantit l’application du droit à l’éducation ? Dans quoi peut-on l’ancrer, pour rendre effectif son caractère inaliénable ?

Pour le praticien qui exerce dans un contexte scolaire républicain et laïc, la question est complexe.

En effet, les valeurs fondatrices de la démarche éducative et de la transmission des savoirs supposent d’adopter une attitude équitable, respectueuse du droit de chacun. Mais, au quotidien, la diversité des acquis préexistants – en termes de cultures sociétales et familiales – et les différentes capacités des jeunes à se projeter dans l’avenir, obligent à se poser la question de l’équité. Ces disparités de fait se traduisent par des écarts voire des ruptures entre éducation familiale et éducation scolaire, entre culture des élèves et culture professorale, qui peuvent mettre à mal la relation d’équité dans l’application du droit à l’éducation.
Ces constats étant posés, comment faire avancer la réflexion ? L’hypothèse sur laquelle s’appuie cette journée d’étude est que l’application équitable du droit à l’éducation est sous-tendue par la nature éthique de la relation d’enseignement. C’est donc celle-ci que l’on se propose de réexaminer.
Tout d’abord par une clarification du cadre théorique, qui permettra notamment de préciser les droits mutuels et d’expliciter les responsabilités respectives et partagées, garants de la dignité de tous. Ce sera l’objet de la table ronde : Quels choix éthiques pour fonder la relation d’enseignement ?

Ensuite, en considérant les interrogations qui apparaissent au stade opératoire : quels paramètres faut-il concilier, quels repères faut-il retenir, pour que les jeunes puissent pleinement bénéficier du droit aux études, c’est-à-dire acquérir des apprentissages aux effets durables, tout en construisant leur personnalité ? Comment intégrer dans ce questionnement des notions telles que celles du respect de soi et du respect d’autrui ? Comment faire saisir l’importance qu’il y a à cultiver le sens de sa propre dignité, tout en ménageant l’espace indispensable de la liberté de conscience ? Et à l’inverse, comment appréhender, en théorie comme en pratique, le fait qu’une conscience libre implique aussi une conscience éduquée ? Ce sera l’objet de la seconde table ronde : Comment développer le respect de soi et le respect des autres chez les jeunes ?

Au programme :
– Table ronde – Quels choix éthiques pour fonder la relation d’enseignement ?
– Témoignages filmés
– Table ronde – Comment développer le respect de soi et le respect des autres chez les jeunes ?

Informations pratiques :

Ministère de la Recherche, Carré des Sciences
Entrée par le 25, rue de la Montagne Sainte-Geneviève
Métro : Maubert Mutualité ou Cardinal Lemoine
Se munir d’une pièce d’identité
Inscription indispensable
Entrée dans la limite des places disponibles

Tél. : 01 45 05 33 63
Informations complémentaires et inscriptions :
[ www.fondationostadelahi.fr/colloque.html ]