L’école maternelle est ce lieu très spécifique où débute pour chaque enfant une nouvelle aventure humaine. Il va quitter ses repères familiers pour être confronté à l’altérité, dans des rencontres avec des personnes, des
objets du monde, des savoirs nouveaux. Et pour oser se risquer sur des chemins encore inconnus, il doit être suffisamment en confiance, se sentir accompagné. Il lui faut
aussi en comprendre le bien fondé, l’intérêt, en pressentir le plaisir. C’est la mission de l’école maternelle que de lui permettre d’apprendre pour grandir car pour grandir il
faut apprendre.
Or cet te école, essentiel le au développement de tous les enfants, est gravement remise en cause sur des critères
économiques et éducatifs qui bafouent des décennies de recherche et d’expérience.
Il s’agit donc de la défendre, c’est-à-dire de réaffirmer l’exigence démocratique d’une école pour tous, d’une école qui permet d’accéder à un univers nouveau en même temps qu’elle fonde les apprentissages scolaires ultérieurs.
Mais la défendre c’est, loin de vouloir la sacraliser, poser une interrogation critique sur ce qu’elle produit afin de mieux contribuer à sa nécessaire évolution. En effet, si l’école maternelle a des incidences positives repérées sur la scolarité des élèves, elle peut aussi produire des inégalités entre élèves, en n’identifiant pas suffisamment les raisons pour lesquelles, ceux qui, issus des classes populaires, ne sont pas toujours en connivence culturelle avec ses codes, ses modes de faire et de dire. Or ce sont bien ces élèves, pour lesquels l’entrée dans la
scolarité est loin d’être une évidence qui nous invitent à inventer.

Il n’y a pas de fatalité à l’échec scolaire. Les travaux de la recherche l’attestent. Des pratiques enseignantes en font la preuve
– portant un regard positif sur les élèves et récusant le mensonge social de la prétendue égalité des chances
– affirmant un haut niveau d’exigences quant aux contenus à transmettre
– mettant en oeuvre des modalités de transmission qui prennent en compte tous les élèves dans leurs différences.

Il faut de l’ambition pour scolariser les jeunes enfants : promouvoir la pensée plutôt que la soumission et l’exécution, la solidarité plutôt que la compétition et la
sélection, l’ouverture plutôt que la peur de l’autre…. Et c’est possible !


Ces rencontres nationales sont ouvertes à tous les parents,
enseignants, éducateurs, formateurs, élus des collectivités locales, militants associatifs…

Le 31 janvier 2009
Bourse du travail – 3 Rue du Château d’Eau – 75010 Paris

En partenariat avec le Café pédagogique et le SNUipp


Contacts
Groupe Français d’Education Nouvelle
14, Avenue Spinoza 94200 IVRY -01 46 72 53 17

gfen@gfen.asso.fr
Le site du GFEN


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