Analyses et propositions de la Fondation Copernic sous le signe de la critique du libéralisme. Intéressant quand on ne se contente pas de pétitions de principe, ce qui n’est pas toujours le cas dans ce petit opuscule.

On trouvera dans cette « note » du think tank antilibéral Copernic une série d’analyses sur l’état actuel de l’école et sur ce qu’il faudrait faire pour une réelle démocratisation, laquelle devrait entrer dans une nouvelle étape au lieu de « régresser » comme c’est le cas aujourd’hui.

Il est dommage que toutes les contributions ne soient pas à l’égal de celle de André Ouzoulias sur la formation des enseignants qui ouvre des pistes concrètes à court et moyen terme pour retrouver le chemin d’un « métier qui s’apprend ». Car si l’on peut partager bien des critiques du fonctionnement actuel de l’école ou de la montée en puissance de l’idéologie de « l’apprentissage » par exemple, on reste perplexe devant le peu de solutions réellement envisagées. Il ne suffit pas d’opposer l’ambition culturelle au soi-disant appauvrissement du socle commun ou de fustiger les pratiques de pédagogie différenciée pour prôner une école qui s’alignerait sur le modèle de l’élève qui n’a que l’école pour s’approprier la culture savante et les formes de raisonnement qui lui sont propres […] afin de préparer tous les élèves à poursuivre jusqu’à un diplôme au-delà du baccalauréat ».

Pas sûr que cela aide vraiment les praticiens ou les politiques qui auraient la lourde tâche d’au moins faire reculer les inégalités actuelles et de faire déjà que l’école « n’en rajoute pas »

Jean-Michel Zakhartchouk