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Revue de presse du vendredi 24 avril 2020

Conditions du déconfinement - Réactions - Logistique - Divers

Le déconfinement, encore et toujours. Les déclarations à la tête du pays se suivent et ne se ressemblent pas. Ce qui provoque de nombreuses réactions et de nombreux casse-têtes logistiques.


Conditions du déconfinement

Déconfinement : « La rentrée du 11 mai se fera sur la base du volontariat des parents »
« Soazig Le Nevé, journaliste spécialiste des questions d’éducation, a répondu à vos interrogations sur les modalités du déconfinement et la reprise des enseignements à partir du 11 mai en France. »

Déconfinement : la confusion perdure sur le caractère obligatoire du retour à l’école
« Emmanuel Macron a affirmé ce jeudi que « le retour à l’école se fera sur la base du volontariat ». Mais cela ne concerne « pas les enseignants », précise l’Elysée, alimentant de fait l’inquiétude des syndicats. La question de savoir si les élèves du premier et du second degrés seront traités de la même manière reste posée. » (abonnés)

Et pourtant,
41% des élèves et enseignants d’un lycée infectés
« La première étude sérologique réalisée par l’Institut Pasteur, sous la conduite du professeur Arnaud Fontanet, montre le fort taux d’attaque du virus dans un établissement scolaire. Près de la moitié des élèves et enseignants du lycée de Crépy enValois étaient infectés par le Covid-19 début avril. »


Réactions

Après le 11 mai, deux Français sur trois n’enverront pas leurs enfants en cours
SONDAGE - « Plus les parents sont modestes, moins ils comptent faire retourner leur progéniture à l’école, alors que le gouvernement pointe son souci de réduire les « inégalités ». »

Réouverture : le réquisitoire des sénateurs qui condamnent l’absence de concertation, notamment avec les élus
« Les annonces du ministre de l’Education nationale devant les députés n’ont pas fait l’objet d’une "réelle concertation" puisque ni l’Association des maires de France, ni l’Assemblée des Départements de France ne semblent "avoir officiellement été contactées". Or les sénateurs ne veulent pas voir "porter in fine sur les élus locaux la responsabilité auprès de la population d’un non-accueil des élèves, de l’absence de cantine et d’activités périscolaires ou encore d’une restriction de l’offre de transport scolaire". Les sénateurs ajoutent que "cette absence de concertation semble généralisée : les syndicats des personnels de l’éducation nationale et fédérations d’élèves ont indiqué n’avoir eu aucun retour sur les contributions qu’ils avaient fait parvenir au ministère". Et le groupe de travail s’étonne de "l’absence de contact entre les agences régionales de santé et les autorités académiques, ainsi que d’un travail de recensement des besoins matériels de protection (gel hydroalcoolique, masques...)". »

Le Sénat dénonce "l’impréparation et l’improvisation" de la reprise des cours
« " Une impression d’impréparation et d’improvisation plus de 10 jours après l’annonce de cette réouverture". Présidé par Jacques Grosperrin (LR), le groupe de travail du Sénat sur les modalités du retour des élèves en classe ne cache pas son désarroi devant l’absence de méthode et de concertation dans la façon dont le gouvernement prépare le retour des élèves en classe. Il invite à définir une doctrine sanitaire puis à organiser la rentrée avec les élus locaux en laissant du temps aux enseignants pour appliquer le protocole. »

Vers un déconfinement "adapté aux territoires" et l’école sur la base du volontariat
« Nombre de ces élus locaux avaient fait part de leurs inquiétudes, en particulier s’agissant du retour des élèves en classe alors que le virus continue de circuler.
Sur ce point, la rentrée du 11 mai se fera sur la base du volontariat des parents, a avancé l’Elysée, et priorité sera sans doute donnée aux "plus jeunes, ceux qui ne sont pas autonomes", ainsi qu’aux enfants "les plus en difficulté".
La rentrée sera "progressive, concertée avec les élus locaux et adaptée aux réalités locales", notamment en fonction de la taille des communes, a encore expliqué la présidence. Le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, avait déjà annoncé un retour à l’école étalé sur trois semaines par niveaux, avec des groupes de 15 élèves au maximum. »

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Le dessin de Fabien Crégut

Logistique

Le retour à l’école sur la base du volontariat pose des questions logistiques et pédagogiques
« Emmanuel Macron a annoncé aux élus locaux jeudi que la décision du retour à l’école à partir du 11 mai serait laissée aux parents. Mais ce "volontariat" n’est pas sans susciter des inquiétudes, tant chez les familles que chez les enseignants. »

Réouverture des écoles : le casse-tête des maires
« Les édiles s’alarment de prévoir une rentrée des classes dans deux semaines en l’absence d’un protocole sanitaire. La tension est vive dans les mairies, à quinze jours de la réouverture des écoles pour les élèves de grande section, CP et CM2 – mais aussi CE1 de l’éducation prioritaire et des écoles rurales dont les classes ont déjà un effectif de quinze enfants. Sans doctrine sanitaire établie à ce jour par le ministère de la santé, les édiles sont livrés à eux-mêmes afin d’organiser une rentrée aussi inédite qu’incertaine. » (abonnés)

Coronavirus : la fronde des maires héraultais contre la réouverture prochaine des écoles
"Je n’ouvrirai pas les écoles le 11 mai". A Lattes, Cyril Meunier est catégorique. Même refus pour le président de l’association locale des maires à Péret. En cause, les conditions de sécurité sanitaire insuffisantes. A Montpellier, Philippe Saurel juge cette réouverture "déraisonnable".

Retour à l’école  : « Impossible de rouvrir les collèges et lycées en mai » en Martinique
« Le président du Conseil exécutif de la collectivité territoriale de Martinique, Alfred Marie-Jeanne, alerte notamment sur le manque de masques pour le personnel chargé de nettoyer les locaux. »


Divers

Jean-Michel Blanquer déçu par Emmanuel Macron : cette décision qu’il a « mal vécue »
« "Des ministres l’ont pris un peu dans l’estomac de tout apprendre quinze minutes auparavant. Blanquer, tout particulièrement l’a assez mal vécu," confie un cadre de la majorité à nos confrères de L’Obs, en kiosque ce jeudi 23 avril. Une date arrêtée au 11 mai qui en a donc surpris plus d’un dans l’équipe de Jean-Michel Blanquer, qui planchait sur une date beaucoup plus lointaine. "Dans nos discussions, nous projetions plutôt en juin, et cela semblait très bien leur convenir" regrette Francette Popineau, porte-parole du syndicat SNUIPP-FSU. »

Pour que vivent les colos
« La pandémie pourrait avoir raison des colonies de vacances, déjà menacées par la marchandisation rampante des loisirs des enfants. C’est tout un patrimoine pédagogique et éducatif qui risque de disparaître. »

Géraldine Duboz


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Sur la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 560 : Urgence écologique : un défi pour l’école
Coordonné par Peggy Colcanap et Jean-Michel Zakhartchouk
mars-avril 2020
Ce dossier nous invite à aller plus loin que l’éducation à l’environnement ou au développement durable. Comment permettre à nos élèves de prendre conscience des enjeux de cette indispensable transition écologique : apport de connaissances, actions locales, formation à l’éco-citoyenneté…

N° 559 : L’aventure de la géographie
Coordonné par Christophe Duhaut et Alexandra Rayzal
février 2020
Comment faire aimer et étudier une géographie vivante, qui ait du sens, qui permette de comprendre le monde et d’y agir en citoyens actifs ? Comment, de la maternelle à l’université, faire entrer nos élèves dans les deux dimensions fonctionnelle et symbolique de l’espace à travers des démarches prospective et imaginaire ?