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Revue de presse du vendredi 10 avril 2020

Blanquer — Confinement — Après — Ailleurs — Réflexions — Supérieur

Dernière revue de cette quatrième semaine. Et le sujet est toujours le même. Bon week-end prolongé !


Blanquer

Voici  : Confinement : Jean-Michel Blanquer revient sur ses déclarations, la Toile réagit
Invité de Quotidien ce mercredi 8 avril, le ministre a changé de ton. "Je n’ai jamais dit qu’on rentrerait le 4 mai de manière certaine, je l’avais évoqué comme un scénario". Alors, chat échaudé craint l’eau froide, Jean-Michel Blanquer n’a pas donné de nouvelles dates, préférant indiquer qu’au sujet de la rentrée des classes, "tout est possible". "Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, on ne sait pas le calendrier du déconfinement". En effet, si le confinement est en vigueur jusqu’au 15 avril, l’Elysée a annoncé, mercredi 8 avril à l’AFP, qu’il allait être prolongé.
Sur les réseaux sociaux, le "Je n’ai jamais" ministériel ne passe pas. Il fait au mieux rire, au pire scandalise. "Non, bien sûr, on est tous sourds ou idiots", se désole un internaute. Plusieurs renvoient la copie de l’interview où Jean-Michel Blanquer évoque un retour en classe le 4 mai
.”

Sur BFM À quand la reprise des cours ? Jean-Michel Blanquer répond que "tout est possible"
« Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, on ne sait pas le calendrier du déconfinement »

« Contrôle continu » : la première fois que « Le Monde » l’a écrit par Agnès Gautheron
Cette année, en raison de la crise sanitaire, le baccalauréat sera délivré par « contrôle continu » – autrement dit, sur la base des résultats obtenus au cours des trois trimestres de l’année de terminale, hors temps de confinement. L’expression apparaît dans les colonnes du quotidien le 15 avril 1963.”

Baccalauréat : comment le contrôle continu est-il perçu ?
La nouvelle est tombée ce vendredi 3 avril pour 740 000 lycéens des filières générales, technologiques et professionnelles qui passent le bac cette année. L’examen est amputé de ses épreuves finales et son obtention dépendra des notes du contrôle continu, comme l’a annoncé Jean-Michel Blanquer lors de sa conférence de presse. Une décision qu’espéraient bon nombre de syndicats et d’associations de professionnels pour répondre à une situation exceptionnelle liée au Covid-19. Pour Christine Guimonnet, secrétaire générale de l’association des professeurs d’histoire-géographie (APHG) et elle-même professeure pour des Terminales, cette nouvelle n’est pas vraiment une surprise. « On peut difficilement faire autrement. Comment organiser ces épreuves alors que les établissements sont fermés, que nous n’avons aucune certitude sur le déconfinement et le retour en cours ? Le baccalauréat est une machine lourde. Faire un examen en temps limité, à distance, pour tous les candidats sur une même journée aurait été impossible. C’est un pis-aller », analyse la professeure.”


Confinement

Pédagogie et confinement : entre continuité et discontinuité Par Pédagogie en temps de confinement sur le Blog : Le blog de Pédagogie en temps de confinement
“Incertitude, discontinuité, fracture numérique... En dépit de la dispersion spatiale qui nous est imposée par le confinement, les enseignants que nous sommes peuvent éviter d’ajouter la distanciation sociale. Au contraire, nous pouvons assurer avant tout un travail de maintien des liens avec celles et ceux auprès desquels nous nous sommes engagés. Par Arnaud Dubois, Patrick Geffard et Gérald Schlemminger.“

Sur Parcoursmétiers : Même à la maison, chacun doit pouvoir continuer à s’ouvrir sur le monde extérieur et préparer son avenir !
Dans le cadre de la crise sanitaire et parce que notre mission est d’aider les jeunes, du collège à l’université, à avoir un déclic pour un projet, un métier, une formation qui peut lui plaire, nous mettons gratuitement (1) tous les contenus et fonctionnalités de parcoursmetiers.tv à disposition des élèves, enseignants, parents.
Sous le haut patronage des ministères de l’Education nationale et de la jeunesse, de l’Enseignement supérieur et de la recherche et du Travail, plus de 700 000 jeunes avec l’aide de 40 000 enseignants et 3 500 entreprises dans 28 pays ont réalisé plus de ces 5 000 vidéos sélectionnées avec leurs visions des métiers et des formations. Ce sont tous ces contenus inédits et plebiscités par les jeunes et éditorialisés, qui constituent PARCOURSMETIERS.TV. Ici, les jeunes s’adressent aux jeunes !
L’enseignant peu créer des activités de découverte des métiers à partir des vidéos de son choix ou celles recommandées, conformément aux programmes et les partager facilement avec ses élèves (module Outil Prof, diposible dans l’espace Enseignant)
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Après

Le temps des prophètes : la crise annonce-t-elle la fin de l’Éducation nationale ? Par Paul Devin sur son blog Mediapart le 9 avril 2020, réponse à Alain Bouvier
« Les crises incitent toujours à l’expression de discours visionnaires. Quand la réalité n’est que doutes et incertitudes, il est toujours quelques esprits qui pensant disposer de capacités d’analyse leur permettant une vision de l’avenir, en profitent pour donner une formulation prophétique à ce qui reste, en fait, leur idéologie libérale habituelle de privatisation de l’éducation. »

L’Ecole d’après : Marc Bablet : La sortie du confinement et après
"Ce que la crise révèle principalement c’est la notion d’intérêt général, de bien public…On ne peut donc plus accepter la politique conduite jusqu’ici qui a fait de la santé un bien de consommation comme un autre, sujet aux économies du « New public management » sans ménagement. On ne peut plus accepter que le bien public d’intérêt général soit soumis aux lois du marché… Il en est évidemment de même pour l’éducation, la formation et la recherche". Marc Bablet, ancien responsable de l’éducation prioritaire au ministère, propose trois réponses, à court terme, moyen et long terme, au confinement imposé à l’Ecole. Il appelle à des états généraux de la reconstruction pour construire une autre Ecole et une autre politique d’éducation.”

L’Ecole d’après : Rodrigo Arenas : Il nous reste l’espoir…
« L’imagination au pouvoir »… Plus de cinquante ans après, ce slogan soixante-huitard est plus que jamais d’actualité. Si seulement nos gouvernants avaient déjà pu imaginer que le coronavirus allait débarquer de Chine, que le service public serait ce phare qui nous permettrait de ne pas perdre le nord… Mais non, ils n’ont rien vu venir, alors comment pourrions-nous leur faire confiance pour avoir une vision de l’avenir ? Comme c’est dommage que notre pays n’ait pas pu avancer davantage vers le revenu contributif, si cher à Bernard Stiegler, qui aurait pu permettre à bien de nos concitoyens de ne pas se retrouver sans un sou aujourd’hui, comme ce million d’auto-entrepreneurs ou ces milliers d’étudiants déjà pauvres. Inimaginable ! Bien regrettable aussi que notre président qui exultait au son de l’Hymne à la joie lors de son élection n’ait pas maintenant soutenu une stratégie européenne originale pour traiter la crise sanitaire, ou à tout le moins la sortie de crise plutôt que de la penser à l’aune rétrécie de nos Régions. Inimaginable ! Ennuyeux que J.-M. Blanquer n’ait pas songé à former dans l’urgence les enseignants à l’enseignement à distance plutôt que de les laisser se débrouiller pour inventer des pratiques déjà éprouvées par d’autres. Inimaginable !


Ailleurs

Dans une Syrie dévastée, le pari ardu de l’éducation en ligne face au virus, AFP dans Le Point
Comme ailleurs dans le monde, l’enseignement à distance s’est imposé dans la Syrie en guerre. Une solution toutefois ardue dans un pays aux infrastructures en déliquescence, où l’électricité et internet par exemple ne sont disponibles que par intermittence.”

En Russie, l’école est finie
Le ministère russe de l’Éducation a déclaré que l’année scolaire était terminée pour les élèves de primaire, des collèges et jusqu’en seconde.
Quelques jours après l’annonce par le président Poutine que le mois d’avril serait entièrement chômé, le ministère de l’Éducation a donné son feu vert le 8 avril à la clôture de l’année scolaire 2019-2020 pour les classes allant du cours préparatoire à la seconde. Comme le rapporte le quotidien Kommersant, il reviendra aux gouverneurs des régions de prendre les dispositions qu’ils jugent appropriées. Mais quoi qu’il en soit, ces mesures ne concernent pas les classes de première et de terminale. En effet, les examens de fin d’année de première et les épreuves de l’équivalent du baccalauréat sont maintenus
.”

Au Portugal, les enfants ne retourneront pas à l’école avant septembre
“La scolarité se fera à distance au Portugal jusqu’à la fin de l’année scolaire, à l’exception de certains cours de l’enseignement secondaire en fonction de l’évolution de la pandémie de Covid-19, a annoncé jeudi le Premier ministre.
Les cours du troisième trimestre reprendront le 14 avril, après les vacances de Pâques, "mais sans activités scolaires en présentiel", a déclaré Antonio Costa à l’issue du conseil des ministres
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Réflexions

Sur le blog de Principal en varech :Orientation post 3e : Et si on laissait la décision aux familles ? [pas d’accord avec tout, notamment sur la vision : mauvais élève, direction pas la 2GT, mais un point de vue intéressant]
Sauf erreur, il y a quelques temps on avait expérimenté sur une centaine de collèges répartis sur le territoire français la possibilité donnée aux familles de décider au bout du dialogue de l’orientation en 2nde GT (Générale et Technologique).”

Enfants : l’esprit critique, une qualité innée, à aiguiser dès le plus jeune âge par Elena Pasquinelli, Philosophe des sciences cognitives, chercheuse associée à l’Institut Jean Nicod, École normale supérieure (ENS)
L’appel à plus d’esprit critique cache souvent une vision très pessimiste de nos capacités mentales. Nous serions irrémédiablement la proie de nos « biais », ces influences qui échappent à tout contrôle et nous font agir de manière irrationnelle. Et nous serions donc globalement prêts à tout croire. Ainsi, l’esprit critique serait un idéal souvent très difficile à atteindre.”

L’Observatoire des inégalités : Une école qui élimine trop souvent les plus fragiles
“« Une école tournée vers une transmission sous tension de savoirs formatés, adepte de modes d’évaluation qui éliminent facilement les élèves fragiles ». Le point de vue de Roger-François Gauthier, ancien inspecteur général de l’Éducation nationale, extrait du quotidien Le Monde.” un article publié le le 10 décembre 2019.


Supérieur

Confinement : l’évaluation des étudiants au cœur des enjeux des établissements par Amélie Petitdemange
"Depuis le 16 mars 2020, toutes les universités françaises ont fermé leurs portes en raison de la pandémie de coronavirus qui touche le pays. Plusieurs solutions existent pour adapter les sessions d’examens à cette situation."

Coronavirus : les doyens demandent le report de la réforme du deuxième cycle des études de médecine par Mersiha Nezic
Comment réussir à préparer la réforme du deuxième cycle des études de médecine nécessitant de produire de nouveaux référentiels d’enseignement alors que les professeurs sont en train de soigner les malades du Covid-19, que les facultés restent fermées et que le personnel est confiné ? Ce n’est tout simplement pas possible, estime la Conférence des doyens des facultés de médecine. Elle demande un report de la réforme à la rentrée universitaire 2021.”

Bernard Desclaux


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Sur la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 560 : Urgence écologique : un défi pour l’école
Coordonné par Peggy Colcanap et Jean-Michel Zakhartchouk
mars-avril 2020
Ce dossier nous invite à aller plus loin que l’éducation à l’environnement ou au développement durable. Comment permettre à nos élèves de prendre conscience des enjeux de cette indispensable transition écologique : apport de connaissances, actions locales, formation à l’éco-citoyenneté…

N° 559 : L’aventure de la géographie
Coordonné par Christophe Duhaut et Alexandra Rayzal
février 2020
Comment faire aimer et étudier une géographie vivante, qui ait du sens, qui permette de comprendre le monde et d’y agir en citoyens actifs ? Comment, de la maternelle à l’université, faire entrer nos élèves dans les deux dimensions fonctionnelle et symbolique de l’espace à travers des démarches prospective et imaginaire ?