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Revue de presse du mercredi 5 juin 2019

Inégalités — Grève du bac — Orientation

Il sera surtout question d’inégalités concernant les élèves et les enseignants, de la grève du bac et d’orientation.


Inégalités

Commençons par ce qui concerne les élèves
L’essentiel des inégalités d’éducation Le tour de la question
Les inégalités sociales ont-elles un effet sur le destin scolaire des élèves ? L’éducation continue-t-elle de se démocratiser ? Filles et garçons sont-ils à égalité dans leurs études ? L’essentiel du chapitre « Éducation » du Rapport sur les inégalités édition 2019, de l’Observatoire des inégalités.”

L’éducation prioritaire n’est plus pilotée (1) Par Marc Bablet sur son blog : Le blog de Marc Bablet
Depuis l’arrivée du ministre Blanquer, l’éducation prioritaire n’est plus pilotée. Il n’y a de communication que sur le dispositif des CP et CE1 dédoublés qui donnent lieu à une transmission d’instructions descendantes autoritaires comme on en a rarement vu.”

Les élèves défavorisés ne profitent pas assez de l’éducation prioritaire par Christel Brigaudeau et Christine Mateus
L’Observatoire des inégalités a rendu mardi soir son dernier rapport. Parmi les chantiers majeurs : les élèves défavorisés. 73 % ne disposent d’aucune aide particulière car ils étudient dans des établissements sans moyens supplémentaires.”

Elèves défavorisés : « Les familles n’osent pas demander des aides »
Philippe Sauzedde, principal d’un collège du Loir-et-Cher, détaille la manière dont son établissement accompagne les élèves défavorisés.”

Pour un Grand Paris de l’éducation
Anne Lebreton, candidate à l’investiture LREM pour les municipales 2020 à Paris, veut que la métropole du Grand Paris se donne pour ambition qu’aucun enfant ne quitte le primaire sans maîtriser les compétences fondamentales.”

L’éducation populaire, remède aux fractures françaises ? Par Hélène Girard
Dans un rapport adopté le 28 mai dernier, la section éducation-culture-communication du Conseil économique, social et environnemental (Cese) appelle l’Etat et les collectivités locales à réinvestir le champ de l’éducation populaire. Un secteur avec lequel le ministère de la Culture tente de renouer.”

Et concernant les enseignants
Bilan social du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse 2017-2018 - Enseignement scolaire Personnels - Statistiques - publications annuelles - Édition 2019
Le Bilan social national de l’enseignement scolaire dresse un panorama de l’ensemble des personnels enseignants et non enseignants du ministère de l’Éducation nationale au cours de l’année 2017-2018.
Il présente des indicateurs dans divers domaines : effectifs et caractéristiques des agents, recrutement, rémunération, carrières, conditions de travail, retraite, etc.
À partir d’informations statistiques objectives, le Bilan social offre une vision à la fois globale et détaillée du potentiel humain du ministère. Il vise à nourrir la réflexion des acteurs du système éducatif et de la fonction publique comme celle du grand public
.”

La carrière des enseignants en Europe Personnels - Note d’information - N°19.19 - juin 2019
Le troisième rapport du réseau Eurydice sur les enseignants publié en 2018, et relatif aux données institutionnelles de l’année scolaire 2016-2017, s’intitule Les carrières enseignantes en Europe : accès, progression et soutien. Dans le bilan qu’il fait de la profession enseignante en Europe, marquée par des problèmes de pénurie de personnels qualifiés dans certaines disciplines et certains territoires, il fait ressortir les tendances suivantes : en matière de gouvernance, le rôle d’employeur des enseignants est confié aux établissements scolaires dans plus d’un tiers des 43 systèmes éducatifs du réseau Eurydice ; le statut d’enseignant « fonctionnaire », tout aussi répandu que celui de contractuel, est différemment défini selon les pays ; une quotité annuelle de temps est définie pour la formation continue dans près de la moitié des systèmes éducatifs européens ; la moitié des pays offrent à leurs enseignants des perspectives d’évolution professionnelle ; des dispositifs d’évaluation divers sont conçus pour inciter les enseignants à faire preuve de performances professionnelles tout en leur fournissant un retour sur leurs pratiques.”


Grève du bac

Grève du bac : l’épreuve de force Chronique de Philippe Watrelot ancien président du CRAP-Cahiers Pédagogiques
Plusieurs syndicats enseignants appellent à une grève de la surveillance des épreuves de philosophie le 17 juin, premier jour du baccalauréat, pour protester contre les réformes du ministre de l’Education. Il s’agit, rappellent-ils, d’une grève de la surveillance et non des corrections. « On veut envoyer un signal pour dire à Jean-Michel Blanquer qu’il n’a rien écouté », a indiqué Frédérique Rolet, représentante du Snes-FSU.”

Baccalauréat. Pourquoi un appel à la grève le premier jour de l’examen ?
Une dizaine de syndicats enseignants appellent à boycotter la surveillance des épreuves le 17 juin, premier jour des écrits. Ils veulent envoyer un message fort au ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer. Leur objectif : ouvrir les discussions avec le ministre autour de ses réformes de l’école et du lycée.”


Orientation

A l’Assemblée nationale, E. Philippe a répondu à une question de Jean-Christophe Lagarde intitulée : Orientation scolaire et réforme de la haute fonction publique
Un extrait de sa réponse : “Pour ce qui concerne les choix à effectuer en fin de classe de seconde, nous ne voulons pas créer un système qui impose aux lycéens de faire des choix qui conditionneraient ou qui prédétermineraient leur orientation dans l’enseignement supérieur ou dans le monde professionnel. Vous savez que l’ancien système, celui que vous et moi avons connu, consistait très souvent à demander aux jeunes gens de choisir très tôt entre la filière scientifique, la filière économique et la filière littéraire. Une fois ce choix effectué, ce système ne permettait que très marginalement une réorientation au moment de l’accès à l’enseignement supérieur. C’est notamment ce à quoi nous avons voulu mettre un terme en prévoyant des modules beaucoup plus variés. Cela nous semble à la fois plus intelligent pour le lycéen, et beaucoup plus intelligent pour l’étudiant futur, car nous avons constaté que la diversité des formations des lycéens constituait un gage de qualité de l’enseignement supérieur.
La plus grande diversité des matières choisies en classes de première et de terminale sera un gage de qualité accrue pour les professeurs et pour les formations de l’enseignement supérieur. Il ne s’agit donc pas du tout de prédéterminer, dès la fin de la seconde, des choix professionnels, mais, au contraire, d’ouvrir la possibilité de choix futurs
.”
Le Café pédagogique signale cette réponse sous le titre : Orientation : E. Philippe promet la liberté de choix des lycéens
Titre un peu exagéré. Il me semble que E. Philippe ne fait pas cette promesse. Par contre le commentaire de fin de présentation par le Café me semble plus juste :
La plus grande diversité des matières choisies en classes de première et de terminale sera un gage de qualité accrue pour les professeurs et pour les formations de l’enseignement supérieur. Il ne s’agit donc pas du tout de prédéterminer, dès la fin de la seconde, des choix professionnels, mais, au contraire, d’ouvrir la possibilité de choix futurs" “Une affirmation osée mais couverte par le secret des algorithmes des établissements d’enseignement supérieur.”

Le cadre et le partage des territoires de l’orientation
Après ma lecture à chaud[1] du cadre national de référence entre l’État et Régions de France ainsi que la publication de ma tribune sur le Monde.fr où je m’interroge sur la conception de l’orientation qui « inspire » le ministère : « L’Etat français considère-t-il encore l’orientation scolaire comme relevant de sa responsabilité ? », je vais essayer de repérer ce qui se dessine.”

Grandes écoles : « Faire de la diversité sociologique une fin en soi me paraît contestable » estime le président de l’association des anciens élèves de l’ENA Par Laure-Anne Elkabbach
“Invité de l’émission « On va plus loin », Daniel Keller, président de l’association des anciens élèves de l’ENA, explique pourquoi il n’est pas en faveur de la discrimination positive.”

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 552 - Les dys dans la classe
Dossier coordonné par Nicole Bouin et Émilie Pradel
mars 2019
L’accueil des élèves présentant des troubles des apprentissages, dont les «  dys  », ne va pas sans difficultés au quotidien pour les enseignants. Notre dossier propose des éclairages de chercheurs sur ces troubles et donne la parole aux praticiens de terrain, aux parents, aux anciens élèves dys, aux médecins, aux associations…

N° 551 - Expliciter en classe
Dossier coordonné par Andreea Capitanescu Benetti et Sylvie Grau
février 2019
L’enseignement explicite, de quoi s’agit-il exactement ? Le projet de ce dossier est de faire le point sur ce que disent les chercheurs, les formateurs, mais surtout d’aller explorer ce qui se passe dans les classes. Qui explicite ? Quoi ? Quand et comment ?

Hors-série numérique n° 50 - Le bac, hier et aujourd’hui

septembre 2018
Dans le contexte de la réforme du baccalauréat et de la mise en place des nouvelles procédures d’accès aux études supérieures, ce hors-série revient sur de nombreuses tentatives de réformes plus ou moins fructueuses. Bac + 3, bac - 3, orientation, bac pro… quels leviers pour offrir une école plus démocratique ?