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Revue de presse du mardi 15 mai 2019

Confiance — Parcoursup — Orientation

Le débat au Sénat sur la loi sur l’école de la confiance est ouvert. Les lycéens vont recevoir leurs réponses, mais Parcoursup est toujours en question. Enfin dans le supérieur des dispositifs d’aide à l’orientation se développent de plus en plus.


Confiance

Le Sénat adopte l’article 1 et rétablit la loi Ciotti
"J’ai du mal à imaginer que des professeurs puissent ne pas être exemplaires". La formule du rapporteur Max Brisson (LR) résume cette journée qui a vu les sénateurs LR et UDI et le ministre de l’éducation nationale faire position commune. Au terme de débats fort policés et fort longs, le Sénat a adopté l’article 1 dans sa rédaction modifiée en commission. Il a aussi rétabli la suppression des allocations familiales pour les élèves absentéistes.”

Joël Pommerat : « Monsieur Blanquer, votre réforme du lycée va dégrader la qualité des enseignements artistiques » Tribune Joël Pommerat, auteur et metteur en scène
Dans une tribune au « Monde », le dramaturge déplore le peu d’importance accordé, dans la réforme du lycée voulue par le ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse, aux disciplines « à haute valeur ajoutée » que sont les arts.”

Les "écoles du socle", cette expérimentation qui inspire le projet de loi Blanquer Par Marie Quenet
Le projet de loi Blanquer arrive au Sénat mardi. Les écoles du socle, qui ont inspiré l’amendement sur les "établissements des savoirs fondamentaux, devraient de nouveau être au cœur des discussions. Que cache cette appellation technique ? Le JDD a mené l’enquête.”

Le Sénat vote la suspension des allocations familiales pour les parents d’élèves absentéistes Par Violaine Morin
La mesure figure parmi les demandes de la droite depuis la suppression de la loi Ciotti en 2013. Avec l’avis défavorable du gouvernement et alors qu’un amendement similaire a été rejeté par l’Assemblée, l’amendement a peu de chance de figurer dans le texte final.”

Débat : L’« école du socle » serait-elle victime d’une malédiction ? Par Charles Hadji Professeur honoraire (Sciences de l’éducation), Université Grenoble Alpes
Pour le rapporteur de la loi Blanquer au Sénat, « l’école du socle est un beau sujet, qui mérite d’être discuté ». Beau sujet donc qu’une structure couvrant tous les niveaux de la scolarité obligatoire et les savoirs fondamentaux, mais sujet trop explosif ?
Comment comprendre que la perspective d’une telle école, naguère favorablement envisagée par la gauche, avant d’être apparemment abandonnée, soit l’objet de violentes critiques quand elle refait brutalement surface sous la forme de l’Établissement public des savoirs fondamentaux (EPSF), regroupant un collège et une ou plusieurs écoles primaires voisines ?

Docteur Jekyll (Macron pour le primaire) et mister Hyde (Blanquer pour le lycée) ? Par Claude Lelièvre sur son Blog : Histoire et politiques scolaires
Deux ans ont passé depuis l’élection de l’un et la nomination de l’autre. Macron s’est fait remarquer pour la concentration des moyens à l’école primaire, et Blanquer pour sa réforme controversée du lycée. Ils ont été tous deux forts discrets sur le collège.”

Comment parler du déterminisme social à ceux qui le subissent Chronique de Marie Duru-Bellat Sociologue
Le système scolaire est ainsi fait que tous les élèves y planchent sur les mêmes sujets, ce qui vaut à certains sociologues le plaisir ou l’irritation de se voir, par périodes, contactés par de jeunes lycéens pour les aider dans leur travail… Pour ma part c’est l’embarras qui domine, avec des interrogations très réelles à la clé : que dire à des jeunes qui vous demandent pourquoi il existe dans notre pays de telles inégalités sociales de réussite à l’école ; pourquoi, par exemple, les enfants de cadres sont-ils 85 % à obtenir le bac, contre seulement 53 % des enfants d’ouvriers ou d’employés ? Que dire, qui ne soit ni faux ni totalement démobilisateur ou culpabilisant ?


Parcoursup

Parcoursup : ouverture de la phase d’admission mercredi Communiqué de presse - 13/05/2019
La phase d’admission dans l’enseignement supérieur débutera le mercredi 15 mai 2019 à 19 h et se terminera le 19 juillet 2019 à minuit. Afin que tous les candidats puissent consulter simultanément leur dossier à 19 h le 15 mai 2019, la plateforme proposera dans un premier temps un mode "consultation", puis en début de soirée, les candidats pourront répondre aux propositions qui leurs ont été faites.”

Parcoursup 2019 : une saison 2 sous surveillance
A partir de 19 heures, les 898 000 inscrits sur la plate-forme d’entrée dans l’enseignement supérieur découvriront les réponses à leurs vœux d’orientation. La deuxième année de la procédure d’admission se veut plus apaisée, quoique toujours sous surveillance.”

Parcoursup : "Il y a quand même des quotas" pour répartir les étudiants franciliens, admet un président d’université
François Germinet, président de l’Université de Cergy-Pontoise, admet sur franceinfo que si plusieurs ajustements ont été réalisés sur la plate-forme Parcoursup, il subsiste toujours des quotas de répartition. Les premières réponses aux vœux d’orientation des lycéens seront dévoilées dans la soirée.”

Parcoursup : le nombre de candidats en reprise d’études explose
Sur les 898.000 candidats inscrits sur Parcoursup cette année, près de 110.000 jeunes de 18 à 25 ans reprennent leurs études. Le gouvernement réfléchit à un « accompagnement spécifique » pour leur trouver une place, alors que le boom démographique continue de se faire sentir dans les universités.”

Études de santé : à qui profite la réforme de la première année ? par Alessia Lefébure
Directrice adjointe, directrice des études, École des hautes études en santé publique (EHESP) – USPC
La réforme des études de médecine fait partie des mesures phares du projet de loi « Ma santé 2022 » qui devrait être adopté en juillet 2019. Son ambition est de favoriser une meilleure adéquation entre la formation des médecins et les besoins des populations. Parmi les différentes mesures, on trouve la suppression d’ici 2020 du numerus clausus et celle du concours organisé à la fin de la première année de médecine (mais aussi d’odontologie, pharmacie et sage-femme).
Voilà qui laisserait chaque université déterminer ses capacités d’accueil, « au regard des capacités de formation et des besoins des territoires ». Les étudiants se destinant à la médecine auront désormais plusieurs voies d’accès
.”


Orientation

PIA 3 : 8 nouveaux dispositifs pour l’orientation par Éléonore de Vaumas
La liste de 8 premiers projets retenus dans le cadre de l’appel à projets « Dispositifs territoriaux pour l’orientation vers les études supérieures » de l’action « Territoires d’innovation pédagogique » a été rendue publique le 13 mai 2019. Les lauréats se partagent une enveloppe de 37 millions d’euros.”

Du stage à la première embauche, professionnaliser son orientation
Comment choisir la bonne filière quand on sait qu’un jeune qui arrive sur le marché du travail devra changer plusieurs fois de métier et d’employeur, voire de statut professionnel ? La priorité est de professionnaliser l’orientation, afin que les entreprises trouvent rapidement les bonnes compétences et que les diplômés puissent devenir acteurs à part entière de leur carrière.”
Ce maillon manquant du système doit s’appuyer sur les nouvelles technologies numériques pour rendre accessible l’entreprise aux étudiants tout en les rendant perméables aux exigences du monde du travail. Sa généralisation peut être extrêmement rapide si tout le monde joue le jeu.”

Informatique : les entreprises doivent aider les formateurs « sans se restreindre aux technologies propriétaires » Tribune par David Chassan Directeur de la communication d’Outscale, filiale de Dassault Systèmes
Il faut élargir les partenariats écoles-entreprises au-delà des intérêts immédiats de ces dernières pour combattre la pénurie de compétences, plaide dans une tribune au « Monde » David Chassan, cadre dirigeant d’une filiale de Dassault Systèmes.
Le besoin croissant de maîtriser ce qui est devenu le nerf de la guerre pour les entreprises, à savoir leurs informations numériques et toute la data qui en découle, crée une pénurie sans précédent sur le marché de l’emploi dans la technologie. Surtout, de nouveaux domaines apparaissent continuellement (blockchain, cloud, machine learning, intelligence artificielle, etc.), qui nécessitent de mettre en face les compétences adéquates. Surtout, ces vagues technologiques successives rendent les compétences des collaborateurs et celles des futurs collaborateurs très rapidement obsolètes
.”

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 552 - Les dys dans la classe
Dossier coordonné par Nicole Bouin et Émilie Pradel
mars 2019
L’accueil des élèves présentant des troubles des apprentissages, dont les «  dys  », ne va pas sans difficultés au quotidien pour les enseignants. Notre dossier propose des éclairages de chercheurs sur ces troubles et donne la parole aux praticiens de terrain, aux parents, aux anciens élèves dys, aux médecins, aux associations…

N° 551 - Expliciter en classe
Dossier coordonné par Andreea Capitanescu Benetti et Sylvie Grau
février 2019
L’enseignement explicite, de quoi s’agit-il exactement ? Le projet de ce dossier est de faire le point sur ce que disent les chercheurs, les formateurs, mais surtout d’aller explorer ce qui se passe dans les classes. Qui explicite ? Quoi ? Quand et comment ?

Hors-série numérique n° 50 - Le bac, hier et aujourd’hui

septembre 2018
Dans le contexte de la réforme du baccalauréat et de la mise en place des nouvelles procédures d’accès aux études supérieures, ce hors-série revient sur de nombreuses tentatives de réformes plus ou moins fructueuses. Bac + 3, bac - 3, orientation, bac pro… quels leviers pour offrir une école plus démocratique ?