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Revue de presse du 1er février 2005

Je n’aime pas le mot de « grogne » souvent utilisé par les médias pour désigner les mécontentements. Je sais bien que les journalistes sont toujours en pénurie de synonymes mais cette « grogne » a un côté animal ruminant qui m’insupporte...
Les mécontentements, les revendications, les refus, les « coups de chaud » (Libération)... les mots sont nombreux pour désigner un mois de février qui s’annonce revendicatif sur le front de l’école. Aussi bien de la part des enseignants que des élèves. Plusieurs journaux s’en font l’écho. Finalement, ce projet de loi et ce budget, le Mammouth, ça le fait barrir...
Bonne Lecture...


Libération du 01/02/05

Coups de chaud dans les collèges et lycées
Ça a fini par se voir. Lancées il y a trois ans, les milliers de suppressions de postes d’enseignants ou d’aides éducateurs se diluaient jusque-là dans les dizaines de milliers d’écoles, collèges et lycées. C’est fini. A mesure que les établissements scolaires prennent connaissance des moyens dont ils disposeront _ ou pas _ à la rentrée prochaine, les étincelles se multiplient.
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Le Figaro du 01/02/05

Rien vu...


L’Humanité du 01/02/05

Un jeune lycéen visé par des inscriptions nazies
C’était samedi matin, à Perpignan, au lycée Jean-Lurçat. Adrien, seize ans, élève en seconde, reprend son scooter garé dans l’établissement comme des dizaines d’autres. Une croix gammée est dessinée sur le phare, gravée dans la peinture. Le scooter est recouvert d’autres signes nazis, eux aussi gravés. Adrien ne dit rien, il rentre chez lui bouleversé. Quelques jours auparavant, était paru dans le journal régional l’Indépendant un article sur la présentation des voeux à la fédération du Parti communiste. Il indiquait que le secrétaire fédéral du PCF, Richard Sanchez (le père d’Adrien) avait « évoqué le 60e anniversaire de la libération des camps de la mort, s’attardant sur le futur mémorial de Rivesaltes et la maternité d’Elne  ». Et le journal précisait : « Il a conclu sur le sujet : empêchons Le Pen de cracher.  » Depuis samedi, les voix s’élèvent dans la région pour condamner cet acte visant un tout jeune lycéen.
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Le Parisien du 01/02/05

Nuls en orthographe !
LES ÉLÈVES sont-ils vraiment si mauvais en orthographe ? A en croire une étude, révélée hier, oui, sans aucun doute. En septembre dernier, des enseignants, à l’initiative du collectif Sauver les lettres - créé en 2000 en réaction au ministre de l’Education de l’époque Claude Allègre et qui regroupe aujourd’hui quelque 500 adhérents, principalement des professeurs de français -, ont testé 2 300 lycéens de seconde scolarisés dans environ 80 établissements (à Paris, en banlieue, en province...). L’exercice : une simple dictée jugée « pas trop difficile » mais déjà proposée à l’épreuve du brevet des collèges en 1988.
Bilan : plus de la moitié (56 % exactement) des lycéens ont eu carrément 0, soit environ une quinzaine de fautes pour un texte de dix lignes ! Seuls 18 % ont obtenu la moyenne, dont 6 % d’excellentes notes (de 15 à 20/20).
« Nous n’avons pas de garanties statistiques mais nous considérons notre échantillon comme représentatif, souligne Gaëtan Cotard, membre du collectif et prof de lettres dans la capitale. Le constat est accablant, le niveau baisse réellement.  » En 2000, l’association avait réalisé exactement le même test (avec seulement 1 700 élèves sondés). A cette époque, 27,95 % de ces lycéens avaient obtenu un zéro pointé. Soit une hausse de près de 30 % en quatre ans. « Nous pressentions que ce serait encore plus catastrophique, analyse Gaëtan Cotard. Les méthodes de lecture globale ont fait des ravages. Mais, maintenant, comme la grammaire et la conjugaison sont de plus en plus délaissées, l’orthographe s’en ressent encore plus. »
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La Croix du 01/02/05

Messages à ceux qui n’y croient plus
Au bout du désespoir, il y a l’espoir, encore. Au bout de la nuit, le jour, toujours... C’est le sens des messages qu’un millier de Français ont adressés, au cours de l’année écoulée, à l’opération « un message pour la vie » lancée conjointement par la Macif et l’Union nationale pour la prévention du suicide (UNPS) en janvier 2004. Un millier de messages - comme autant de gestes vers ceux qui souffrent - qui sont publiés aujourd’hui, quelques jours seulement avant la Journée internationale de prévention du suicide organisée samedi.
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20 minutes du 01/02/05

Des prisons éducatives pour mineurs
Le ministre de la Justice, Dominique Perben, a dévoilé hier depuis Lavaur (Tarn) la maquette du premier des sept établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM), dont l’ouverture est attendue pour la fin 2006. Ces EPM doivent, à terme, remplacer les actuels « quartiers mineurs » dans les maisons d’arrêt pour adultes. Mais pour l’instant, la Chancellerie ne donne pas de date.
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Sciences : mais que font les filles ?
L’université Lyon-I se creuse la tête pour attirer les étudiantes en sciences. Hier, lors d’un colloque justement intitulé «  Où sont les filles ? », organisé par la Mission pour l’égalité entre les femmes et les hommes de l’université Claude-Bernard, un premier bilan statistique a été dressé afin de quantifier cette désaffection. Dans les filières de sciences « dures » comme les mathématiques ou la physique, les filles représentent à peine 25 % des effectifs. Une fois sur dix, les cours sont dispensés par une enseignante-chercheuse.
A travers ces chiffres, l’objectif du colloque était de sensibiliser les chefs d’établissements du secondaire et les conseillers d’orientation qui n’encouragent pas spontanément les filles à se diriger vers des filières de mécanique ou d’ingénierie.
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Ouest-France du 01/02/05

La bataille des prénoms bretons a 50 ans
Il a déclaré ses six premiers enfants au service des étrangers ; les six autres à La Haye et Strasbourg. Cinquante ans après, le militant finistérien Jean-Jacques Le Goarnig rappelle son combat pour la reconnaissance des prénoms bretons. Des prénoms désormais très répandus.
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Le Monde daté du 02/02/05

Les valeurs humaines sous l’œil des neurosciences
Lors d’un colloque international qui s’est tenu le 24 janvier à Paris, les chercheurs ont fait le point sur leurs progrès dans la compréhension des mécanismes cérébraux humains. Ils tentent de visualiser des raisonnements mathématiques ou des émotions comme la honte ou la compassion. [...]
Stanislas Dehaene (unité 562 de l’Inserm) s’intéresse, quant à lui, à l’imagerie du cerveau pendant la lecture, le calcul et le maniement d’objets mathématiques. Il cherche à faire le lien entre ces activités et la perception d’une forme de beauté intellectuelle née d’une synthèse mentale, non pas d’éléments artistiques, mais géométriques, numériques ou algébriques, qui s’intègrent dans un ensemble perçu comme harmonieux.
"Je m’intéresse tout particulièrement à la vérité dans les mathématiques, souligne-t-il. Nous commençons à voir et à comprendre pourquoi notre cerveau produit du vrai, pourquoi, comme se le demandait Einstein, les mathématiques collent au réel."On peut aussi, selon lui, penser que les facultés de déduction, comme l’esprit mathématique, se sont probablement développées à partir de la représentation dans le cerveau de nombreuses espèces animales, des notions d’espace, de temps et de nombre.
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Cinq syndicats d’enseignants se sont retirés du groupe de travail sur la réforme du bac
Le projet de réforme du baccalauréat est mal engagé. Le ministre de l’éducation nationale, François Fillon, en avait confié la préparation à un groupe de travail qui se réduit comme peau de chagrin. Après le départ de quatre syndicats de l’éducation nationale (le SNES, le SNEP, le Snuep et l’Unsen-CGT), c’est au tour du SGEN-CFDT de quitter la table des discussions. Pourtant favorable à une réforme du baccalauréat, le syndicat devait en informer, mardi 1er février, le président du groupe de travail.La réforme du bac est inscrite dans le rapport annexé de la future loi d’orientation sur l’éducation. Sa préparation a été confiée à un "groupe de travail comprenant des représentants des personnels, des parents d’élèves et des lycéens". Présidé par Pierre Brunel, professeur à l’université de Paris-IV, il doit rendre ses propositions au ministre d’ici au 15 avril. La réforme entrerait en vigueur à la session 2007.
François Fillon avait cadré les débats, le 17 janvier, à l’occasion de l’installation du groupe de travail : reprofilage de l’examen autour de six épreuves terminales (au lieu d’une dizaine) qui pourront être différentes selon les séries, évaluation sous d’autres formes des autres matières - contrôle continu ou en cours de formation - et nécessité de préserver la valeur nationale du diplôme sont les trois pistes dessinées par le ministre. "Nous avons pour objectif de revisiter l’organisation du bac, non d’y renoncer", avait-il affirmé.
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Les manifestations spontanées de lycéens se multiplient
Simple frémissement ? Signe avant-coureur d’une mobilisation plus large, comme celle d’octobre 1998, quand Claude Allègre, alors aux manettes de l’éducation nationale, voulait alléger les programmes et faire des économies ? Personne, aujourd’hui, n’en sait rien. Mais, incontestablement, ici ou là, les lycéens font entendre leur petite musique contre la loi Fillon - notamment la réforme du bac et la suppression des travaux pratiques encadrés (TPE) - et les restrictions budgétaires. Rien de massif encore. Mais les manifestations se multiplient, les mouvements de grèves locales aussi.
Le gouvernement, qui sait quel mal un mouvement lycéen peut faire, observe avec attention. "Il y a des remontées du terrain pour l’instant, qui ne sont pas alarmistes, confirme-t-on au ministère de l’éducation. Nous sommes très vigilants." Les manifestations unitaires public-privé, samedi 5 février, permettront sans doute de se faire une idée plus précise de l’ampleur du phénomène.
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Aux sources d’Œdipe
Pour les spécialistes, la découverte centrale de Freud garde toute sa pertinence et a contribué à modifier les relations entre parents et enfants.
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Alain Braconnier, psychiatre psychanalyste : "Une mère n’aime jamais trop son fils"
Chef de service de la consultation pour adolescents du Centre Philippe-Paumelle (Paris), vous venez de publier un livre, Mère et fils (éd. Odile Jacob, 328 p., 23,90 €), dans lequel vous évoquez une sorte d’"interdit sentimental" qui freinerait les mères à trop s’attacher à leur fils... une mauvaise interprétation du complexe d’Œdipe ?
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Les coins d’ombre de la triangulation
Aujourd’hui encore, la théorie œdipienne pose un certain nombre de questions auxquelles seul, peut-être, le Sphinx pourrait apporter réponse. Parmi elles :
Le complexe d’Œdipe est-il universel ?
Et la fille, dans tout ça ?
Quelles étaient les relations de Freud avec sa mère ?
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