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Revue de presse des hebdomadaires
semaine du 29 aout au 4 septembre 2005

C’est la rentrée aussi pour les hebdomadaires. On n’évite pas les sujets « tendance » sur le décryptage des nouvelles évolutions vestimentaires de nos chers bambins. Madame Figaro ne s’en prive pas avec malgré tout quelques informations intéressantes à glaner ici et là. En particulier sur les résultats d’un sondage mené auprès des 6-14 ans. Je retiens cette statistique sur la dictature de la beauté. « Moi, je veux être plus beau » disent 64% des 6-10 ans, tandis que 61% des 11-15 ans rêvent d’« avoir un corps différent ». Hormis l’apparence physique, on retrouve encore et toujours la phobie de l’échec scolaire. Pour 21% des 6-10 ans et 37% des 11-15 ans : crainte du redoublement, et surtout angoisse de l’exclusion sociale et de la pauvreté. A lire aussi dans Marianne
Toujours dans les sujets « tendance », on peut signaler l’article de l’Express sur MSN et le « chat » ou, toujours dans le même magazine, l’analyse assez pertinente sur « comment la mode drague les juniors ». Le titre est un peu nul mais le fond est assez bien.
Le texte le plus intéressant se trouve dans Le Point qui s’intéresse à l’étude de Pierre Merle sur « L’élève humilié » qui paraît ces jours ci. Avec une affirmation forte et juste : «  [...]les comportements disséqués par Pierre Merle s’apparentent finalement à de la pure perversité.  »
Bonne lecture


Le Nouvel Observateur du jeudi 1er septembre 2005 -

Rien vu...


Le Point du 1er septembre 2005

Ces profs « peau de vache » qui humilient
Avorton, cruche, dinde... les noms d’oiseau font partie du vocabulaire de certains profs, et, parfois, brimades et humiliations prennent le pas. Des dérives inadmissibles et peu sanctionnées. Même si les profs peuvent eux-mêmes être maltraités.[...]
Marginal ? Non, affirme Pierre Merle, un chercheur en sociologie dans un ouvrage qui paraît ces jours-ci : «  L’élève humilié  » (PUF). En juin 1992, une enquête avait déjà révélé l’ampleur du phénomène : la moitié des collégiens et des lycéens déclaraient s’être sentis « parfois » ou « souvent » humiliés. Or de telles pratiques ne sont pas seulement condamnables du point de vue moral, elles sont catastrophiques d’un point de vue pédagogique. Humilier un élève, c’est lui interdire de progresser ! [...]
L’impunité ! Tel est finalement le véritable problème. Car les comportements disséqués par Pierre Merle s’apparentent finalement à de la pure perversité. Le prof « peau de vache » n’agit pas au hasard : il choisit sa victime plus ou moins consciemment, et s’en prend à celui qui ne risque pas de se rebeller. « D’après les spécialistes, 10 à 15 % de pervers se baladent dans la société, constate Mme B., principale d’un collège parisien. Combien y en a-t-il dans l’Education nationale ? Je ne sais pas, mais on ne peut pas dire que nous ne faisons rien !  » Selon elle, les sanctions administratives existent et tombent parfois, mais la loi impose de le faire dans la discrétion. D’où ce sentiment que l’institution ferme les yeux.
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L’Express du 29 aout 2005

Les parents, ces héros...
Chaque année, avec la rentrée des classes, la torture reprend. Les livres de recettes pédagogiques pleuvent sur les librairies et les parents sont en proie aux questions déchirantes : fallait-il vraiment préférer le public au privé ? Aurions-nous dû refuser le redoublement ? Dois-je lui acheter un sac à dos de marque pour qu’il se sente bien dans sa peau ? Faut-il mettre le petit dernier à l’école ? Souvent, il n’y a pas de bonne réponse. Juste des compromis. Parent, c’est un métier à risque. D’ailleurs, les parents ne sont pas loin de passer pour des aventuriers de l’extrême.
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Tous accros à MSN
En quelques années, les nouvelles technologies ont envahi le quotidien des ados fous de messageries instantanées et autres MSN... De quoi tout bouleverser : amitiés, amours et relations avec les parents. Explications et florilège
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Petit cours de rattrapage ?
Clémence, Julie, Thomas, Mathieu (et toute leur bande) ont accepté de dispenser un petit cours de rattrapage à ceux qui ne maîtriseraient pas encore le « langage Texto », soit tout adulte ayant dépassé le cap de la vingtaine.
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Comment la mode drague les juniors
Internet, flyers... pour créer le bouche-à-oreille flatteur qui va faire craquer les ados, les marques rivalisent d’inventivité[...]
« Années collège, années parure », commente le sociologue Michel Fize, qui vient de publier - avec la psychosociologue Marie Cipriani-Crauste - Le Bonheur d’être adolescent (éd. Erès). « Le conformisme vestimentaire atteint son paroxysme au collège. Le jeune se précipite pour revêtir les attributs qui vont faire de lui un adolescent accompli : la parure opère comme un signe de reconnaissance. Une pression telle s’exerce pour avoir le bon look, les bonnes marques, que le jeune n’a pas le choix d’être différent, d’autant plus que, entre 11 et 15 ans, les capacités personnelles sont trop peu affirmées pour se dégager de l’emprise du groupe. C’est la tyrannie de la majorité », poursuit le sociologue. « Les marques viennent au secours du narcissisme défaillant et fragile de l’adolescent », confirment Catherine Joubert et Sarah Stern dans Déshabillez-moi, psychanalyse des comportements vestimentaires (le 14 septembre, chez Hachette Littératures).
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 3 septembre 2005

A chacun sa tribu
A travers leurs choix vestimentaires, les 6-14 ans expriment déjà leurs différences de styles et de comportements. Décryptage des tendances de la rentrée.
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Une génération en pleine mutation
« Etes-vous certain de bien les connaître ? » Le slogan du Forum Ipsos consacré aux enfants de la rentrée 2005 , assorti du sourire ricanant d’une pré-ado, pourrait presque introduire un nouvel épisode des Envahisseurs... L’objectif : montrer que la génération des 6-14 ans est en totale mutation... D’autant qu’avec la tendance aux KGOY ces nouveaux extraterrestres plongent plus vite dans le mystère de l’adolescence, ses rituels, ses codes et sa mode. Un phénomène de « précocisation » déjà repéré par les psys : obésité, condui tes à risque de plus en plus jeune. Ces enfants grandissent d’autant plus vite qu’ils sont maintenant « éduqués » par Internet : « C’est la première génération née avec le Net », précise Rémy Oudghiri, directeur du département « tendances » chez Ipsos : si 28% des 6-8 ans sont déjà internautes, le chiffre grimpe à 68% pour les 11-12 ans : l’âge où ils commencent à télécharger de la musique.
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« Soumis à un excès de réel »
Matérialistes, nos gamins ? Allons donc... A en croire l’étude ABC + pour Ferrero (Nutella) (1), ils seraient même devenus âpres au gain. Pour preuve : 23% des 6-10 ans et 31% des 11-15 ans rêvent de gagner de l’argent et d’avoir un « bon » métier, voire d’employer des domestiques !
Derrière ces clichés, une réalité : nos enfants, devenus hypermatérialistes, car de plus en plus associés au monde des adultes, sont soumis à un « excès de réel », selon la formule d’Armelle le Bigot, responsable de l’agence ABC+. Bref, ils nagent dans les stéréotypes de réussite sociale. Autre effet du réel : l’obsession de la beauté et du corps parfait, qui les turlupine dès le CP : « Moi, je veux être plus beau » disent 64% des 6-10 ans, « je veux de plus jolis cheveux » (35% d’entre eux), tandis que 61% des 11-15 ans rêvent d’« avoir un corps différent »Au chapitre des craintes, hormis les rondeurs, on retrouve encore et toujours la phobie de l’échec scolaire. Pour 21% des 6-10 ans et 37% des 11-15 ans : crainte du redoublement, et surtout angoisse de l’exclusion sociale et de la pauvreté..
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Politis du 1er septembre 2005

Rien vu...


Marianne du 1er septembre 2005

Une « bonne note » pour la jeunesse française
L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) a rendu public, mercredi 31 août, les fruits d’une vaste enquête européenne sur le comportement des enfants scolarisés en matière de santé. En France, les 11-15 ans déclarent être plutôt satisfaits de leur vie, même s’ils affirment souffrir assez régulièrement de petits maux comme l’irritabilité (71 % ) ou le mal de ventre (60 %).
Une nouvelle génération qui veut croire en l’avenir et qui réhabilite le goût de l’instruction puisque les deux tiers des adolescents déclarent aimer l’école. La jeunesse française se porte donc plutôt bien face à ses voisins européens mais, chez les filles, les complexes apparaissent de plus en plus tôt. Alors que les garçons ont une image d’eux-mêmes assez satisfaisante, 41 % des filles estiment qu’elles pèsent « plus que le poids idéal ». Encouragée par une presse féminine qui relaye de plus en plus le culte de la minceur, les adolescentes suivent un régime de plus en plus jeunes. Ainsi, plus d’un tiers des adolescentes de 11 ans sont persuadées qu’elles doivent perdre du poids et à 15 ans, elles sont plus de 40 %.[...]

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