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Revue de presse des hebdomadaires
(semaine du 31 janvier au 6 février 2005)

L’Express nous fait le coup de la « positive attitude » et le Point s’intéresse à la mémoire. On ne peut pas dire que les hebdos aient fait preuve de grande originalité dans le choix de leurs sujets.
Le Figaro du samedi nous offre encore une tribune anti-pédago dont ce journal a le secret. Dans celle-ci, on va encore plus loin qu’avec M.Redeker et d’une certaine manière les choses sont encore plus claires : non à la pédagogie centrée sur l’élève, non à la pédagogie différenciée et non à l’idée de socle commun !
Bonne lecture


Le Nouvel Observateur du jeudi 3 février 2005 -

Bac+5 + 3 ans de chômage
Jeune diplômée sans emploi depuis trois ans, Sophie Talneau raconte dans un livre drôle et vivant la jungle des entretiens de recrutement
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Le Point du 3 février 2005

Les champions de la mémoire
La mémoire reste une valeur sûre dans notre société, une des clés de la réussite de l’école à l’entreprise. Des personnalités racontent leurs secrets pour la développer. Le Point vous propose des jeux pour tester vos capacités
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L’Express du 31 janvier 2005

Et si on décidait... d’avoir le moral ?
Bien sûr, on n’est pas obligé de sombrer dans l’incantation béate des professionnels de l’optimisme - hommes politiques, voyantes et marchands de tapis - mais tout ne va pas si mal, finalement, sur la planète Terre
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Le Figaro-Madame/ Figaro Magazine samedi 5 février 2005

Critique de la raison pédagogiste
PAR MARIE-CHRISTINE BELLOSTA ET FRANCK DEBIÉ, maîtres de conférences à l’École normale supérieure, et respectivement directrice scientifique du programme éducation et directeur général de la Fondation pour l’innovation politique.

Le choix qu’on fait d’une pédagogie est un point essentiel de toute politique éducative. Le maintien de la pédagogie « centrée sur l’élève » (ou « constructiviste ») que prône Philippe Meirieu, et qui est aujourd’hui la doctrine officielle de l’État, risque de mettre en péril l’efficacité de la loi Fillon. Décrivons-la brièvement pour éviter que notre lecteur ne la confonde avec une amicale attention portée à l’élève.
Inspirée de la psychologie de Piaget, elle repose sur le postulat qu’il en est des apprentissages scolaires comme des apprentissages naturels ; de même que savoir marcher ne se « transmet » pas mais est « construit » par l’enfant par essai et erreur, de même, les connaissances ne se transmettraient pas, et l’élève ne saurait « vraiment » que ce qu’il a « découvert » et « construit » lui-même.[...]En toute matière, il est donc interdit au professeur d’école de partir de l’énoncé explicite d’un savoir pour descendre à ses exemples ou à sa mise en oeuvre ; il est interdit à l’enfant de partir du simple pour aller au complexe, il faut qu’il parte du complexe pour « construire » le simple.[...]
A bien des égards, le projet de loi Fillon paraît inspiré par la volonté de remédier aux résultats négatifs ou aux effets pervers des politiques menées depuis trente ans. Rappelons quels ils sont.
1) En 1975, la France a cru favoriser l’égalité des chances en donnant à tous le même enseignement : ce fut le « collège unique ». Trente ans plus tard, il est clair qu’on n’en a pas retiré le profit escompté : chaque année, 60 000 jeunes sortent « sans rien » du système éducatif, les Journées d’appel de l’armée signalent 6% d’illettrés, et l’ascenseur social ne fonctionne plus.
A quoi s’ajoute un effet pervers : l’hétérogénéité des classes. Elle est devenue telle qu’un enseignant ne peut plus faire progresser tous ses élèves : ce qu’il convient d’enseigner à Pierre n’est pas ce qu’il faudrait, pour bien faire, enseigner à Paul (c’est là une des raisons du « malaise enseignant »). Et d’ailleurs, que faire pour un collégien qui a tant de difficulté à comprendre ou à écrire un texte qu’il n’est pas concerné par ce qui se dit en classe et qu’il glissera fatalement à l’agressivité ? Pour faire croire qu’on pouvait instruire ensemble ces élèves trop hétéroclites, l’appareil pédagogique d’État a inventé une doctrine, « la pédagogie différenciée », qui suppose que le professeur se démultiplie, chacun devant penser avec quatre ou cinq têtes et parler avec autant de bouches en même temps.
2) En 1989, la France a décidé la massification des lycées, avec l’objectif d’amener 80% d’une classe d’âge au baccalauréat. Là aussi, le bilan est médiocre : on en est à 69% (encore est-ce grâce à la création des « bacs pros »), la France ne fait pas mieux que la moyenne des pays de l’OCDE pour les performances scolaires, et ses bacheliers ne s’orientent pas assez vers les deug scientifiques pour assurer au pays une place convenable dans l’économie mondiale de la connaissance.
A quoi s’ajoutent, ici aussi, des effets pervers. Trois facteurs se sont conjugués : a) l’impératif statistique des 80% ; b) le choix pédagogique du constructivisme ; c) la volonté idéologique de remplacer la culture (réputée « bourgeoise ») par la culture « commune », l’école devant être le prototype d’une utopique société des égaux. La conjonction de ces trois facteurs a abouti à l’élaboration de programmes allégés de leur valeur culturelle. [...]
Mais ce projet de loi ne s’engage pas sur une réforme des contenus et, surtout, il fait silence sur la question pédagogique. Il ne dit rien de la pédagogie « centrée sur l’élève » qui s’est installée progressivement, dans les années 90, dans tous les cycles de l’enseignement. Sa tacite reconduction ferait pourtant peser la plus lourde hypothèque sur les profits qu’on peut attendre de la loi. Car comment pourrait-on recréer une Éducation nationale efficace en conservant une pédagogie dont l’expérience a déjà montré qu’elle ne l’est pas ?
Il est temps de sortir d’une logique de l’irresponsabilité où, à en croire Philippe Meirieu, « l’éducation ne peut être soumise à l’obligation de résultat » (Le Monde du 25 novembre 2004). Cette logique étonne dans la bouche d’un directeur d’IUFM, et elle n’est plus acceptable, ni pour les parents d’élèves, qu’elle convainc de se tourner vers l’enseignement privé, ni pour les professeurs, attachés à voir reconnue l’efficacité de leur travail.
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Politis du 3 février 2005

Rien vu...


Marianne du 31 janvier 2005

Discrimination vestimentaire aux Pays-Bas
Terminé le temps de la sélection au faciès, voici venu celui de la sélection... vestimentaire. Aux Pays-Bas, il n’est en effet plus possible de s’habiller comme on le souhaite pour se rendre en cours. La marque Lonsdale vient ainsi d’être interdite dans plusieurs écoles. La raison ? Elle est principalement portée par des jeunes d’extrême droite, à tel point que l’expression “un jeune Lonsdale” désigne désormais un adolescent sympathisant de l’extrême droite ! Même les bars et les boîtes de nuit ont décidé d’appliquer des critères de sélection vestimentaire, interdisant Lonsdale et les vêtements signés Karl Kani, sous prétexte que cette marque serait particulièrement populaire auprès des jeunes noirs... S’il s’agit sans conteste de mettre un terme aux troubles de nature raciste, il est délicat d’interdire - comme le souhaitent certains établissements -« tout sportswear voyant  », comme si derrière chaque bombers se cachait un fasciste en puissance ! Dans le même temps, la commission néerlandaise pour l’égalité a estimé qu’il ne fallait pas interdire tous les couvre chefs, afin de ne pas discriminer les femmes musulmanes portant le voile.
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