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Premières Assises de la pédagogie : Résister et proposer

Atelier : "Les zones d’éducation prioritaire"

À Paris le 3 février 2007 - Animé par Claude Volkringer et François-Régis Guillaume (OZP)


L’atelier a rassemblé 26 personnes. Elles se sont d’abord réparties, pendant une heure, en 4 petits groupes discuter, à partir d’un cas d’école, de propositions alternatives à la seule diminution du nombre d’élèves par classe, pour l’utilisation des moyens importants que les différents candidats promettent d’affecter en ZEP.
Le cas d’école avait été proposé structurer la discussion et amorcer un chiffrage. Il n’a pas été possible de passer à la discussion sur des solutions alternatives et encore moins d’amorcer un chiffrage. Deux explications possibles : l’ensemble des participants ne croyaient pas à l’efficacité de la seule diminution de la taille des classes et le cas d’école a été compris comme un argument de plus pour l’écarter ; ou bien il est peut être difficile de faire sortir la discussion pédagogique de ce qui se passe dans la classe devant les élèves pour esquisser ce qui serait nécessaire au niveau d’un établissement ou d’une zone pour favoriser ces changements dans la classe.

2 types de propositions ont émergé : (en caractères gras, ce qui a pu être discuté au cours de la mise en commun.

1)-Pour de nouvelles conditions d’exercice du métier d’enseignant.

Il s’agit de sortir de l’isolement, d’échanger sur les pratiques, de les analyser, de les mutualiser, de croiser les regards sur les élèves et les enseignants.

Des personnels pour un accompagnement dense des enseignants, affectés dans l’établissement, la zone, le réseau ou le bassin d’éducation. Et un travail en réseau avec les formateurs d’IUFM, les IEN, les chercheurs.
Prévoir dans le temps de service des enseignants un temps de formation et un temps pour le travail collectif.
Affecter les ressources nécessaires à la continuité éducative entre l’école et la famille et pour que tous les élèves de collège puissent avoir un rapport fort avec un adulte.

La co-intervention est demandée autant comme un moyen de changer les pratiques enseignantes que pour son efficacité pour les élèves.

2)-D’autres propositions se situaient au niveau de l’organisation locale.

Gestion au niveau d’un bassin d’éducation.
Dans le bassin ou dans l’établissement, souplesse des horaires

Pas d’attribution automatique de moyens supplémentaires, mais attribution en fonction de projets fondés sur un diagnostic partagé large.