Accueil > L’actualité vue par le CRAP > Les revues de presse > revue de presse du mercredi 21 mai 2014


JPEG - 26.3 ko

revue de presse du mercredi 21 mai 2014

PISA et autres — Numérique — Enseignement supérieur — Ailleurs —


Pas de grandes polémiques aujourd’hui, mais une récolte tout de même intéressante. La question de l’utilisation des évaluations internationales s’agite toujours et celle de l’apprentissage du code est arrivée au Secrétariat du numérique. Aujourd’hui j’ai récolté des infos plutôt positives pour l’enseignement supérieur, et je me suis permis d’aller voir ailleurs.


PISA et autres

Poursuite du débat sur les évaluations internationales et leurs rôles. L’OCDE tente-t-elle de standardiser l’école au niveau mondial ? C’est la question à Emmanuel Davidenkoff : “Et vous, qui citez régulièrement Pisa sur France Info, trouvez-vous ces accusations fondées ?
En partie oui, mais Pisa est en fait un mastodonte statistique qui permet aussi à travers ses questionnaires complémentaires de rendre compte d’aspects que mentionne cette pétition – par exemple autour du rôle des parents, de la façon dont la motivation se construit, de la formation des enseignants ou encore autour du lien entre bonheur d’étudier et résultats scolaires. Ce qui me semble le plus discutable c’est l’emprise de Pisa sur les opinions et les gouvernements autant si ce n’est plus que la façon dont Pisa est conçu.
” Et en écho, Jacques Ki Boureima, secrétaire général de la conférence des ministres de l’éducation des États et Gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN) déclare que L’évaluation est un outil incontournable pour l’amélioration de la qualité de l’éducation (responsable).

De leur côté, Eric Charbonnier et Nhung Truong dans L’éducation déchiffrée, proposent un long article : Adapter le contenu des programmes et la pédagogie aux « nouveaux » rythmes scolaires. Ils y annoncent la publication d’ “un numéro des Indicateurs de l’éducation à la loupe qui s’intéresse à un aspect moins médiatisé des rythmes scolaires : le temps d’instruction”, et en font un commentaire très détaillé. (http://www.oecd.org/edu/skills-beyond-school/educationindicatorsinfocus.htm).” Leur conclusion : “Aujourd’hui, en France, le débat se focalise trop sur la seule question des rythmes scolaires, sans suffisamment la relier à celle des contenus des programmes et des méthodes pédagogiques qui pourraient être associées à ces nouveaux rythmes. Les programmes évolueront-ils ? Les heures mieux réparties dans la semaine scolaire, avec l’école le mercredi ou le samedi matin, seront-elles mises à profit pour individualiser un peu plus l’enseignement qu’il ne l’est aujourd’hui ? Si oui, dans quelles matières ? L’absence de réponses à ces questions fait indéniablement perdre une partie de son sens à la réforme. C’est bien connu, les réformes quantitatives ne sont efficaces que lorsqu’elles sont accompagnées de mesures qualitatives. Or la réforme sur les rythmes scolaires n’échappe pas à ce constat : elle ne pourra remporter l’adhésion du plus grand nombre que lorsque les autres mesures seront clarifiées.


Numérique

L’apprentissage du code est une des information du jour. Elle figure dans l’Expresso du jour du Café pédagogique : L’enseignement du code au primaire envisagé par A Lemaire. "Secrétaire d’Etat au numérique, Axelle Lemaire se déclare favorable à l’enseignement du code dès le primaire dans Le journal du net. " L’idée serait de s’appuyer sur un dispositif périscolaire pour essayer d’aller vite. C’est un dispositif en effet plus léger, et donc potentiellement plus rapide à mettre en place, que de s’attaquer au programme. Je pense notamment que nous pourrions impliquer les associations, voire même des entreprises qui seraient prêtes à soutenir et financer ces enseignements"."

Pcworld.fr poursuit : La secrétaire d’Etat au numérique estime nécessaire de développer l’apprentissage du code. Selon Axelle Lemaire, “le code serait même une brique essentielle de la créativité, au même titre que le collage ou le découpage, et il s’agirait là d’un outil précieux à mettre au service de projets scientifiques, artistiques ou pédagogiques. Et la politicienne d’appeler à créer des ateliers, à la manière de ce qui se fait déjà parfois au niveau local, mais sur une échelle nationale. Manifestement motivée, la secrétaire d’Etat devra toutefois aller au-delà des mots, et prouver sa volonté de faire bouger les choses dans le système éducatif, si elle veut convaincre de l’authenticité de ses convictions.20minutes.fr soutient la ministre en ayant commandé un sondage d’où il ressort que L’enseignement du codage informatique à l’école plébiscité par les Français. Et O1.net poursuit cette information : Enseigner le code à l’école ? Les Français sont d’accord !Selon un sondage Syntec Numérique – BVA, trois Français sur quatre se disent favorables à l’apprentissage la programmation dans les établissements scolaires. En privilégiant cet enseignement à partir du collège.

JPEG - 75.1 ko
Le dessin de Fabien Crégut

Mais il y a un autre aspect au numérique, en partie économique : La classe de demain, connectée, en "territoires apprenants". “Le département Éducation & Référence du groupe Editis présentera du 12 au 15 juin prochains, à l’occasion de Futur en Seine, sa vision de la Classe connectée. Rappelant leur engagement précoce dans le développement d’une offre numérique, tout à la fois pour les élèves et les enseignants, les éditeurs Bordas, Nathan et Retz interviennent dans différents domaines éditoriaux.” L’article se termine par cette remarque : “Les nouvelles technologies posent aussi la question de l’enseignement et de l’apprentissage hors les murs. Aujourd’hui, à l’heure du e-Learning ou de ses formes émergentes, ne faut-il pas parler de « territoires apprenants » ?


Enseignement supérieur

Gabriel Vedrenne a fait sur Europe 1 une petite piqûre de rappel : Admissions post-bac : comment ça marche ?
Sur Varmatin, on se félicite Enseignement : pourquoi les facs retrouvent la cote. “Ce regain d’intérêt pour la fac ravit Emmanuelle Nigrelli. La vice-présidente de l’université de Toulon, chargée de la formation et de la vie universitaire, voit dans cette attractivité retrouvée le résultat d’un travail effectué par la communauté éducative pour accompagner les étudiants vers une insertion professionnelle. Car un des soucis majeurs des jeunes qui entament des études, c’est bien entendu le débouché vers le marché du travail, au bout de plusieurs années sur les bancs de la fac.
Et E-orientation nous apprend que Les IAE adoptent une nouvelle stratégie pour relever de grands défis. “Une nouvelle identité visuelle, plusieurs projets communs, une ambition nationale et internationale… La communauté IAE France, ex-réseau IAE, vient de dévoiler de nombreux projets, en vue de "devenir la référence publique de l’enseignement et de la recherche en sciences de gestion".


Ailleurs

Au Maroc il existe deux systèmes d’enseignement, un national et un enseignement français. Du coup l’orientation est une des préoccupations majeures des élèves et de leurs parents, et dans un article de L’Economiste, titré : La dure loi de l’orientation, Stéphanie JACOB indique que le choix est “paralysé par des systèmes de notation français et marocain trop différents.
. Toujours au Maroc, on s’aperçoit que la préoccupation des pays riches pour la lutte contre de décrochage scolaire touche aussi d’autres pays, moins aisés. Sauf que le phénomène y porte un autre nom, et qu’il s’agit de « Faire face à la déperdition scolaire ».

Pendant ce temps, les Suisses sont sous le choc, le choc des images (et pas que…). ils viennent d’apprendre que Du porno implicant des élèves ont circulé dans un cycle d’orientation (c’est bien "implicant" qui est écrit dans le titre) et que Des élèves du cycle échangeaient des images porno.


Et pour terminer

On lira le très beau texte de Karima Mondon : De Boko Haram en général à l’éducation des filles, en particulier

Demain, la revue se fera à deux mains, Géraldine Duboz et Laurent Fillon.

Bernard Desclaux


JPEG - 20.3 ko

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N°498 - Apprendre avec le numérique

N°496 - Décrocheurs, décrochés

Coordonné par Sandrine Benasé-Rebeyrol et Julien Servois
mars 2012
Qu’est-ce qui se joue et se noue pour l’enfant, qui peut aboutir à un refus de l’école et de ses apprentissages ?
Comment repérer les premiers signes de la désaffection scolaire ?
Que peut la pédagogie pour l’éviter ?
Quelles actions, quelles initiatives, quels bricolages à l’échelle des établissements et des équipes pour anticiper et gérer les processus de décrochage ?
Illustration de couverture : Anne Le Dantec
Illustrations intérieures : Jean-Luc Boiré