Accueil > L’actualité vue par le CRAP > Les revues de presse > Revue de presse du mercredi 14 mai 2014


JPEG - 26.3 ko

Revue de presse du mercredi 14 mai 2014

Parents d’élèves — Socleur — Chef d’établissement — Rankeur et évaluateur — Mais heureusement —


Aujourd’hui c’est par le prisme des métiers impossibles, d’après certains, que nous aborderons l’actualité.


Parents d’élèves

La Croix publie un article important ce matin : Les parents d’élèves réinventent leur rôle. "Dans une société en mutation, les parents d’élèves de l’enseignement privé ont décidé de s’interroger sur la façon dont ils peuvent aider leurs enfants à réussir leur vie". "... l’avenir d’un enfant et la réussite de son éducation ne se réduisent pas à ses notes. « Il est important qu’ils deviennent des adultes épanouis, bien dans leur peau et dans leur vie. Et ne jamais oublier que derrière un élève, il y a un enfant », résume-t-elle. La réussite de l’enfant passe aussi par un lien plus fort entre l’école et les familles. « Un enseignant a besoin de savoir – sans être intrusif – comment un jeune se comporte dans sa famille. Inversement, un parent doit savoir ce qui se passe à l’intérieur de l’école, et ne pas se contenter de l’attendre à la sortie. » ". Parents d’élèves ou parents d’enfants ?

JPEG - 94.6 ko
Le dessin de Fabien Crégut

Socleur

C’est sans doute un des nouveaux métiers impossibles ! Depuis l’annonce faite dans le Monde, Socle de compétences : les cinq domaines que les élèves devront maîtriser, les critiques et de nouvelles propositions présagent un débat toujours chaud autour de la définition du socle. Aujourd’hui, ce sont les propositions du syndicat SE-Unsa. Hier, c’était Michèle Drechsler qui argumentait dans long article : Analepse et prolepse pour une science du numérique à l’École.


Chef d’établissement

Le Café pédagogique ouvre son Expresso avec deux articles sur les chefs d’établissement à l’occasion de la publication par le SNPDEN, syndicat majoritaire, d’un Livre blanc. François Jarraud rappelle également le Dossier de janvier 2013 publié par la DEPP, REGARDS CROISÉS de chefs d’établissements et conseillers principaux d’orientation dans le second degré public en 2010 (Interrogation réalisée en juin-juillet 2010 auprès de 500 chefs d’établissement et 500 conseillers principaux d’éducation dans les collèges et lycées publics). Dans Les personnels de direction dénoncent le "harcèlement" administratif on apprend qu’ils sont “Abrutis de travail et d’injonctions. C’est l’image que donnent d’eux-mêmes les personnels de direction consultés par le Snpden, de loin le principal syndicat de ce corps, pour la publication d’un Livre blanc. Avec des journées interminables et sous la pression constante d’une hiérarchie omniprésente, ils ont bien du mal à vivre ce qui constitue leur raison d’être : le pilotage, l’autonomie de l’établissement." Et dans le deuxième article, Directions : Les cadres n’y croient plus ? François Jarraud termine par : "Finalement les deux enquêtes montrent aussi un certain isolement du personnel de direction. Soumis à la fois aux pressions de l’autonomie et du contrôle, ils se retrouvent coincés entre niveaux de pouvoir comme entre des tâches en inflation constante. C’est bien le pilotage qui est à réinventer. On ne peut plus faire reposer la réussite de l’Ecole sur les seules épaules des chefs d’établissement", écrivait Ghislaine Matringe dans un numéro de la revue internationale d’éducation de Sèvres.". Un conseil, lisez également le commentaire de Lionel Jeanjeau à la fin de cet article.


Rankeur et évaluateur

La nouvelle gestion des politiques publiques a mis en avant les enquêtes d’évaluation des systèmes scolaires et les classements. Rankeurs et évaluateurs sont remis en causes de plus en plus. Ainsi le lancement d’U-Multirank, le tout nouveau classement européen des universités est déjà l’objet de critiques. “Ce classement avait été proposé en 2008 par la France. Contrairement à la plupart des palmarès internationaux existants, il permet des classements multidimensionnels, fondés sur un éventail de critères bien plus large que les traditionnellement classements comme le plus connu, celui de Shanghai.” Mais “« U-Multirank » risque de ne recevoir qu’une audience médiatique limitée en raison de son aspect « cartographique », utile mais un peu frileux, difficilement lisible pour le grand public. La folie des classements ne risque de toute façon pas de s’éteindre. Chaque pays veut désormais son « université de rang mondial », ce qui ressemble d’autant plus au miroir aux alouettes qu’à peine 1 à 3 % des 17.000 universités mondiales sont analysées par les 13 principaux classements, soulignait en 2011 un rapport de l’Association européenne des universités.”

Après le Pisa : trop de classements tuent l’école ? par Adrien Sénécat, et l’article de Luc Cédelle, Doutes sur PISA dans la presse internationale, on apprend que des parents américains disent "no" au classement Pisa. “Un collectif international d’universitaires, enseignants et parents, part en guerre contre le célèbre test de l’OCDE et la marchandisation de l’école.”. “Les signataires de cette lettre reprochent au programme Pisa d’accroître le stress et la souffrance à l’école et d’appauvrir le travail des enseignants réduits à administrer des batteries de tests de plus en plus longs, de détourner les gouvernements de missions moins quantifiables mais tout aussi essentielles de l’école, comme former de futurs citoyens éclairés, développer le sens moral, civique, artistique, etc. Et de pointer : "Préparer des jeunes gens à un emploi rémunéré n’est pas le seul ni le principal objectif des politiques publiques d’éducation." Pisa au pilori ? Une idée qui pourrait faire mouche en France…


Mais heureusement ...

Il y a encore des métiers qui font rêver.
La Nouvelle république nous apprend deux bonnes nouvelles : que Les conseillers d’orientation-psychologues aident les jeunes à trouver leur voie professionnelle, et qu’il y a des gens qui militent pour le rapprochement école-entreprises.
Le Parisien signale un nouveau métier : Éducation nationale : les médiateurs de plus en plus sollicités, et le Monde voit un bel avenir pour les artistes : Une nouvelle génération d’étudiants en arts

Demain votre revue vous sera concoctée par Ostiane Mathon. Bonne soirée.
Bernard Desclaux

JPEG - 20.3 ko

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Ce qui fait changer un établissement
Revue n°509 - decembre 2013

Le ministre réforme, les enseignants travaillent. Entre les deux, que se passe-t-il à l’échelle d’un établissement ? Quelle organisation, quelle répartition des rôles, quels leviers pour répondre aux prescriptions institutionnelles, pour favoriser les apprentissages des élèves, dans toutes leurs dimensions ?

Offre spéciale : "Changer, l’affaire de tous"
Revue n° 509 - Ce qui fait changer un établissement (Support papier)
Revue n° 452 - L’esprit d’équipe (Support papier)