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revue de presse du jeudi 18 novembre 2004

« La droite a agi avec l’éducation comme avec l’insécurité. Martelant que le système partait à la dérive, que l’illettrisme gagnait du terrain, que la violence explosait, elle a convaincu une partie importante de l’opinion que ce qui est tragiquement vrai pour une minorité (d’établissements et d’élèves) vaut pour l’ensemble. Les bénéfices politiques de cette construction sont évidents : elles font croire à l’urgence de réponses pour répondre à l’urgence ainsi créée. »On trouve cette analyse dans Libération qui consacre un gros dossier à l’intervention du Ministre de l’Éducation Nationale ce soir dans l’émission « 100 minutes pour convaincre ».
Le Monde fait de même. A noter aussi le bon dossier comparatif avec les autres pays européens dans le Parisien/Aujourd’hui.
D’une manière générale, on trouvera beaucoup d’articles sur ce sujet dans la presse aujourd’hui qui se livrent au petit jeu d’annoncer à l’avance les déclarations que F.Fillon devrait faire. Parmi elles : le retour du redoublement à tous les niveaux, l’obligation pour les enseignants d’accepter 2heures sup’ et l’instauration d’un examen d’entrée en sixième... Quand dans une précédente chronique, je pariais sur le rétablissement du certificat d’études comme prochaine mesure, je ne me savais pas devin !
Bonne Lecture...


Libération du 18/11/04

Fillon recrute pour faire sa loi à l’école
Csoir, dans l’émission 100 Minutes pour convaincre sur France 2, François Fillon dévoilera les grandes lignes d’une future loi d’orientation et de programmation sur l’éducation qui prétend « moderniser » ou « adapter » la loi Jospin de 1989 selon trois principes : rendre l’école plus juste, plus efficace et plus ouverte.
Il y aura pourtant du nouveau. D’abord, côté moyens. Selon nos informations, un plan pluriannuel devrait garantir 150 000 recrutements d’enseignants sur cinq ans (13 000 par an dans le primaire, 17 000 dans le secondaire) ; il intégrera aussi assistantes sociales et infirmières scolaires. Ensuite, pour les élèves en difficulté ou issus de milieux défavorisés. 75 000 bourses de mérite de 1 000 euros par mois seront destinées aux élèves qui auront obtenu une mention au brevet, et le nombre de « classes relais » (dispositif par lequel on tente de « raccrocher » les collégiens en voie de déscolarisation) pourrait passer à 1 500 d’ici à 2010, soit cinq fois plus qu’aujourd’hui.
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Insécurité, scolarité, la même méthode
En martelant que le système est à la dérive, la droite crée à la fois l’urgence et les réponses.
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Editorial : Saignées
[...] Certes, l’on ne connaîtra la teneur précise du projet Fillon que ce soir sur France 2, mais l’on en sait déjà assez pour y déceler une inspiration où l’argument d’autorité l’emporte sur le souci pédagogique, où la sélection individuelle se durcit au détriment de la démocratisation. Des redoublements relégitimés aux punitions collectives restaurées, ce sont autant de signaux adressés à une opinion réputée être « en demande » d’ordre, même si bien sûr il ne s’agit là que de bribes de projet qui n’aboutiront pas forcément. En revanche, la suppression prévue des TPE ( travaux personnels encadrés) traduit bien la volonté de flatter dans le sens du poil un conservatisme scolaire supposé rétif au travail collectif. C’est néanmoins l’inconvénient des gros sabots que d’être les plus facilement repérés. Outre que cette suppression s’appuie sur un mensonge éhonté quant au prétendu détournement de ces heures à des fins de « bachotage », elle trahit une préoccupation moins scolaire (les enseignants sont de plus en plus acquis à cette pratique) que budgétaire : ça ferait « gagner » plusieurs centaines de postes.
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Quinze ans après, ce qu’il reste de la loi Jospin
Le bilan des réformes de 1989 est globalement positif, même si beaucoup de projets n’ont pas abouti.
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L’éducation au coeur du projet socialiste
L’éducation ? Elle sera « au coeur » du projet que les socialistes ont commencé à mettre en branle en vue de 2007. C’est la « priorité » numéro un. Le sujet central. Une preuve ? L’intitulé choisit par le groupe de travail qui planche sur la question : « La société éducative. » Tout un programme.
Alors que le gouvernement Raffarin dépoussière le totem de la loi d’orientation de Lionel Jospin de 1989, il n’est pas un dirigeant socialiste qui ne considère pas que l’heure est aussi venue pour le PS, toujours traumatisé par l’échec de Claude Allègre rue de Grenelle, de faire son aggiornamento en matière d’éducation.
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Le Figaro du 18/11/04

Fillon veut convaincre de sa volonté de réformer
Invité ce soir de « Cent Minutes pour convaincre », sur France 2, François Fillon dévoilera les grandes lignes de sa loi d’orientation pour l’école, qu’il souhaite « plus efficace, plus ouverte et plus juste ». Il débattra notamment avec le patron du puissant syndicat d’enseignants FSU, Gérard Aschieri, et sera opposé à Claude Allègre, l’un de ses prédécesseurs au ministère de l’Education nationale.
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Ce qu’attendent les députés UMP de la loi sur l’école
Respect du maître, vrai statut des directeurs, qualification pour tous les élèves à la sortie, amélioration des apprentissages fondamentaux, ouverture à l’entreprise...
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Maths et physique en secondaire
Pour progresser dans les matières scientifiques au collège et au lycée, bien apprendre ses leçons n’est pas suffisant. « L’élève doit être capable d’exploiter ses connaissances de manière à résoudre les exercices qui lui sont proposés. Il lui faut donc des techniques et des méthodes de travail efficaces », précise David Sacramento, directeur de « Cap sur les maths », centre de soutien scolaire en mathématiques, physique et chimie, à Paris. Ses conseils
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L’Humanité du 18/11/04

L’école de demain en prime time
François Fillon parlera des principaux aspects de la future loi d’orientation sur l’école, ce soir, dans l’émission 100 minutes pour convaincre, sur France 2. L’an dernier, déjà, Luc Ferry, son prédécesseur, avait donné le ton en lançant le grand débat sur l’école en direct à la télévision depuis la Sorbonne. Rebelote, donc. L’annonce officielle se fera via le tube, en présence de Claude Allègre, ancien ministre de l’Éducation, et de Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU.
Les grandes lignes du projet ont déjà filtré, quoiqu’elles se conjuguent encore au conditionnel.
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Le Parisien du 18/11/04

Comment nos voisins font mieux à l’école
La loi d’orientation pour l’école, que François Fillon doit préciser ce soir, se fixe un objectif fort : que tous les élèves maîtrisent à 16 ans un socle de savoirs essentiels. Quelques exemples chez nos voisins européens.
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Le système anglais des primes au mérite
REMOTIVER ET RETENIR les enseignants des écoles d’Etat, attirés par les écoles privées beaucoup plus fortunées, c’était l’idée qu’il y avait derrière ces « primes au mérite », les PRP (Performance Related Pay, salaire lié à la performance) lancées en Angleterre et au pays de Galles il y a quatre ans.
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Les Allemands vont travailler l’après-midi
L’ALLEMAGNE est toujours traumatisée par les piètres performances de ses élèves obtenues lors de la fameuse « étude Pisa ». Cette vaste radioscopie internationale a mis en lumière les défaillances d’un modèle éducatif que l’Allemagne n’avait jamais remis en cause. Elle a révélé le niveau médiocre de ses élèves.
Les écoliers allemands sont placés parmi les derniers en Europe (21 e rang sur 36 pays !). Pis : ils sont parmi les plus faibles en mathématiques, la discipline reine au pays des ingénieurs. Depuis ce choc, parents, enseignants et responsables politiques réfléchissent à l’amélioration de l’enseignement préparatoire dès le plus jeune âge.
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En Espagne, une langue étrangère dès 6 ans
EN ESPAGNE, l’apprentissage des langues étrangères est une évidence dans un pays où les langues régionales, le basque, le catalan ou le gallego sont reconnues et enseignées comme langue principale au même titre que le castillan (l’espagnol). L’anglais ou le français, premières langues étrangères, sont obligatoires dès l’âge de 8 ans. Une seconde langue étrangère est facultative à partir de 12 ans.
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Les Finlandais meilleurs élèves du monde
C’EST UN TOUT PETIT Etat de cinq millions d’habitants au nord de l’Europe et pourtant, c’est là que les élèves sont les meilleurs du monde. Selon une enquête internationale, baptisée Pisa, les petits Finlandais sont les premiers en lecture, loin devant la Grande-Bretagne, le Japon, la France, les Etats-Unis et l’Allemagne. En mathématiques et en sciences, les performances sont excellentes aussi.
Autre record mondial : 60 % de la population est diplômée. Et tout cela pour un coût moyen : environ 4 700 € par an et par élève, une somme à peu près équivalente des principaux pays européens.
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La Croix du 18/11/04

Rien vu...


20 minutes du 18/11/04

Avenir de l’école, Fillon rend sa copie
Elève Fillon, au tableau. Le ministre de d’Education nationale présente, ce soir sur France 2, sa grande réforme. Le fruit des travaux de la commission Thélot, mais aussi de milliers de réunions où profs, parents et experts ont donné leur avis. Certains ont réclamé plus de sévérité avec les élèves, d’autres davantage de profs. A François Fillon de trancher. De pré-rapports en petites phrases, le ministre a déjà dévoilé des pistes.

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Le Monde daté du 19/11/04

Bac, collège, redoublement : la réforme de François Fillon
Transformation du brevet des collèges, réforme du baccalauréat, renforcement du redoublement, définition d’un "socle commun" de connaissances, langue vivante obligatoire dès le CE1... Tels sont les points les plus spectaculaires du projet de loi d’orientation sur l’école que François Fillon devait présenter jeudi 18 novembre, au cours de l’émission "100 minutes pour convaincre" sur France 2.
Voulue par le président de la République, cette loi devrait être examinée par le Parlement au début de l’année 2005 pour une application à la rentrée 2006.
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"A leur arrivée au lycée, c’est un peu tard pour remédier à leurs difficultés"
Des enseignants s’expriment sur le socle commun qui sera mis en place.
"Un smic culturel ? Mais, en son temps, le smic a été considéré comme un acquis !"
Nathalie Noël, 31 ans, professeur d’espagnol au lycée Corot de Savigny-sur-Orge (Essonne).
"L’idée du socle commun me séduit dans le sens où nous, professeurs de lycée, nous voyons bien que l’hétérogénéité des élèves de 2e est énorme. Lorsqu’ils arrivent au lycée, c’est un peu tard pour remédier à leurs difficultés. L’instauration d’un socle commun pourrait peut-être permettre de sortir de l’hypocrisie qui fait que les élèves passent d’une classe à l’autre sans maîtriser l’essentiel. On compare ce socle à un smic culturel ? Mais en son temps, le smic a été considéré comme un acquis ! Tout dépendra du niveau d’exigence : s’il est trop ambitieux, on restera dans l’hypocrisie, s’il n’est pas assez ambitieux, cela n’aidera pas les élèves les plus faibles."
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Le ministre mise sur sa réforme pour se relancer
Le retour en grâce ? Invité, sur France 2, de l’émission "Cent minutes pour convaincre", jeudi 18 novembre, François Fillon comptait bien profiter de cette tribune médiatique pour réintégrer le club de ceux qui peuvent rêver de Matignon. Longtemps présenté comme le principal rival de Nicolas Sarkozy pour succéder à Jean-Pierre Raffarin, le ministre de l’éducation nationale a perdu la main depuis un peu plus d’un an. Mais, depuis le 14-Juillet, et le discours de Jacques Chirac qui a fait de la loi sur l’école sa priorité, M. Fillon espère bien regagner la confiance du président.
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