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revue de presse des 23, 25 et 26 octobre 2004

Voici une revue de presse des samedi 23, lundi 25 et mardi 26 octobre. Le colloque du CRAP sur l’autorité à l’école qui s’est déroulé à Montreuil a réuni plus d’une centaine de personnes.
Le Figaro nous propose un dossier sur l’autorité, bien loin des conclusions de notre colloque... Alain Bentolila dans le même journal plaide pour la disparition des ghettos scolaires.
A signaler aussi la publication dans l’Humanité d’une tribune de « sauver les lettres »...
Bonne Lecture...


Libération du 26/10/04

Collège poursuivi pour vol de scolarité
Une famille porte plainte après l’expulsion d’une élève musulmane couverte d’un bonnet.
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L’enseignement public à Paris, machine à exclure
Paris, capitale des inégalités scolaires. Ce que chacun pressentait est confirmé par un rapport confidentiel de l’Inspection générale de l’Education nationale, dont Libération a eu connaissance. Intitulé « Evaluation de l’enseignement dans l’académie de Paris », il vient d’être remis au ministre de l’Education, François Fillon, et n’est pas destiné à être rendu public
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Le Figaro du 26/10/04

De plus en plus d’incidents dans les maternelles
La cour de récréation serait-elle devenue une jungle et les enfants, des terreurs de bacs à sable ? Phénomène encore rare il y a une quinzaine d’années, la violence se propage dans les écoles primaires dès la maternelle. Le nombre d’actes signalés pour l’année scolaire 2003-2004 y est supérieur de 5% par rapport à l’année précédente. S’il y a dix-huit fois moins d’agressions à l’école qu’au collège et au lycée, 4 360 incidents y ont cependant été signalés en 2003-2004, dont 994 concernent les seules maternelles. Les actes les plus répandus sont les insultes ou menaces graves, suivies des violences physiques.
Dès l’âge de 4 ou 5 ans, des enfants adoptent les comportements que l’on observait autrefois chez leurs aînés.
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Ces écoles où l’autorité fait loi
Après une rentrée où la question du voile s’est montrée plutôt discrète, c’est le thème de l’autorité à l’école qui continue d’alimenter le débat. Sujet à la mode s’il en est à observer le nombre d’ouvrages mais aussi de films qui lui sont consacrés. Les Fautes d’orthographe, qui sort en salles le 3 novembre, aura-t-il autant de succès que Les Choristes ? Quelle émission de télé-réalité succédera au « Pensionnat de Chavagnes » sur M 6 qui a fait d’excellents scores d’audience ? Non seulement chez les adultes, séduits par ce retour au bon vieux temps, mais surtout auprès des jeunes, qui ont découvert, les yeux écarquillés, ce qui, à quelques décennies près, aurait pu leur arriver.
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Calme précaire au lycée professionnel La Tournelle
A La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), c’est un proviseur à poigne qui a été choisi pour diriger le lycée professionnel La Tournelle, réputé difficile. Le calme est de retour mais, dans cette ambiance de violence contenue, tout peut déraper à tout instant.
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Prytanée de La Flèche : un encadrement militaire

Au Prytanée militaire national, l’autorité finit par s’effacer tant elle est acceptée. Revers de la médaille : après trois ans de cocon militaire, les élèves ne sont pas toujours prêts à affronter le monde extérieur.
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Jours tranquilles au collège de Montbard
La drogue ? Les tournantes ? Le jeu du foulard ? Inconnus ici. Les plus gros incidents l’an dernier ? Une fille, énervée, a lancé un coup de pied dans la canalisation des toilettes qui a cédé. Et deux « troisième » ont tenté de prendre la poudre d’escampette.
Sont interdits au collège les chewing-gums, les portables et les baisers d’amourettes adolescentes. C’est l’absence de chewing-gum qui fait le plus râler dans les rangs. La dernière cuvée a fait 86% de réussite au brevet. « Touchons du bois mais c’est un collège plutôt calme », commente la principale, Martine Perrignon, avenante, qui entame sa neuvième année à Pasteur.
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Contre les ghettos scolaires, le mélange Par Alain Bentolila
Le rapport Thélot se garde bien d’évoquer la triste réalité des ghettos scolaires et le principe, jamais mis en cause, de la discrimination positive. Mais pourquoi est-il si urgent de lutter contre la ghettoïsation scolaire ? me direz-vous. Après tout, elle ne concerne qu’une minorité d’élèves, entre 15 et 20%. Certes ! Mais si notre école accepte que, pour des centaines de milliers d’élèves, l’échec scolaire et social soit une fatalité, elle affaiblit globalement sa crédibilité, car elle admet alors qu’en son sein, existent des zones où l’on flétrit l’espérance de se hisser au-dessus de sa condition par le savoir et l’intelligence ; car elle accepte alors que soient confinés des enfants qui pensent que le pari de l’école ne mérite pas d’être tenté et finissent par confondre enfermement et choix identitaire.
Si l’on s’est contenté jusque-là d’arroser des ghettos scolaires, n’est-ce pas parce qu’ils étaient le reflet à peine édulcoré de ghettos sociaux inviolables, fondés sur la précarité et l’absence de perspective de promotion sociale et d’ouvertures culturelles ?
Il faut que l’école agisse en sachant que la lutte sera longue, coûteuse et peu populaire ; autant dire qu’il faudra, pour la mener, des hommes oublieux de leurs propres privilèges et aussi des privilèges de leurs enfants. Car la seule voix à suivre est celle du « mélange ». Lutter contre la ghettoïsation scolaire, c’est introduire, pas à pas, des éléments de mixité culturelle et sociale : faire de la différence un principe positif de la politique éducative. Cela signifie que la mobilité positive doit remplacer la discrimination positive et que, par exemple, l’établissement des cartes scolaires intègre en douceur cette décision de ne plus accepter l’existence « d’écoles-poubelles ».
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L’Humanité du 26/10/04

Effroi à la maternelle !
Un banal fait divers ? Vendredi dernier, à quelques heures des vacances, une fillette de trois ans, en petite section maternelle à l’école d’Altkirch (Haut-Rhin), a été sévèrement bousculée dans la cour de récréation par deux garçons et une fille de grande section, tous trois âgés de cinq ans. Selon la gendarmerie, citée par l’AFP, la gamine aurait été poussée contre une structure de jeu, avant d’être rouée de coups de pied par ses « agresseurs ». La fillette, brièvement hospitalisée, souffre d’ecchymoses, notamment au visage, de griffures profondes et d’une morsure à la main droite. Anecdotique ? Pas vraiment. Ce week-end, la bagarre de cour de récré a littéralement enflammé les médias
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Lire, écrire, compter : oui, mais « pour de vrai » ! par Françoise Puel et Luc Richer, enseignants et membres du collectif Sauver les lettres.
La tribune du 30 septembre 2004, intitulée « École légitime ou école autoritaire ? », accusait ceux qui s’opposent aux réformes imposées à l’école d’hier et d’aujourd’hui de défendre, dans la nostalgie, une école autoritaire et illégitime.
Dénonçons d’emblée le mensonge.
Ces opposants ne sont nullement pour un retour aux coups de règle sur les doigts, et l’autorité qu’ils veulent voir installée à l’école repose sur le rôle du savoir rétabli au centre et l’objectif d’une réelle instruction publique dans l’enseignement. Cette autorité-là, il est vrai, se situe aux antipodes de l’autoritarisme qui sévit depuis au moins une quinzaine d’années, du cours préparatoire au baccalauréat : méthodes innovantes obligatoires, pressions continuelles sur les enseignants pour qu’ils adoptent une « pédagogie de projets » au détriment des programmes nationaux, inspections cassantes pour ceux qui ne plient pas...
Mais programmes allégés et méthodes expérimentales ont abouti à ce résultat : plus des deux tiers des écoliers et les trois quarts des collégiens ne maîtrisent pas complètement les enseignements de base ! Il est alors infiniment plus commode, bien entendu, pour les propagandistes de l’innovation pédagogiste expérimentale, de présenter les enseignants récalcitrants comme autant de réactionnaires nostalgiques des années trente.
Eh bien non, ce qui nous anime, ce n’est pas la nostalgie ; c’est la volonté de voir impulsé à l’école un travail de fond, notamment sur la langue. Il faut donc, par exemple, en maternelle, mettre fin à l’imposture de la « lecturisation » - dans le jargon des soi-disant « scientifiques » de l’éducation -, en primaire, mettre fin à l’impérialisme de méthodes d’apprentissage de la lecture qui ont fait la preuve de leur nocivité, et, dans le secondaire, mettre fin au saupoudrage de notions éparses de vocabulaire, de grammaire et de conjugaison, considérées comme acquises parce que nommées au détour d’un texte dans un enchaînement de séquences : tout cela conformément au dogme actuel.
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Le Parisien du 26/10/04

Une collégienne contre-attaque
LES PARENTS d’une jeune musulmane de 13 ans qui refuse d’ôter son bonnet en classe ont décidé de contre-attaquer, en déposant hier un recours préalable devant le tribunal administratif de Lyon. Les parents de Zahra protestent contre le fait que, depuis le jour de la rentrée, leur fille a été exclue de la salle de classe pour être installée dans le bureau du principal ou à la bibliothèque où elle recopie tant bien que mal les cours de ses camarades.
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L’idée qui va booster l’allemand
COMMENT inciter les jeunes Français à apprendre l’allemand ? Jamais la langue de Goethe n’a été aussi peu appréciée, puisque 17 % seulement des élèves, entre la sixième et la terminale, l’étudient, contre 20 % en 2000. Un phénomène lié essentiellement à la difficulté de l’apprentissage et à l’image du pays, qui ne cesse de s’accélérer avec une baisse continue de 1 % à chaque rentrée. Le président Jacques Chirac annoncera aujourd’hui à Berlin, à l’occasion du quatrième Conseil des ministres franco-allemand), «  des mesures spécifiques pour inverser cette tendance ».
L’objectif pour l’Elysée est de « préserver la diversité linguistique et culturelle de l’Europe ». Mais comment concrètement résister à l’hégémonique anglais choisi par 91 % des collégiens, une langue qui paraît aujourd’hui indispensable lorsqu’on travaille et voyage ? Selon Europe 1, François Fillon, le ministre de l’Education, rencontrant vendredi des professeurs de langues au lycée Lavoisier à Paris, aurait lâché l’idée de donner un bonus au bac à ceux qui font allemand. En clair, leur permettre de bénéficier d’un coefficient supplémentaire.
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La Croix du 26/10/04

Rien vu...


20 minutes du 26/10/04

Enquête à la maternelle d’Altkirch
La cour de l’école était-elle bien surveillée ? L’inspection académique du Haut-Rhin a annoncé, hier, l’ouverture d’une enquête pour éclaircir les circonstances dans lesquelles trois enfants de cinq ans ont violenté une fillette de trois ans dans la cour de récréation de l’école maternelle d’Altkirch. Au moment des faits, la cour était sous la surveillance de quatre enseignants qui, semble-t-il, n’ont rien remarqué. Une réunion technique est prévue aujourd’hui à l’école pour étudier la configuration de la cour de récréation. « Il est beaucoup trop tôt pour parler de défaut de surveillance  », a estimé Georges Dupon-Lahitte, président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), contacté hier.
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A Paris, l’exclusion est à bonne école
De la maternelle au lycée, l’enseignement public parisien serait une énorme machine à exclure les élèves les plus faibles. C’est ce que conclut un rapport de l’inspection générale de l’Education nationale, intitulé Evaluation de l’enseignement dans l’académie de Paris, dont Libération a publié hier les principaux extraits. Cette étude de 120 pages a été remise il y a une quinzaine de jours au ministre de l’Education, François Fillon, et au recteur d’académie, qui rappelle avoir lui-même commandé cet audit. A l’académie, on se disait, hier, «  guère surpris par les résultats de cette enquête, puisqu’ils viennent confirmer des dysfonctionnements que l’on avait ressentis dès 2002  ».
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Le Monde daté du 27/10/04

L’Allemagne et la France renforcent leur coopération
Paris et Berlin se sont aussi mis d’accord pour reconnaître l’équivalence de certains certificats professionnels afin de
faciliter l’accès mutuel aux marchés du travail dans les deux pays, selon une déclaration commune de deux ministres de l’éducation. Edelgard Bulmahn et François Fillon ont signé cette déclaration qui reconnaît "une équivalence générale" après des années de négociations.
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Histoire et langues doivent relancer la coopération franco-allemande
Un conseil des ministres commun s’est tenu, mardi 26 octobre, à Berlin. Pour rendre plus concrètes les relations entre les deux pays, il a été décidé de lancer un manuel d’histoire commun, qui sera proposé dans les lycées, et d’encourager l’enseignement de la langue du voisin.
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Education : François Fillon lance "une consultation à grande échelle"
Après la remise du rapport Thélot, qui proposait des pistes et des mesures à envisager, il s’agit désormais pour le ministre de l’éducation nationale d’élaborer concrètement la loi d’orientation sur l’éducation qui doit être votée au printemps 2005.
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