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Les déchiffreurs de l’éducation

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Cet article a été écrit le 30/03/2012, dans la rubrique :
Les vrais faux du moment.

Un élève en plus, un poste en moins !

Les effectifs scolaires baissent-ils ? Non, ils augmentent !

Le 27 février 2012, le candidat Sarkozy a déclaré que les effectifs scolaires avaient baissé de 400 000 depuis 10 ans, alors que le nombre des professeurs avait augmenté de 45 000.

Une bonne partie de la presse a corrigé cette déclaration, en s’appuyant sur les chiffres de l’INSEE ou de la DEPP, pour indiquer que lors de la dernière décennie les effectifs d’élèves ont baissé de 150 000, ou 170 000, et non de 400 000.

Mais un fait important a été insuffisamment souligné : ces dernières années, la tendance s’est inversée. Les effectifs d’élèves augmentent, alors que le gouvernement continue à supprimer des dizaines de milliers de postes.

Ces données restent souvent méconnues, parce que le Ministère ne publie plus les notes sur les prévisions d’effectifs.

Ainsi, à la rentrée 2011, par rapport à 2008, les effectifs en collèges ont augmenté de près de 74 000. Ceux des lycées professionnels ont diminué de 12 000, comme ceux du lycée général et technologique. Pour l’ensemble du second degré, l’augmentation est proche de 50 000 élèves (49 862 pour être précis, pour la France métropolitaine et les DOM, secteurs public et privé).

Dans le premier degré, les effectifs ont augmenté de 14 000 élèves lors des trois dernières années : de 5 000 pour l’enseignement élémentaire de la rentrée 2008 à 2011 et de 9 000 pour le pré-élémentaire ; on pourrait ajouter 9 000 « seulement », face à l’ampleur simultanée de la hausse du nombre d’enfants, tant le recul de la préscolarisation à deux ans permet de limiter la hausse du nombre d’élèves accueillis en maternelle.

Ce sont donc près de 65 000 élèves supplémentaires que notre Ecole a accueilli ces trois dernières années, alors que les coupes sévères continuent dans les postes (14 000 postes supprimés à la rentrée prochaine, qui s’ajoutent aux 66 000 perdus depuis 2007).

Bref, quelqu’un qui serait sur le même terrain que ceux qui jonglent avec les chiffres pourrait dire : à chaque élève supplémentaire, un poste en moins !



26 commentaires

  1. prof de maths
    3 avril 2012

    Merci du travail que vous vous apprêtez à faire et que vous commencez ainsi. C’est tellement écoeurant toutes ces statistiques manipulées dont on nous abreuve et qu’on tente de nous faire avaler telles des couleuvres. Si vous aviez du temps, il y aurait bien d’autres sujets sur lesquels vous pourriez faire le même travail !

  2. sérieusement
    3 avril 2012

    Au delà des chiffres (les vôtres sont-ils meilleurs ou plus vrais?)
    nul et en tout cas pas moi encore en poste ne peut contester la faillite de notre système Éducatif
    mes jeunes collègues se désespèrent du niveau atteint par nos élèves et que l’on va valider, de fait ,dans leurs compétences du Socle
    Hypocrisie de tous les acteurs depuis Langevin Wallon qui ont confondu masse et démocratisation avec qualité
    l’énergie dépensée pour sortir les enfants en difficulté est hors de portée des enseignants aujourd’hui Burn Out et démotivation plus ou moins larvée sont les résultats de cet aveuglement qui ne saurait perdurer
    Il faut donc au delà des chiffres changer de logiciel .Programmes à alléger de manière drastique ,décloisonner les enseignements et augmenter le temps de travail des enseignants entre eux pour prendre en compte des échecs patents ici et maintenant dans ce Collège Unique mort depuis prés de 20 ans
    le reste est comme tous les chiffres (la science n’est pas exempte de reproches…) un élément de l’analyse

  3. Faby, prof des écoles
    3 avril 2012

    Ils avaient presque réussi à me convaincre, merci à vous de rétablir la réalité des chiffres. Cela me donne l’envie d’agir et de me battre pour la défense des effectifs d’enseignants dans notre système scolaire qui a bien besoin non d’un lifting de surface mais d’une véritable cure de réhabilitation en profondeur!

    • SERIEUSEMENT
      4 avril 2012

      Faby ce n’est pas en premier un problème d’effectif de profs mais un problème de fonctionnement autre que celui d’un morcellement des savoirs complètement artificiel.
      L’Héritage disciplinaire héritier du travail à la chaine cher à Chaplin « les temps modernes » a oublié ce que E.Morin appelle la complexité
      Système désuet et asphyxié parce que décontextualisé des réalités qui s’imposent à nous à savoir la résistance au changement, que ce soit de la part des profs et de leurs syndicats que de la part des élèves qui ont beaucoup de mal à changer (apprendre c’est changer) des habitudes souvent néfastes
      Une Culture professionnelle nouvelle est à construire (sans moi ,je pars…)
      Bon courage pour la suite

      • Hébic
        6 avril 2012

        Je vous rejoins sur beaucoup de points (abstraction des enseignements, cloisonnement des matières, immobilisme). Je pense que le système souffre d’un manque de structure et d’une coordination efficace.
        J’ai surtout compris que cet article visait à dénoncer l’utilisation médiatique qui est faite des chiffres et c’est surtout cela que je retiens.
        Je persiste à penser que pour dégraisser le mammouth, il vaut mieux lui faire faire du sport que de lui couper ses jambes.

  4. VACHER Pierre
    3 avril 2012

    Quelques observations:
    1)Pour la décennie écoulée le mieux serait de produire les chiffres exacts comparés à ceux du Président(rentrée 2011 par rapport à rentrée 2001). Ceci pour les effectifs scolaires et les postes d’enseignants.
    2) Une distinction entre établissements publics et privés pourrait aussi présenter de l’intérêt sur la même période.
    3) La période de 3ans est intéressante également mais il faut utiliser les mêmes dates pour élèves et postes.

    • Les déchiffreurs
      5 avril 2012

      Notre petite note porte sur les effectifs, non sur les postes. Nous avons simplement fait en conclusion un rapprochement qui, certes, s’éloigne de la rigueur statistique (écart sur la période), mais non, hélas, de la réalité quotidienne. Par cette note, nous souhaitons souligner d’une part l’importance de publier rapidement les données relatives à la rentrée, d’autre part la nécessité pour le ministère de communiquer les prévisions d’effectifs, ce qu’ils ne fait plus. Cela est d’autant plus important au regard de la tendance démographique : plus de 800 000 naissances chaque année depuis trois ans en France.

  5. N. Martin
    3 avril 2012

    Chers Déchiffreurs,

    MERCI pour votre engagement en faveur d’une vraie transparence de la statistique publique sur l’école. MERCI de poser les bases d’un vrai débat démocratique dans notre pays sur cet enjeu primordial. MERCI enfin de dire implicitement que les enseignants avaient raison lorsqu’ils alertaient sur l’évolution dont vous parlez. Trop souvent caricaturés comme des irresponsables corporatistes, la nation ne les écoute malheureusement plus alors même qu’ils passent leur vie à défendre les intérêts de nos enfants.

    Vive l’école!

    Un prof

  6. Mystère
    3 avril 2012

    Très bien cette initiative de précision sur les chiffres qui tournoient dans nos médias.
    Sur le manque d’enseignants, il reste cependant une question.
    Sur le site de l’éducation nationale on indique 1 000 000 de fonctionnaires dont 850 000 enseignants pour 12 millions d’élèves (chiffres 2009), ce qui donne moins de 15 élèves par classe.
    Or on ne cesse d’entendre des plaintes sur les classes surchargées à plus de 30 élèves.
    D’où la demande de nouveaux effectifs.
    Comment expliquer ce mystère ?

    • Manu
      4 avril 2012

      Bonjour,
      c’est très simple : votre équation ne fonctionne que si nous considérons qu’un enseignant effectue le même volume horaire qu’un élève par semaine. Ainsi dans le premier degré, si nous ne comptons pas les maitres formateurs et autres motifs de décharge, un enseignant est responsable d’une classe et effectue le même nombre d’heures que les élèves. Par exemple, pour une classe de 25 élèves, le ration est de 1 enseignant pour 25 élèves. Vus avez raison. Par contre, dans le second degré, le problème est différent : les enseignants effectuent 18h et les élèves souvent plus de 30 h. Les élèves ont plusieurs enseignants et les enseignants plusieurs classes. Mais l’écart entre le nombre d’heures profs et le nombre d’heures élèves aboutit à un ratio supérieur au précédent. Même si les enseignant étaient polyvalents et pouvaient assurer toutes les disciplines, une classe aurait besoin de plus d’un enseignant pour assurer une semaine de cours. Trois façons pour diminuer ce rapport : 1- augmenter le nombre d’élèves par classe, 2-augmenter le nombre d’heures d’enseignement pour les profs, 3- diminuer le nombre d’heures d’enseignement pour les élèves. C’est ce que le gouvernement actuel a bien compris et tente de faire passer sous couvert d’aménagement du temps scolaire, pour le bien être évident des enfants…

      • guillaume
        4 avril 2012

        Il faut également signaler que les enseignants n’exercent pas tous leurs fonctions devant les élèves. Certains enseignants sont détachés à d’autres fonctions: Proviseurs adjoints, chef de travaux, faisant fonction d’inspecteurs, détachement dans d’autres ministères… Ils sont pourtant comptés dans les effectifs mais n’enseignent pas. De plus certains enseignants sont nommés dans des dispositifs pour accompagner les élèves à besoins éducatifs particuliers : ateliers relais, CLIS, ULIS, IME, ITEP, RASED… Ces dispositifs nécessitent un effectif réduit ( entre 10 et 15 élèves maxi). Il ne faut pas oublier les enseignant TZR (qui remplacent les prof absents), je pense qu’en fouillant encore un peu on peut trouver d’autre exemples.
        Le calcul mathématique n’est donc pas aussi simpliste. Et quoi qu’il en soit il suffit de regarder les effectifs des classes de nos enfants ou le fait que des élèves n’ont pas cours avant plusieurs semaines lors de l’absence d’un de leurs profs, pour se rendre compte qu’il n’y a plus assez d’enseignants en France.

    • Les déchiffreurs
      4 avril 2012

      Bonjour et merci de vos encouragements.

      Quant au mystère, la question que vous évoquez montre bien la nécessité de définir clairement ce dont on parle (ou plutôt) ce que l’on mesure : le rapport de 15 élèves par enseignant que vous évoquez est différent du nombre d’élèves par classe, et il lui est très nettement inférieur.

      En effet, si l’on prend l’exemple des écoles, parmi les enseignants, sont comptés ceux qui assurent des fonctions de direction (près de 14% du total, dans le public) qui sont totalement ou partiellement déchargés de classe. De même, on compte des personnes, dont une partie est à temps partiel (un peu plus de 12 % dans le public et plus de 13% dans le privé). Tout ceci pris en compte, le nombre d’élèves par classe dans le premier degré était de près de 23 dans les classes élémentaires et de près de 26 dans les classes préélementaires en 2010.

      Dans le second degré, les principaux et proviseurs ne sont normalement pas comptés parmi les enseignants, mais il y a également du temps partiel (plus de 10% dans le public) et surtout les horaires de cours hebdomadaires des élèves (de moins d’une trentaine d’heures au collège à parfois plus d’une quarantaine dans les lycées) sont sensiblement supérieurs aux horaires pendant lesquels les enseignants leur font cours (en moyenne 18 heures environ, sur leurs quelque 40 heures de travail hebdomadaires, préparation des cours, corrections, documentation, etc. comprises). Enfin, dans le second degré, la notion de classe n’a guère de sens parce qu’une partie des cours se font en classe dédoublée ou en petits groupes pour les options, etc. C’est pourquoi, pour apprécier les conditions d’encadrement des élèves dans le second degré on utilise plutôt le « rapport des heures d’enseignement hebdomadaires sur le nombre d’élèves(H/E) » qui était de 1,41 en moyenne dans le public en 2010-2011, et le « nombre moyen d’élèves par structure (E/S) qui est le nombre d’élèves dont un enseignant a la charge en moyenne pendant une heure de cours, qu’il s’agisse de cours en classe entière ou en groupe dédoublé ou d’option. Il était de 21,2 en 2010/2011, toujours dans le public.

      En espérant vous avoir éclairé … sans trop compliquer les choses !

      • Trop d'établissements
        4 avril 2012

        Super! voila des explications précises qui montrent bien que le problème est plus complexe qu’il n’y parait. Cela permet d’avancer dans la réflexion.

        A la suite de vos réponses, j’ai cherché des compléments d’informations sur le net et ils sont nombreux. Pour me faire une idée juste, j’ai essayé de comparer à l’Allemagne (après tout, en terme de résultats, ça à l’air de fonctionner). A la lecture, nous dépensons autant que l’Allemagne. Il semble que notre particularité française serait que nous avons un nombre d’établissements trop importants (2 fois plus) pour optimiser les coûts. D’où la tentation de limiter le nombre d’enseignants ou leurs salaires. Peut on confirmer cette impression par des chiffres ou est-ce une erreur ?

        • Nathan
          4 avril 2012

          En 2007, comparativement à la moyenne de l’OCDE, pour un élève ou un étudiant, la France dépense 24 % de moins pour les études primaires, 21 % de plus pendant la durée des études secondaires et légèrement moins au cours des études supérieures (- 4 %).
          (Extrait de « La dépense par élève ou étudiant en France et dans l’OCDE » que vous pouvez trouver ici http://media.education.gouv.fr/file/2011/69/2/DEPP-NI-2011-15-depense-eleve-etudiant-France-OCDE_197692.pdf).

          Dans le même document, voir aussi le graphique 4 de la page 4 pour la comparaison avec l’Allemagne. Je me demande si il ne faudrait pas détailler les Länder d’ex-Allemagne fédérale et d’ex-Allemagne de l’est…

          Une autre piste d’explication pour son moindre coût réside sans doute dans la durée de la journée d’un écolier allemand bien moins longue que chez nous.

          • Fred
            6 avril 2012

            Beaucoup de chiffres dans ce doc OCDE.
            En tous les cas, le graphique de comparaison avec l’Allemagne montre clairement que nous n’avons pas un pb de moyens financiers. On dépense autant par élève que l’Allemagne et le Japon.
            C’est donc un problème d’organisation. C’est indéniable.
            Aie! ce sont les plus difficiles à régler
            La question est de bien identifier les dysfonctionnements (sans faire de politique ni de corporatisme)
            Y’a t il un consensus sur certains grands pb à resoudre ou est-ce si intriqué que le diagnostic soit difficile ?

    • Un(e) des 850 000
      4 avril 2012

      Cela n’a rien d’un mystère, parmi les principales raisons :

      dans le secondaire un enseignant donne 15 ou 18 heures de cours, un élève assiste jusqu’à 30 heures de cours.

      la logique comptable de création des classes comme par exemple 59 élèves répartis en une classe à 35 et une autre à 24 au lieu de deux classes à 29 ou 30 dans le seul but d’économiser quelques heures de professeur car une classe à 24 élèves ne dispose pas d’heures en demi groupe pour les TP de physique par exemple

  7. Sébastien
    3 avril 2012

    Bonsoir.

    Est-ce que dans les prévisions d’effectifs, les élèves dits primo-arrivants sont comptabilisés ?
    Parce qu’ils sont bien présents à chaque rentrée, et pour certains collèges ECLAIR, leur intégration dans leur classe d’âge très (trop) rapidement pose des problèmes d’accompagnement à leur égard, difficile à vivre pour eux mais aussi pour l’enseignant.

    • Les déchiffreurs
      5 avril 2012

      En principe oui, les prévisions comprennent une estimation des primo-arrivants, mais c’est sans doute un des exercices de prévision le plus difficile, car il n’y a évidemment pas de régularité des flux de primo-arrivants. Encore plus difficile est évidemment d’en prévoir les effectifs au plan local. Mais le problème que vous évoquez va bien au-delà de la prévision, c’est celui des conditions et des moyens d’accueil et d’enseignement de ces primo-arrivants qui exige des mesures spécifiques tout en ayant le souci de les intréger le plus rapidement possible avec leurs camarades.

  8. gustave
    3 avril 2012

    bravo pour ces infos et votre courage,
    et continuez, il y en a bien besoin !

  9. Un autre prof. de math.
    4 avril 2012

    Je tenais à vous remercier et à vous encourager.
    Il est essentiel de démontrer les chiffres officiels : tant ceux du chômage (dont on a exclu beaucoup de monde), que ceux de la délinquance (que l’on a fait gonfler, pour arriver à une basse formidable de 0,8 % !) , que ceux de l’Éducation National qui sont simplement aberrants !

    Et il est toujours bon de rappeler que la Cours de comptes a mesuré défaillante la règle de non-remplacement systématique d’un fonctionnaire sur deux (http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPT/Rapport-effectifs-JO.pdf)…

    Ce qui est dramatique, c’est que même en truquant les chiffres, ceux-ci restent fondamentalement mauvais…

  10. Bon indicateur
    4 avril 2012

    Comme vous le constatez vous-même, on peut faire dire des choses bien différentes aux chiffres.
    Est-ce que le nombre d’enseignants est le bon indicateur ?
    Pourquoi pas le nombre d’heures de cours reçus par élève/an ? Et même devrait on peut-être se limiter aux matières essentielles (maths, français …) ?
    Combien d’heures de cours doit recevoir un élève pour être bien formé ?
    C’est à partir de là qu’on pourrait déduire le nombre d’enseignants, non ?

    Il y également la répartition à prendre en compte. Si on rajoute des enseignants aux mauvais endroits, on change les chiffres mais pas le problème.
    Peut-être faut-il regrouper des établissements ? (il semble qu’en Allemagne il y ait 2 fois moins d’établissements pour plus d’élèves)

    Pouvez vous nous éclairer sur les indicateurs à considérer pour obtenir un bon système éducatif ? Comparons ensuite ces indicateurs par rapport à d’autres pays puis après nous pourrons juger de la qualité des solutions.

  11. LASSALVY Claude
    4 avril 2012

    L’analyse des déchiffreur est un outile de communication pertinent et fort utile en cette période. Une réserve,toutefois, pourquoi parler de préscolarisation à deux ans. C’est la scolarisation de plein droit des deux ans qui est lourdement remise en cause depuis dix ans. Elle est un temps restée d’actualité dans l’Education prioritaire, pour être ensuite considérée comme l’une des dernières réserves de postes, l’un des fameux leviers à disposition des recteurs pour faire des économies. Il est dommage d’affaiblir notre revendication, en parlant de préscolarisation. Dans les quartiers défavorisés, les enfants de deux ans ont un besoin impératif de scolarisation, pour accéder au langage, à la socialistion et aux conduuites motrices de base.
    Nous revendiquons la scolarité obligatoire à trois ans et la scolarisation dès deux ans.

    • Les déchiffreurs
      5 avril 2012

      Le terme de « préscolarisation » est malheureux, vous avez raison, il porte en lui un jugement sur cette question de la scolarisation des jeunes enfants. Nous pouvons sans doute nous en tenir aux notions suivantes : scolarisation élémentaire et scolarisation pré-élémentaire.
      La scolarisation à deux ans chute lourdement : le taux de scolarisation est passé de 34,5% en 2000 (259 891 élèbes) à 13,6% en 2010 (111 658 élèves), et 11,6% (94 571) à la dernère rentrée 2011. L’effectif des 3-5 ans a quant à lui augmenté, passant de 2 280 447 en 2000 à 2 450 460 en 2011 (Le champ de ces données DEPP est la métropole + DOM).

  12. motsprisausérieux
    4 avril 2012

    Article intéressant mais qui use lui aussi d’un procédé rhétorique, le sous-entendu, qu’il condamnerait sans doute chez ses adversaires : laisser croire que scolariser à 2 ans serait la règle pour l’école maternelle. Or la règle c’est 3 ans, 2 ans est dérogatoire, et surtout largement contesté, notamment mais entre bien d’autres par l’ancienne défenseure des enfants, Mme Brisset. Il faudrait absolument, pour évaluer correctement ces variations d’effectifs, faire deux comptes, incluant et excluant ces moins de 3 ans.

    • Les déchiffreurs
      5 avril 2012

      Quelques précisions figurent dans la réponse que nous faisons à Claude LASSALVY.

  13. Un parent
    8 avril 2012

    La question de l’éducation posée aujourd’hui à l’Education Nationale et aux enseignants est particulièrement complexe. La publication de chiffres trafiqués et faux vise à casser la confiance des citoyens dans l’école de la République et à faire passer des réformes qui poursuivent sa destruction.
    Contrairement aux propos alarmistes de nos dirigeants, l’école assure encore sa mission, certes avec beaucoup de difficultés, mais elle l’assure toujours malgré les attaques qu’elle subit depuis ces dernières années. L’école est une des rares institutions qui n’est pas totalement aux mains des financiers.
    Un grand merci aux enseignants et à tous ceux qui se battent pour l’éducation de nos enfants.

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