Une journée pas ordinaire

Sous le ciel de Paris. Regardez là-bas, au fond. Si si, c'est bien elle...

 

 

 

Je vais vous emmener dans une des journées les plus inhabituelles et les plus complètes que j’aie connues jusque-là en tant que rédactrice en chef.

C’était une journée au salon de l’éducation.

Je n'avais jamais vu autant de monde avant de venir au salon il y a deux ans.

 

 

 

 

Pourtant le salon ça n’a rien de folichon : il y a du bruit, du monde, des vendeurs d’éducation, du bruit, ah un ministre, du monde et des vendeurs d’éducation. Mais cette journée-là…

 

 

Catherine Chabrun, Didier Jacquemain, Jean-Yves Cazaillon, Marie-Claude Cortial, Christian Robillard, Eric Favey, à vous de les remettre dans l'ordre.

 

 

 

9h : le staff du CAPE est au complet. Le CAPE, c’est le collectif des associations partenaires de l’école. Parmi eux, Eric Favey, récemment nommé au Conseil supérieur des programmes. Je suis fan de ses discours. On dirait des épopées, et lui un poète troubadour, mais allons chut, on prépare une réunion avec le ministre qui doit avoir lieu à 17h30 ce soir.

 

 

 

 

10h30 : départ pour le congrès des maires où je dois interviewer Jean Piret à propos des rythmes scolaires. Jean Piret, c’est le maire d’un tout petit village de 300 habitants. Suin, ça s’appelle. Et ça se trouve en Saône-et-Loire.

La Saône-et-Loire, c’est chez moi. Et chez moi, je ne retournerais pas y vivre, mais je sens quand j’y suis : mon paysage en dedans est le même que le paysage en dehors, vert avec des petits vallons. Alors mon dedans est tout calme.

 

 

 

Jean Piret, il n’est pas agriculteur comme les précédents maires de Suin. Il a été acteur, directeur de théâtre. Mais il n’est arrivé pas en terrain conquis, ça c’est détestable, il a dit aux gens « Je suis chez vous ». Alors il a été adopté. Et son épouse aussi. Son épouse, c’est la maitresse de l’école de Suin. Il faudrait être bien difficiles pour ne pas adopter les Piret.

 

J'ai un appareil de Barbie et je fais des photos moches à côté des journalistes de BFM et France info, ça m'amuse beaucoup.

 

 

12h 30 : c’est l’heure du grand rassemblement à l’appel du CAPE. Vincent Peillon va bientôt passer. Ca bruisse. Il arrive. Ca s’effervescence. Il est là. Le ministre pris dans les tempêtes ces derniers temps, je crois que lui aussi, il aura passé une bonne journée. J’ai raconté ça sur notre site.

 

 

 

Annette Bon, Arnold Bac, Jean-Michel Zakhartchouk et Marie-Claude Cortial

 

 

14h : Jean-Michel Zakhartchouk et moi faisons un point sur la préparation d’un dossier actus sur les rythmes scolaires, autour du buffet organisé par la Ligue. Et puis Jean-Michel va retrouver ses copains et copines. Il en a plein.

 

 

 

 

 

 

15h : Je suis contente de revoir Jean-Jacques Hazan, l’ancien président de la FCPE. C’est un sacré supporter des Cahiers et un monsieur toujours joyeux et toujours plein d’histoires. On se trouve un coin de table et un café, et on parle des rythmes pour changer. Jean-Jacques Hazan, c’est la seule personne que je connaisse qui ait fait des concours de puzzles. Il est comme cette journée : pas ordinaire.

 

 

 

16h : Ordi posé sur un énorme tas de prospectus à l’écart du brouhaha, mais en plein courant d’air, j’attends que le téléphone sonne. C’est Eric Charbonnier qui doit m’appeler. Oui, Eric Charbonnier de l’OCDE, himself. Je dois lui poser quelques questions suite à son billet du blogueur pour les Cahiers. Il appelle. Très sympa, ce monsieur. Il ne doit pas se douter que je suis posée sur une table de prospectus et que je me gèle en l’écoutant… Ca me fait penser d’ailleurs que des gens très brillants et très sympas, ça n’est pas si rare que ce que disent certains oiseaux tristes.

 

 

17h : J’ai trouvé un endroit en rouge et blanc pour poser plus confortable mes notes et mon portable, et commencer à rédiger mes articles avant le début de la réunion avec Vincent Peillon. Je suis bien…

17h45 : Je sors de mon petit paradis ouaté, tends le nez et vais aux nouvelles. La réunion avec Vincent Peillon ? Annulée. Bon, pas très grave. Moi depuis ce matin j’ai rencontré un membre du Conseil supérieur des programmes, le président d’un collectif de organisation, le maire d’un village de 300 habitants, aperçu trois ministres, un Jean-Michel Zakhartchouk, un ex-président de la FCPE, un statisticien, alors…

2 commentaires sur “Une journée pas ordinaire

  1. j’ai 80 ans et je voudrais faire publier mon dernier manuscrit de souvenirs d’enfance étudiés au travers de toutes mes recherches en pédagogie ayant été institutrice cherchant toujours à améliorer mon enseignement. Quel éditeur pourrait-il être intéressé?
    grand merci de votre réponse.

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