Le calendrier de l’après. On ferme, m’sieurs dames.

Pour terminer le calendrier de l’après (colloque) voici des réactions de participants.

Réaction seconde table ronde

Sur mon utilisation des réseaux sociaux numériques, au regard de la deuxième table ronde de la journée : suis-je plutôt du côté de l’enthousiasme dubitatif ou du doute enthousiaste ? Mon coeur balance…

En tout cas, j’y vais à petits pas. Une première expérience fut ratée du côté de Facebook : non merci, très peu pour moi. Depuis deux mois, j’expérimente et je tâtonne sur Twitter, et là, assez bizarrement, je me sens beaucoup mieux. J’ai l’impression de pouvoir maitriser au moins partiellement la construction de mon réseau, de le façonner comme je pourrais le faire dans la réalité. J’ai aussi le sentiment d’ouvrir de nouvelles portes (une définition de l’apprentissage, non ?). Mais je refuse l’envahissement. Alors pas de tablette ni de smartphone, je ne tweete que de chez moi, sur mon pc, et m’évite ainsi la connexion en continu. En fait je me sens à cheval sur les postures opposées qui se sont fait entendre lors des échanges : convaincue qu’il faut « y » aller parce que les élèves iront de toute façon, et que l’école a forcément un rôle à jouer dans cette évolution (apprendre à trier ? l’objectif ainsi évoqué me parle bien) mais assez réticente, parce que les enjeux sont complexes et que je sens bien que les réflexions sont encore à mener…

Armelle Legars, professeur des écoles

Les effets du théâtre-forum

J’ai apprécié particulièrement le théâtre-forum « pas de fausses notes pour copies doubles ». À ce moment-là (et même si les situations étaient forcément schématiques), on est vraiment sorti du discours pour aller vers la « pédagogie en actes ». Cela me paraît aujourd’hui plus que jamais nécessaire pour aller au-delà des querelles idéologiques, en effet largement stériles. Très franchement, je ne trouve par grand-chose à redire aux choix pédagogiques « mis en scène » par ceux qui sont montés sur scène, fussent-ils du SNALC ou de Néoprofs, et je leur tire mon chapeau. Cela me fait penser aux idées développées par Meirieu dans « La pédagogie entre le dire et le faire » : le pédagogue peut parfois ne pas parvenir à mettre en oeuvre son propre discours dans son action quotidienne… mais peut-être peut-on dire aussi qu’à l’inverse, l’antipédagogue dans le discours peut se révéler pédagogue dans l’action concrète (j’ai quelques témoignages précis sur de telles contradictions apparentes)… et en tout cas n’échappe pas à la nécessité de faire des choix pédagogiques au jour le jour.

Yves Lecoq, professeur de lycée

Bravo pour la diversité des moments

Une alternance et un enchainement de temps divers et complémentaires : discours, tables rondes, documents vidéos de Thierry, intermède théatral, dessins de Jack Kock : un enchainement très réussi avec pour chaque temps des propositions de qualité.

Un moment fort : l’intervention d’Entrées de jeu, tant par le professionnalisme des acteurs que par la qualité de l’animation de Bernard Grosjean et l’implication des participants. Chapeau.

Bravo aussi pour ce qui s’est joué à côté : table de presse, accueil de Fatou et Catherine et de ceux qui se sont relayés près d’elles.

Sympa aussi le climat convivial autour des cahiers et du CRAP lié à la présence de quelques “personnalités” visiblement heureuses de signifier par leur présence leur soutien aux cahiers : Claude Lelièvre, Jean-Claude Emin, Danièle Manesse, Anne Barrère.

Stimulantes les réactions de participants “non CRAP” heureux de la journée qu’ils ont trouvée de qualité et vivifiante

Rassurant enfin d’entendre un ministre qui a une vraie pointure intellectuelle et se distingue de certains guignols auxquels on a eu affaire dans un passé récent et d’avoir le sentiment que la pédagogie peut retrouver une place du côté des décideurs

Nicole Priou, membre de la rédaction des Cahiers pédagogiques

Point de vue d’un non-enseignant

Ne pas être enseignant et aller aux rencontres des cahiers pédagogiques, c’est un peu comme aller à une rencontre entre passionnés de musique quand on est sourd »… C’est à peu près ce que je pensais avant d’aller ce mardi aux #500cahiers, pour reprendre le sésame de cette belle journée. C’était sans compter sur la construction fine et maîtrisée de cette journée… C’était sans compter sur les innombrables échanges préalables sur les réseaux sociaux… J’ai ainsi dormi chez une « twittos » bienveillante,’crapiste… Et un micro-événement s’est créé en secret, bien au chaud entre le « volontairement public » des réseaux sociaux et le « motus-bouche-cousue » des parties ombragées de ces mêmes réseaux… Le tout justement pour une rencontre dédiée à la place et au rôle des réseaux sociaux pour l’éducation… Un comble…
Résultat: une journée formidable, un nombre incroyable de gens que je connais « pour de vrai », et l’impression d’appartenir à une jolie famille…

François Méroth, président de l’ADEP (association pour la défense de l’école publique)

L’avis d’une adhérente du CRAP :

Les  Cahiers Pédagogiques sont sur le site du ministère. Cela change du mandat précédent! Notre ministre a-t-il fait preuve de courage, de stratégie politique en venant au 500e? Toujours est-il que hier il était là, avec nous, en chair et en os!
Encore bravo au CRAP : la journée du mardi 30 octobre fut magnifique et magnifiquement organisée et orchestrée. L’avenir proche nous dira vite si elle a  fait évènement. Et si je ne me trompe, il me semble que dans la salle il n’y avait pas que des crapistes convaincus ou des sympathisants. Nous avons aussi attiré (ou invité) des gens d’autres bords politiques et syndicaux qui sont venus, plus ou moins à découvert d’ailleurs. Ça veut dire que nous avons vraiment fait le buzz! Et ça veut peut-être aussi dire que la concertation obligée a fait se parler des bords qui jamais ne se rencontraient. Les choses bougent-elles ou va-t-il y avoir un renforcement des positionnements? Attente insupportable…

Deux jours après, je reste persuadée après cette journée de mardi que les négociation qui vont bon train obligent au dialogue et je ne peux m’empêcher d’avoir l’espoir que ça bouge à minima. Il semble y avoir une reconnaissance nationale, chez tous les bords politiques,  de la nécessité d’une forme de refondation. Évidemment pas la forme que nous souhaiterions, nous, membres du CRAP. mais une amorce de refondation tout de même. J’ai retenu du ministre sa détermination à dire et redire qu’il faudra 5 ans. Du temps.  Je veux croire que sa détermination est sincère et réaliste.  Attente insupportable…

Cathy Marret

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Cette fois la fête est finie. La preuve ? Le numéro 501 est parti à l’imprimerie. C’est fini et ça continue.

Les billets de la rédac’ reviendront bientôt. Vous allez voir le beau monde que je vais vous présenter… Je m’en réjouis déjà.

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