Bavas a ca ma sarpatt a parda

Deuxième carte postale : buvons un coup ma serpette est perdue

Lundi 7 novembre toujours

Voilà mon problème : le dossier comporte 300 000 signes, il en tient 230 000 dans un dossier papier des Cahiers. Dossier papier. Oui. Parce que je précise à ceux qui l’ignoreraient qu’il existe aussi une partie du site qui accueille des bonus, et puis une version numérique qui regroupe les textes de la version et les textes présents sur le site, heureux lecteurs !

 

 

230 000 signes, c’est l’équivalent d’un bon petit roman déjà. 300 000 signes, d’un gros bon petit roman. Donc voilà l’activité de mes deux jours qui viennent : monter dans mon chêne avec mon paquet de textes sous le bras, prendre ma serpette de druidesse novice et ôter ce qui me paraît bon d’être ôté avant de faire figurer nos auteurs d’une manière ou d’une autre.

 

Michèle qui coordonne le dossier a déjà œuvré ce week-end sur les quatre textes les plus longs. Marie-Christine avait commencé la semaine dernière, en retouchant un peu tout, dernier brushing avant envoi à la rédac’. Moi ces derniers jours j’ai noirci les textes imprimés et il faut que je rentre maintenant ces modifications dans le CMS chéri. Je sais pas si vous suivez toujours… En gros on a été trois dans les derniers temps à nous pencher sur les textes. Et maintenant je suis toute seule. Et il faut que ce soit ainsi, sauf pour des conseils. Mais la vision d’ensemble à la fois du corpus de textes et de la maquette de la revue, cette fois j’y suis, j’ai tout.

Le mot que j’entends le plus souvent en ce moment c’est : courage ! Moi c’est surtout de pratique dont je manque. Pas tant que cela. Moi quand j’écris, ce que je préfère c’est la dernière phase, qui consiste à expurger tout ce qui est inutile. Jusqu’au moment où l’essentiel est là soudain, sous mes yeux. Aaaaaah… Alors imaginez la druidesse qui prend pour le moment les branches une à une en tirant un peu le bout de sa langue. Et puis les taille toujours en tirant un peu le bout de sa langue. Et puis les repose une à une en tirant encore etc. Sur son front de novice studieuse perlent des gouttes de sueur. Ca rigole pas dans son chêne, je peux vous le dire ! ais c’est jubilatoire quand même. Parfois même on l’entend dire : « Voilà… » quand elle y est. Elle le sent, quand elle y est. Le texte tombe comme tombe une veste, ou une robe, ou une nouvelle toge. C’est difficile à expliquer.

Et puis la druidesse, c’est aussi une compteuse. Sans arrêts la druidesse compte. Elle compte les signes. Enfin… Excelix compte pour elle : « 10 000 et 8 000 moins 2600 plus… Et puis sans arrêts aussi, elle recompte les textes pour être sûre qu’entre le dossier qui est arrivé pièce par pièces sur une semaine, pièces qu’elle a rentrées une à une dans Plume sur quelques jours, puis qu’elle a fait apparaître dans le sommaire, eh bien que d’une étape à l’autre elle n’en a pas oublié un en route. Ca lui rappelle des vieux voyages scolaires tiens ! Un, deux, trois… vingt-trois. Son compte est toujours bon.

Couper. Raccourcir. Patrice préfère prendre l’image de l’éponge qu’il faut essorer pour qu’elle remplisse mieux son office. Moi je prends là l’image de la druidesse parce que la toge me sied à merveille, vous pouvez pas vous imaginer ! D’ailleurs en temps de montage de dossier c’est bien simple, au local du CRAP-Cahiers pédagogiques nous vivons à l’heure druidique ! Tout le monde dans le local entonne des airs et s’accompagne de sa harpinette en se promenant élégamment en tenue immaculée, avec du gui dans les cheveux. Catherine et Fatou pourrait en attester ! N’hésitez pas à nous apporter de l’hydromel, ou une petite bière bien tiède, ça nous ravira à n’en pas douter.

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