La mémorisation est au cœur de l’acte d’apprendre. Comment faire pour que les élèves retiennent ? Entre apprendre mécaniquement et apprendre en comprenant, il existe toute une gamme d’activités qui ont chacune leur raison d’être. Qu’est-ce qui relève de l’acquisition d’automatismes, qu’est-ce qui relève d’activités plus réflexives ? Et à quoi servent les uns et les autres ?
Dans ce qui touche à la mémoire on pense certes au par cœur et à l’automatisation, mais aussi aux différents types de mémorisation, depuis la leçon pour dans huit jours, jusqu’à ce qu’on retient pour la vie. On pense également aux conditions qui lui sont nécessaires, notamment l’attention, portée par exemple aux consignes, à ce que l’on lit, à ce que l’on entend, à ce que l’on fait ou au contraire à côté de ce que l’on fait pour éviter diverses résistances et conflits. On pense également à ses aspects cognitifs et affectifs. Sans oublier la nécessité de prendre en compte l’impact de l’environnement technique (les TICE) et civilisationnel, obstacles à l’attention dans le « zapping » permanent ou au contraire stimulants d’un nouveau genre.
Ce dossier des Cahiers pédagogiques articulera articles de réflexion, témoignages et outils pratiques. Nous ferons émerger les débats vigoureux qui rappellent que le sujet est en mouvement, les désaccords autour de dispositifs destinés à favoriser la mémorisation (la « gestion mentale » par exemple), autour des méthodes (savoir par cœur implique-t-il d’apprendre par cœur ; peut-on et doit-on toujours « réfléchir » pour apprendre ?...) ou bien encore liés à nos représentations erronées que les sciences mettront à mal.
Appel plus spécifique
J’ai la mémoire qui flanche...
Mon truc à moi...
Vous aviez tendance à oublier les dates d’anniversaire, ou à perdre vos clés jusqu’à ce que ?... Vous n’avez jamais retenu combien faisaient neuf fois huit et puis un jour ?... Quand vous étiez élève, vous aviez votre recette pour apprendre par cœur ?
Et puis, comme enseignant, vous en avez eu assez de répéter la même définition et vous avez trouvé le moyen infaillible pour qu’ils s’en souviennent ? Un de vos élèves est venu à votre bureau en s’exclamant : « Ca y est maintenant je me souviens comment on écrit rythme ! » ?
Alors envoyez-nous votre truc à vous ou son truc à lui pour retenir ou faire retenir. Insolite, pratique ou drôle, il pourra paraître en encadré dans ce dossier. |
Pour toute proposition de contribution d’article, contacter avant le 1 octobre 2008 :
Christine Vallin
et Jean-Michel Zakhartchouk