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Quelle éducation prioritaire ?

Vingt-cinq propositions pour travailler l’écriture et la réécriture

Florence Castincaud

Fiche réalisée dans le cadre d’un travail sur la liaison école/collège en janvier 2012. Son élaboration a été racontée dans l’article « Liaisons discrètes », paru dans le dossier du numéro 499 des Cahiers pédagogiques.

Objectif A : encourager les élèves à se mettre vraiment à écrire, à être « auteurs » :se sentir capable d’inventer, expérimenter, comparer…


1. Proposer des écrits de longueur très variable, y compris très courts : écrire une histoire au dos d’un billet de train, imaginer une suite en trois phrases…

2. Demander aux élèves d’imaginer eux-mêmes des consignes d’écriture possibles après lecture d’un texte.

3. Proposer aux élèves de se mettre « dans les pas » d’un auteur ou d’un texte : raconter le moment qu’il n’avait pas choisi de raconter ; réécrire un moment du récit en le transformant ; écrire les pensées d’un personnage à tel moment…

4. Proposer d’expérimenter des récits en « je » et des récits en « il » (quelle que soit la part d’expérience personnelle demandée) et de voir l’effet produit.

5. A partir de 10 mots volés à un texte étudié (ou à un faits-divers), demander d’écrire une petite histoire entièrement différente, au besoin en utilisant les divers sens des mots.

6. Proposer de se mettre en concurrence avec un récit : écrire la suite et fin d’un récit suffisamment énigmatique dont on donnera ensuite la « vraie » fin.

7. Expansions / réductions : réduire une histoire à une devinette en trois phrases. Au contraire, raconter au ralenti un bref instant (l’instant où le professeur pose ma copie notée sur ma table).

8. Propose de prendre deux personnages de deux contes et de leur faire vivre une aventure commune.

9. Donner des « squelettes » faits uniquement de ponctuations, il faut imaginer de petits textes qui « entrent » dans ces ponctuations.

10. Passer par l’image : susciter l’imagination par un tableau…

11. Changer de point de vue : le jour de la rentrée vu par le chat de la maison le matin, vu par une fourmi de la cour d’école…

12. Donner des consignes contraignantes qui vont obliger à trouver des solutions : raconter une petite histoire sans « être » ni « avoir »…

13. Écrire à plusieurs

14. Écrire dans des bulles de BD dont le contenu a été effacé

15. Donner une partie seulement de l’écriture : donner la situation initiale et la situation finale, il faut écrire le reste…

16. Varier les supports (cf idée 1, idée 17)

17. Trouver toutes les façons de valoriser les écrits des élèves : les encourager, les afficher, les rassembler dans de petits livrets, carnets, etc. , en faire l’objet d’un échange avec d’autres classes, etc.

Objectif B. Pour aider les élèves à progresser par l’appropriation de critères et des pratiques de réécriture


1. Montrer des brouillons d’écrivains pour que soient associées écriture et réécritures, ratures, ajouts ou retraits de paragraphes entiers…(site de la BNF : http://expositions.bnf.fr/brouillons/index.htm)

2. Garder un cadre de compétences stable pour l’année.

3. Lancer une première écriture sans critères, la ramasser et l’annoter ; en classe, au vu de toutes les annotations, on établit une partie des critères. Si possible, on laisse des choix.

4. Chaque élève reprend son « brouillon » pour le réécrire entièrement au vu des annotations et des critères énoncés en classe ; souvent, un élève décide de changer complètement son texte.

5. Provisoirement, on peut demander à un élève de concentrer ses efforts sur un seul aspect du texte (la cohérence par exemple, ou l’ajout d’un épisode indispensable…)

6. Reprographier de courts passages plus ou moins fautifs par rapport à une consigne) (chaque passage ne comporte qu’une sorte d’erreur) et demander d’expliquer par écrit quelle est l’erreur, par rapport à quel critère.

7. Projeter, à partir des brouillons rendus, un ou deux courts passages plus ou moins fautifs par rapport à une consigne ; à l’oral, et demander d’expliquer quelle est l’erreur par rapport à un critère donné.

8. Si un élève « coince » sur une partie de son texte à cause d’une consigne donnée, lui proposer de soumettre sa question à la classe, qui doit lui proposer des pistes pour résoudre sa difficulté.

Liaison école-collège, 12 janvier 2012, Nogent sur Oise

Florence Castincaud,
professeure de français en collège


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