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N° 515 - Vers l’école du socle commun

Une école plus ouverte et une société plus impliquée

Interview de Cécile Blanchard, nouvelle corédactrice en chef

Cécile Blanchard, auparavant chargée de mission à la FCPE, devient rédactrice en chef des Cahiers pédagogiques à la suite de Patrice Bride. Elle nous présente son parcours et ses liens déjà là avec le CRAP et les Cahiers pédagogiques.

Quel a été votre parcours professionnel ?
J’ai été (brièvement) enseignante d’histoire et géographie, puis journaliste spécialisée sur les questions d’éducation dans une agence de presse en ligne. Et aujourd’hui, je quitte le poste de coordinatrice des chargés de mission à la FCPE, qui consiste à animer une équipe dont la mission est d’appuyer les responsables de la fédération, tous bénévoles, dans l’analyse et la décision.

Il y a longtemps aussi que vous croisez le CRAP et les Cahiers pédagogiques dans des réunions et des partenariats.
En effet, oui. Et je m’y reconnaissais : pour moi, le CRAP et les Cahiers, c’est un regard positif porté sur les enfants et les jeunes. C’est aussi l’idée que tout enfant est éducable, idée que je défends absolument. Ça me semble un préalable indispensable pour assurer leur réussite. Ensuite, les Cahiers comme le CRAP, c’est la confiance en la capacité de l’école à changer et à faire évoluer ses propres pratiques pédagogiques et éducatives. Il s’agit d’y contribuer en faisant connaitre les initiatives des professionnels de terrain, en diffusant les apports de la recherche, bref, en participant à la formation initiale et continue des enseignants et des éducateurs.

Qu’est-ce qui vous tiendra le plus à cœur, en tant que rédactrice en chef ?
J’ai envie de contribuer au développement du lectorat des Cahiers et à la diffusion des idées et propositions du CRAP. Il me semble notamment que venir de la FCPE, c’est-à-dire aussi d’un réseau de militants de l’éducation non professionnels, peut être un atout pour élargir le public, hors du seul cercle des enseignants. Je suis persuadée aussi bien de l’importance de l’ouverture de l’école sur la société que de la nécessité d’une implication plus forte de la société en faveur de son école.

Quels points communs voyez-vous entre vos précédentes fonctions et celles qui arrivent ?
D’abord, être journaliste «  éducation  » puis chargée de mission dans une fédération de parents d’élèves, cela permet de bien connaitre les enjeux liés aux politiques éducatives et à la pédagogie. Ensuite, mes différentes expériences ont beaucoup tourné autour de l’écriture et de la réécriture : tout cela m’a permis d’être vraiment à l’aise dans la rédaction et de pouvoir me mettre au service des écrits des autres. Et puis, j’ai eu l’occasion d’être confrontée aux questions liées à la communication en général et à celles nées de l’évolution rapide (et continue) des possibilités et des formes de l’information, évolution initiée par les nouvelles technologies, les réseaux sociaux et une société de plus en plus placée sous le signe de l’immédiateté.
Enfin, mes dix années passées à la FCPE m’ont amenée à approcher les spécificités du travail avec des bénévoles et à adapter ma façon de travailler à celles des autres. Cela aussi pourra certainement m’être utile pour travailler avec les contributeurs des Cahiers.

Sur la librairie

 

Vers l’école du socle commun
La loi de la refondation a réaffirmé le socle commun. Ce dossier veut mutualiser les expériences et réflexions menées sur le terrain. Nous touchons là à un rôle fondamental de l’école : Que s’agit-il d’enseigner ? Dans quel objectif ? Qui pour le faire, dans quel cadre ? Dès maintenant, des réponses…