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Une carte « pour » / Une carte « contre »

Document d’accompagnement de l’article de Yannick Mével "Du tourisme scolaire à la géographie du tourisme" (N°460 - Enseigner le géographie aujourd’hui)



Carte 1 « pour » Pauline, Audrey ; Eloïse, Héloïse et Manon

Le groupe était nombreux et les points de vue y était très variés, cinq rôles très différents dans le débat en classe (habitant d’Hammamet, paysans, touriste, employé du complexe, représentant d’un tour-opérateur français) parmi lesquels seul le dernier pouvait apparaître comme un acteur spatial complet. Cette diversité a fait la richesse de la légende qui reprend une grande quantité d’arguments dans un classement approximatif mais avec un respect scrupuleux des règles de réalisation formelle : des figurés abstraits, une légende rubriquée et explicative, à chaque rubrique de la légende correspond une couleur dominante. L’ensemble paraît au premier regard touffu, les territoires sont mal dissociés du fait notamment d’une trop forte homogénéité des figurés. Mais au bout du compte la carte remplit sa mission : elle montre l’importance des interactions spatiales liées au complexe touristique affirmant son rôle d’aménagement structurant. L’ensemble apparaît bien comme un continuum spatial à différentes échelles (entre Yasmine et Hammamet, entre la Tunisie et le monde), les flèches qui viennent de l’extérieur du schéma disent l’ouverture de l’espace.



Carte 2 « contre » Ilyes, Charles, Matthieu et Clémence

Le groupe avait pour mission d’illustrer par une carte les arguments « contre » le complexe touristique de Yasmine-Hammamet. Conception et réalisation ont été dominées par les fortes personnalités d’Ilyes et de Clémence qui avaient incarné lors du débat un opposant tunisien au régime Ben Ali et une altermondialiste dont les arguments se retrouvent objectivés dans la légende. Les questions de l’eau et les aspects environnementaux sont davantage traités par cette carte que les questions socio-politiques sans doute plus compliquées à illustrer spatialement. L’organisation de la légende quelque peu redondante se ressent de ce déséquilibre. La médiocrité de la reproduction rend assez mal honneur à la grande qualité esthétique. Les choix de symboles (taches, « nuages » barrières...) et le raccourci des ordres de grandeur (du territoire de la nouvelle Médina à celui des migrations touristique transméditerranéennes) produisent un effet métaphorique fort à cet objet cartographique abouti au sens où la forme est en parfaite adéquation avec le fond.