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Actualité éducative du N°410 - janvier 2003

Un bilan positif

Par Françoise Bagot et Sophie Savage, formatrices associées à l’IUFM de Créteil, Lettres, centre du 2nd degré

Le principal acquis du passage à l’IUFM est, selon ces deux PE, d’être devenues capables de réfléchir sur leurs propres pratiques.

Tous les stagiaires présents jugent les lundis didactiques utiles :
- pour échanger des expériences afin de situer sa pratique, pour dédramatiser ;
- pour bénéficier d’apports méthodologiques ;
- pour enrichir sa pratique.

À cet égard, ils apprécient les échanges entre stagiaires, les travaux en atelier et les apports d’outils didactiques réutilisables. Les tours de table, en revanche, leur semblent relativement inefficaces (risque de l’anecdotique non transférable). Toutefois, un espace de parole semble nécessaire pour confier ses difficultés, ses angoisses ou ses doutes (besoin qui apparaît tant lors des lundis eux-mêmes, que dans les réponses au questionnaire-bilan). Les documents distribués sont qualifiés de « repères utiles », beaucoup les utilisent après les avoir adaptés aux circonstances particulières.

Certains stagiaires souhaiteraient une formation encore plus pratique sous forme de jeux de rôle par exemple, ou encore sur l’utilisation du tableau ou d’un rétroprojecteur.

Le nombre des lundis et leur répartition sur l’année ne sont pas contestés, certains trouvant toutefois que la journée entière est un peu longue, et d’autres que la formation didactique devrait commencer avant la rentrée.

La plupart ont apprécié la séance où stagiaires de collège et de lycée ont travaillé ensemble, et beaucoup proposent des séances de groupes mixtes1 pour :
- travailler sur la continuité collège/lycée ;
- aborder ensemble problématiques : les techniques d’animation, la construction d’une séquence, l’évaluation...

Certains rappellent toutefois la spécificité de chaque niveau et le fait que ce travail commun ne doit pas se faire aux dépens d’un travail propre.

Paradoxalement, les stagiaires s’estiment bien préparés aux différents temps de l’évaluation par la formation dispensée, mais sans toujours connaître les critères ni les modalités de l’évaluation : ils ne les remettent pas en cause, mais les estiment parfois peu explicites.

Positiver

À une exception près, la visite d’un formateur dans la classe est jugée positive en ce qu’elle permet :
- une remise en cause honnête et non agressive ;
- de mieux concevoir séances et séquences ;
- de prendre confiance en soi.

Pour que cette visite joue ce rôle, il est essentiel que le visiteur soit bienveillant, qu’il relève des points positifs sur lesquels le stagiaire puisse s’appuyer, que des conseils soient formulés et que le bulletin reflète exactement l’entretien. Les stagiaires apprécient les discussions après visites (qu’ils souhaitent éventuellement plus nombreuses), et aimeraient entendre des propositions différentes sur un même contenu « voici ce que j’aurais fait à votre place »). Des visites chez des collègues différents leur sembleraient également utiles.

Dans tous les questionnaires, l’importance de la rédaction du mémoire pour la formation est soulignée, même chez des stagiaires initialement réticents : ce travail permet de :
- se motiver ;
- se fixer des objectifs ;
- se fixer une limite de temps ;
- prendre du recul ;
- lire des ouvrages didactiques.

Françoise Bagot et Sophie Savage, formatrices associées à l’IUFM de Créteil, Lettres, centre du 2nd degré.