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Revue de presse du mardi 25 novembre 2014

ZEP - Laïcité - Autour des tablettes - Socle commun - Enseignement supérieur - Ailleurs


Si la carte des zones prioritaires continue de faire parler d’elle, les tablettes, le socle commun et l’enseignement supérieur rendent bavards également. Mais peut-être que l’info du jour, mine de rien, se cache en Finlande et dans l’illustration de notre dessinatrice.

ZEP

Louise Tourret écrit sur Slate : ZEP : prendre aux pauvres pour donner aux pauvres. « Théoriquement, tout le monde était favorable à l’évolution des ZEP. Concrètement, personne ne veut voir ses aides supprimées par une réduction du nombre de zones prioritaires.
C’est une habitude à l’Education nationale : prendre des mesures qui font sens sur le papier, assez consensuelles en théorie, mais qui ne passent pas sur le terrain. En l’occurrence : modifier l’organisation de l’éducation prioritaire.
 »
Je pense en effet qu’il est urgent d’arrêter de saupoudrer chez le voisin… Depuis la publication de la nouvelle carte, les journaux provinciaux multiplient les articles sur le sujet.


Laïcité

La laïcité est en deuil. Emile Poulat, pionnier dans l’étude de la laïcité, Jean Baubérot nous l’apprend.
« L’historien-sociologue Emile Poulat vient de mourir à l’âge de 94 ans. D’abord spécialiste de l’histoire du catholicisme, il a également consacré, ces vingt-cinq dernières années, une demi-douzaine d’ouvrages à l’histoire de la laïcité. Une œuvre importante que les personnes de l’académie de Poitiers, auteures d’un texte dénoncé à raison par Mediapart (21 novembre) feraient bien de lire de toute urgence !  »

Le Point publie également un article : Décès d’Emile Poulat, sociologue du catholicisme et de la laïcité.

Et justement, concernant la Circulaire de Poitiers : Nadja Vallaud-Belkacem dénonce un contenu "inapproprié". « Une circulaire de l’académie de Poitiers sur la radicalisation religieuse fait polémique depuis plusieurs jours. La ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a convenu mardi que "certains contenus apparaissent inappropriés et peuvent légitimement choquer. " »

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Autour des tablettes

Deux articles à noter sur le sujet. Avec Ipads à l’école « Vous allez voir, ce sont des mages » Rue89 nous amène du côté de la Corèze : « Pour comprendre comment tout cela s’est mis en place, j’ai rendez-vous avec Bernard Roussely, installé avec ses équipes dans un « hôtel d’entreprises », là où se trouvait autrefois la manufacture d’armes de Tulle. »
Ensuite, retour sur les couts inquiétants, avec Éducation : des élus s’inquiètent du coût des tablettes promises par Hollande. « Lors de son intervention télévisée du 6 novembre dernier, le président de la République a déclaré qu’à partir de la rentrée 2016, « tous les élèves de classe de cinquième (...) seront équipés d’une tablette » numérique. Même si François Hollande a également promis que ces collégiens « auront justement une formation avec le numérique », la nouvelle fut loin de susciter l’enthousiasme, tant cette annonce semblait à la fois creuse en termes d’usages pédagogiques et coûteuse par rapport au prix moyen de tels appareils... »


Socle commun

Jean-Michel Zakhartchouk publie un article sur son blog, Socle commun et pédagogie : discussion à partir d’un texte interpellant de Philippe Meirieu. Il y discute le papier de Philippe Meirieu paru dans le Café pédagogique, papier que Jean-Michel Zakhartchouk conclut ainsi : « Je voudrais une fois de plus faire part d’un optimisme qui doit être constitutif de la pédagogie et de ceux qui l’incarnent. Un optimisme bien tempéré sans doute, mais qui ne met pas en avant à l’excès les dangers et se refuse à toute nostalgie plus ou moins consciente d’un passé (par exemple le temps où il n’y avait pas le numérique). Mais un optimisme qui repose sur les rencontres avec tous ces collègues qui essaient de redresser notre école, et au lieu de dénoncer (ce qu’il faut faire aussi, bien sûr) donnent la priorité à l’action modeste, fragile, mais indispensable. Nous avons besoin de la pensée pénétrante et acérée de Philippe Meirieu pour nous aider à faire mieux, mais pour cela il ne doit donner l’impression de se situer dans la critique des « compétences » caricaturées et de mieux contrebalancer ses alertes par une évocation de tout ce qui bouge positivement, en n’opposant pas les outils modernes souvent nécessaires et les valeurs fondamentales au nom desquelles travaillent beaucoup d’enseignants dont je me sens un des membres, dans un collectif qui m’aide à réfléchir et, plutôt qu’à me lamenter et faire référence trop souvent à la « prudence » ou aux risques, à oser avancer et agir…  »


Enseignement supérieur

Olivier Rollot sur son blog du Monde publie : Communautés, fusions, réseaux : un enseignement supérieur en mutation, un long papier qui fait l’état des lieux et des évolutions majeures en court. Papier qu’il termine sur une idée forte : « S’il y a un point positif à retenir des grands mouvements qui ont touché l’enseignement supérieur français ces dernières années c’est bien celui-là : tout le monde parle avec tout le monde !  »
Et sur Educpros, Yves Epelboin parle d’une autre évolution : Quand le bâtiment va…. et en particulier, ici et là-bas, la question des amphithéâtres.


Ailleurs

La Finlande va arrêter l’enseignement de l’écriture cursive. « L’information est passée relativement inaperçue mais mérite d’être soulignée. En Finlande, les cahiers et stylos pourraient bien déserter les tables d’écoliers. La semaine dernière, le quotidien finlandais Savon Sanomat a révélé que l’écriture cursive (en attaché) ne serait plus enseignée dans les écoles primaires du pays nordique. Au lieu de se plier à des exercices de calligraphie, les élèves apprendront à taper sur un clavier.  »

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Le dessin de Geneviève Brassaud

Lancement officiel à Rabat du Bac Pro au sein de l’OFPPT au Maroc. « La mise en place du Bac Pro dans les établissements de l’OFPPT, qui s’inscrit dans le cadre de la vision globale de la réforme du système de l’éducation nationale et de la formation, vise à diversifier les opportunités de formation et asseoir des passerelles entre les systèmes de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, de manière à renforcer la place de la formation professionnelle en tant que choix pour les jeunes. »
Allemagne : l’apprentissage s’érode, l’économie s’inquiète. « Des jeunes de moins en moins nombreux et de plus en plus attirés par l’université : l’Allemagne, souvent citée en modèle, observe avec inquiétude l’érosion de son système d’apprentissage, craignant à moyen terme une pénurie de main d’œuvre qualifiée.  »

Et demain, désolé, ce sera encore moi qui vous servirai votre revue de presse.
Bernard Desclaux, merci à Ostiane Mathon pour la collecte.


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 516 Devenir lecteur
Coordonné par Jacques Crinon

Que s’agit-il d’enseigner, pour ce qui ne peut se réduire à une discipline scolaire ? Dans quel objectif, entre pacification des relations et formation du jugement moral ? Qui pour le faire, dans quel cadre ? Bien des questions, et ce dossier ose dès maintenant des réponses, dans la conviction que nous touchons là à un rôle fondamental de l’école.