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Revuede presse du mardi 22 septembre 2015

LE CHIFFRE — Les nouveaux programmes — Coups d’œil dans le rétroviseur — Numérique — Enseignement supérieur —


Une revue légère aujourd’hui qui commencera par le chiffre annoncé par le ministère lui-même. L’actualité c’est bien sûr les programmes et les prises de positions après leurs publication. On vous proposera quelques coups d’œil dans le rétroviseur, puis quelques informations sur l’enseignement supérieur et sur le numérique.


LE CHIFFRE

Le ministère publie Les dépenses des familles pour la scolarisation des enfants, Note d’information - N° 29 - septembre 2015. Et Libération titre : Un élève coûte en moyenne 760 euros par an à ses parents. Mais ne jamais oublier que “La scolarisation est plus onéreuse en lycée professionnel, notamment en raison des dépenses d’équipement et de transports.”


Les nouveaux programmes

L’APHG pleure la disparition des choix dans le programme d’histoire. “"Dans les annonces ministérielles, il y a une volonté politique de répondre à la montée des partis politiques ancrés sur l’identité nationale", estime H Tison. Mais pour lui, l’enseignement de l’histoire doit développer le sens critique. "On est des éveilleurs" , estime H Tison. Une dimension qui ne serait peut-être pas assez mise en avant dans les nouveaux programmes. "Les programmes vont passer au Conseil supérieur des programmes. Les professeurs n’ont peut-être pas dit leur dernier mot", conclue-t-il.” alors qu’en juin elle hurlait contre ces choix : “C’est donc d’une vraie liberté pédagogique dont les collègues ont besoin, pour adapter leurs méthodes d’enseignement en fonction du contexte dans lequel ils évoluent au quotidien, et non pas d’une prétendue liberté de juger si telle ou telle partie du programme doit faire partie du socle (sic) de culture commune partagée par les futurs citoyens.”
Et le Président Bruno BENOIT et le Bureau national de l’APHG dans un communiqué publié le lundi 21 septembre 2015 semblent contredire Hubert Tison : “L’APHG, attachée à des programmes ouverts et respectueux des élèves et des professeurs, a consulté les nouveaux projets de programmes des cycles 3 et 4 et prend acte du fait que le CSP ait revu sa copie.
Celui-ci a tenu compte de certaines propositions que l’APHG a fait valoir, suite aux remarques de ses milliers de membres, [2] en particulier sur le maintien de la chronologie, l’abandon des modules optionnels et la préservation de la liberté pédagogique pour les professeurs. De plus, à la grande satisfaction de l’APHG, le langage jargonnant a presque disparu rendant la lecture plus claire
.”

Les nouveaux programmes dénaturés par Najat Vallaud-Belkacem ? C’est la position du SNUiPP, principal syndical enseignant du primaire. “Mais, pour le SNUipp, principal syndicat enseignant du primaire, le coup de « la pratique d’une dictée quotidienne » s’apparente à « une interprétation très personnelle des nouveaux programmes de nature à jeter le trouble sur le travail des enseignants. »
C’est dans une lettre adressée à la ministre que le secrétaire général du SNUipp prend clairement position. « Nous sommes d’autant plus surpris que les contenus d’enseignement proposés par le Conseil supérieur des programmes comportent de nombreux points intéressants que vous avez complètement passés sous silence
.” La suite de cette lettre dans ce billet.

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Pour appliquer ces programmes et la réforme dans son ensemble, la question de la formation se pose. Vous trouverez la positions des Cahiers pédagogiques, du SE-Unsa et du Snpden dans le texte Collège. Le débat sur le temps de formation publié sur site OZP.fr. “Être contre une réforme du collège, c’est pour certains, syndicalement ou pas, une seconde nature : réforme trop dure, trop molle, trop précipitée, pas adaptée, elle enlève ceci, elle rajoute cela, c’est horrible.
Laissons-les dans cette posture.
Mais ce qu’on sent chez beaucoup d’enseignants réticents ou sceptiques, c’est surtout l’inquiétude devant la tâche proposée. Il s’agit moins d’une opposition à la réforme que d’un « comment ferons-nous ? ». Et cette question, il faut bien l’avouer, ne reçoit pas jusque-là de réponse satisfaisante. On a bien cru voir une sorte de planning de formations par paliers et entendu parler d’éléments de calendrier, mais il nous manque des perspectives claires d’accompagnement pendant toute cette année scolaire.
De plus, on ne peut miser sur les seuls temps libres pour se former. Le lien étroit entre formation et action devrait inviter l’Institution et les établissements à faire preuve d’inventivité pour trouver des compromis qui ne pénalisent pas les élèves : c’est possible, nous le savons !


Coups d’œil dans le rétroviseur

Dans Nousvousils  : “Après 50 ans d’existence, où en sont les SES au lycée ? Quels sont les projets mis en place pour cette rentrée 2015 ? Petit tour d’horizon avec Erwan Le Nader, président de l’APSES.”
Jacques Guyard : « il faudrait créer une Direction de l’enseignement professionnel ». “Jacques Guyard a été secrétaire d’Etat à l’enseignement technique en 1991-1992, Lionel Jospin étant ministre de l’Education nationale. Il nous livre sa vision sur cet enseignement, ses difficultés et des pistes pour le valoriser.”

Quand un recteur retrouve sa liberté de parole. La conclusion de l’interview : “« Vincent Peillon avait une capacité à emporter son auditoire par le brio de son propos. Après, ça ne fait pas obligatoirement un bon ministre. Il est nul en politique, n’a jamais remporté une élection, mais son bouquin sur Ferdinand Buisson et sa réflexion sur le système éducatif sont extraordinaires. Najat Vallaud-Belkacem, elle, est une politique. Après, il ne faut pas personnaliser. Même quand il y a alternance, il y a une continuité des gens à leurs côtés. »” Cette dernière phrase est sans doute à méditer.


Numérique

La Ligue de l’enseignement mobilisée pour une société numérique solidaire. “François Hollande a lancé officiellement jeudi la grande école du numérique. En présence de 200 acteurs associatifs innovants, d’entreprises de l’économie sociale et solidaire et d’acteurs économiques, le président de la République a annoncé la création d’une école « grande » car inclusive, présente sur tous les territoires, répondant aux enjeux économiques et sociaux d’une société devenue numérique. La Ligue de l’enseignement s’associe à cette ambition. Dans la mise en oeuvre, elle sera attentive pour que ce réseau d’écoles s’inscrive bien en complémentarité du service public d’éducation sans chercher à s’y substituer.”

École en ligne : Salman Khan prédit la mort des cours magistraux. “Pour Salman Khan, l’accès à l’instruction va devenir moins chère grâce aux technologies. Ces mutations créent des liens nouveaux entre profs et élèves.”

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Mais Oui, le numérique est une chance pour construire l’éducation de demain, texte de Benoit Thieulin, Président du Conseil national du numérique et Jean-Marc Merriaux, Directeur général du Réseau Canopé, du Clemi, acteur du numérique éducatif. “Un récent rapport Pisa relativise l’apport des outils numériques dans la réussite scolaire. Pourtant, le travail collaboratif permet de repenser l’équilibre entre discipline et compétences, stimuler de nouvelles formes de créativité. Il est aussi l’occasion de revoir les échanges entre enseignants, élèves et parents. Un « Jules Ferry 3.0 » ?

Mais le numérique c’est aussi Les logiciels de vie scolaire : l’outil de surveillance de l’Éducation nationale, un peu critiqué par Thomas Messias. “Bulletins ou cahiers de textes numériques : l’Éducation nationale se modernise mais ne songe pas que certains de ses outils déresponsabilisent les élèves et laissent libre cours au flicage.”

Et c’est aussi du business d’entreprises : Ecole numérique – Hachette Livre partenaire de Knewton. “Hachette Livre a annoncé la signature d’un partenariat avec Knewton leader de l’ « adaptive learning ». Les deux partenaires vont ainsi développer ensemble des parcours d’apprentissage numériques pour les écoliers, lycéens et étudiants. Chaque parcours sera adapté à leur niveau et personnalisé selon chaque cas.


Enseignement supérieur

Les ambitions du rapport StraNES sont-elles réalistes ?. “Dans son rapport, dévoilé le 8 septembre dernier, le comité Stratégie nationale de l’enseignement supérieur milite pour une « société apprenante ». Décodage par Bertrand Monthubert, son rapporteur général, président de l’Université Toulouse Paul Sabatier.

Et pour sourire sérieusement terminons par cet article : Comment vos tweets trahissent votre orientation politique. “Un duo de chercheurs de la Queen Mary University de Londres vient cependant de tester une approche plus moderne, plus "XXIe siècle", dans un article publié le 16 septembre par PLOS One : ils ont analysé la façon dont, aux Etats-Unis, les partisans des Démocrates et des Républicains s’expriment sur le site de microblogage Twitter. Le défi étant en quelque sorte de savoir s’il est possible de prédire la préférence politique d’un individu à partir de courts messages de 140 signes maximum. Dis-moi ce que tu tweetes, je te dirai pour qui tu votes…

Et demain vous serez servi par Emilie Kochert.
Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 521 - Croiser des disciplines, partager des savoirs

Coordonné par Francis Blanquart et Céline Walkowiak
avril 2015
Les pratiques communes, croisées, mises en synergie et en résonance, aident-elles les élèves à entrer dans la complexité des savoirs scolaires et dans les différentes cultures à construire à l’école ? Ce dossier montre à travers différentes pratiques de dispositifs comment entrer dans l’interdisciplinarité sans sacrifier aucunement les disciplines.

N° 514 Enseignant : un métier qui bouge
Coordonné par Michèle Amiel et Yannick Mével
juin 2014

Tous les enseignants expérimentés le disent : ce n’est plus comme avant, le métier change. Allons voir de plus près ce qui évolue, comment le métier change, comment ces évolutions pourraient être accompagnées par l’institution, à toutes les échelles, en quoi elles vont dans le sens de l’essentiel : mieux faire apprendre les élèves.