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Revue du mercredi 4 mai 2016

Refondation - Professionnel - Sourire


La presse bruisse encore des échos des journées de la refondation. On évoque aussi l’enseignement professionnel et la professionnalisation de l’enseignement. Un grand sourire pour terminer.


Refondation

Pour ceux qui voudraient se rattraper, il est possible de suivre les différentes captations vidéos de ces deux journées sur dailymotion.

On peut aussi lire quelques réactions à ces deux journées de promotion. Tout d’abord le taulier, qui y a assisté et qui s’est senti bien isolé, nous livre quelques réflexions sur son blog. "Hé ho les profs ? où étiez vous ? Ben, pas invités et dans les classes... Surtout en ce jour de reprise de la zone C. On peut aussi déplorer la faible place des associations, syndicats et mouvements pédagogiques dans les tables rondes. Et ne parlons pas des parents et des élèves...
Symboliquement (et donc en termes de communication), cette très faible représentation des enseignants pose problème. Car, il aurait été bon de ne pas laisser qu’aux prescripteurs et aux cadres chargés d’appliquer cette refondation, l’exclusivité d’en parler durant cet évènement ! Et cela ne fait que renforcer aussi l’image d’une structure bureaucratique avec pour résultante une sorte de méfiance réciproque entre l’administration de l’Éducation Nationale et les enseignants eux mêmes
."
Vous pouvez d’ailleurs entendre (ou ré-entendre en podcast) Philippe Watrelot sur ce sujet ce soir à 18h30 sur France Culture.

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Journées de la refondation par JiMo

Pour Philippe Meirieu, il s’agit d’une "réparation, pas d’une refondation." "La formation des enseignants, il y a eu des progrès. En revanche, ce qui n’a pas avancé, c’est la formation continue des professeurs, qui est restée au point mort : ce chantier-là n’a pas été pris à bras-le-corps, comme il aurait dû l’être. Pour ce qui concerne l’école primaire, là aussi, on peut dire que nous avons un enseignement de meilleure qualité, avec une scolarisation dès l’âge de 3 ans : c’est un effort significatif, qu’il faut souligner."

Catherine Chabrun dans Mediapart, remarque toutes les symboliques des dates et des lieux pour ces journées : "Ce n’était pas un hasard historique, mais bien une décision politique de superposer ces deux dates : 3 mai 1936 et 3 mai 2016. En effet, les espaces utilisés ont été renommés avec des personnalités du gouvernement du Front populaire liées à l’Éducation nationale.
Pour les plénières : le grand auditorium est devenu le grand auditorium Jean Zay, ministre du Front populaire (Éducation nationale)
Pour les ateliers, deux salles : Cécile Brunschvicg, féministe et ministre du Front populaire (secrétaire d’État à l’Éducation nationale). Irène Joliot-Curie, scientifique et ministre du Front populaire (secrétaire d’État à l’Éducation nationale).
"

Les ministres continuent aussi d’intervenir. Tout d’abord Manuel Valls pour qui "Augmenter la rémunération des enseignants, c’est la moindre des choses". Libération.
Ensuite Najat Vallaud-Belkacem qui "monte à nouveau au créneau" pour rappeler "que la réforme ne se résumait pas à la suppression de classes bilangues ou des options latin-grec."

Si la refondation ne vous plaît pas, vous pouvez toujours aller faire un tour vers les propositions des Républicains. Mais c’est à vos risques et périls. "En l’ignorant pour surfer sur la vague nostalgique idéalisant une école de la IIIe République pensée, de fait, pour faire réussir les enfants d’une élite – la bourgeoisie du XIXe siècle –, la droite prend le risque de passer à côté de l’élève du XXIe  siècle dont les attentes, les besoins, sont très éloignés de ceux des écoliers en blouse grise. Tant il est vrai que pour elle, ce n’est pas l’élève qui doit être au centre de l’école, mais bien le maître."

On ne leur donne pas vraiment la parole, mais les profs de collège travaillent en ce moment pour préparer l’application de la réforme en septembre. L’Etudiant fait le tour des nouveautés pour les élèves. Cela a inspiré Généviève Brassaud.

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EPI alors ? par Geneviève Brassaud

Professionnel

La refondation se poursuit. Le Café pédagogique annonce que le prochain chantier de la ministre est l’enseignement professionnel. "Elle rappelle que les élèves de 2de pro pourront à la Toussaint 2016 choisir une réorientation "y compris pour retourner dans l’enseignement général". Pour la ministre, "si on veut revaloriser l’enseignement professionnel, il ne faut jamais donner l’impression que c’est une filière subie. Ce doit être une filière choisie". Cela supposera également une adaptation de l’offre, très décalée aujourd’hui par rapport aux voeux des élèves. Ce qui semble difficile."

Une nouvelle note de la DEPP montre que "Le fait d’obtenir le diplôme préparé est un atout très important pour décrocher un emploi, quel que soit le niveau de formation". "L’insertion professionnelle dépend du niveau de diplôme préparé, mais aussi beaucoup de sa spécialité. Par exemple, pour un jeune lycéen sortant de niveau CAP, le taux d’emploi peut varier de 14 % dans le commerce et la vente à 45 % dans le domaine des services aux personnes (travail social, santé)."

A Cergy-Pontoise, une licence pro spéciale "décrocheurs" a été mise en place.“Les statistiques sur le taux de réussite à l’université sont affolantes : en moyenne, un tiers des nouveaux entrants à la fac décrochent dès la première année et parmi les « survivants », un cinquième sortiront des études supérieurs sans diplôme. Pour faire face à ce problème majeur, l’université de Cergy-Pontoise a trouvé une combine : la mise en place d’une licence professionnelle destinée exclusivement aux étudiants décrocheurs. Une première en France.”

Benoît Floc’h, quant à lui, s’interroge :"Les études servent-elles à intégrer le monde du travail ?" " “La France est un pays « adéquationiste ». La tendance, depuis longtemps, est de fortement spécialiser les étudiants et d’adapter la formation à l’emploi. Cette politique a porté ses fruits.[...] en termes de compétences techniques ou professionnelles [...] mais leur avis est opposé pour ce qui est des « compétences générales".


Sourire

Pour terminer, rions un peu avec Gabrielle Lamotte. Selon elle, les CPE sont vengés grâce à la nouvelle série de TF1, Sam. "Vengeaaaaaance, les CPE ont enduré Victoire Bonnot la CPE télévisuelle et déjantée. Les profs auront leur Sam." Allez lire son analysé désopilante du premier épisode.

Géraldine Duboz


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 529 - Des maths pour tous

Dossier coordonné par Guillaume Caron et Rémi Duvert
avril 2016
Plus que jamais, la question des «  mathématiques pour tous  » se pose. Elle implique qu’on cesse d’appliquer partout et à tous le même «  traitement  » mathématique, et qu’on prenne en compte le rapport spécifique aux maths que chaque élève a construit en fonction de son histoire scolaire, familiale, et personnelle.

Mettre en oeuvre les EPI

Revue n°528 - mars 2016
Les enseignements pratiques interdisciplinaires vont se mettre en place à la rentrée 2016. Dans certains collèges, on anticipe déjà. Dans d’autres, les pratiques interdisciplinaires existent depuis un certain temps. On ne part
donc pas de rien et les EPI peuvent s’appuyer sur l’existant.