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Revue du lundi 23 octobre 2017

Jeunesse - Nostalgie - Éducation à la sexualité - Divers

Dans l’actualité on s’intéresse aux jeunes d’aujourd’hui et d’hier, ainsi qu’à la sexualité. On a aussi quelques infos diverses.


Jeunesse

Parlez-vous jeune ? Connaissez vous les mots comme boloss ou daron ? Voici pour vous tester et apprendre sur Le Figaro.

C’est une question assez importante : les écrans sont partout. « Entravent-ils durablement le développement affectif, intellectuel et social de nos enfants ou bien renforcent-ils leur capacité de déduction, leurs réflexes, leur ouverture sur le monde ? »

Il faut remarquer d’ailleurs que certains ados refusent l’hyper-connexion.
« Tous les collégiens et lycéens ne forment pas un groupe homogène de “digital natives” scotchés à leur fil Instagram... Certains refusent d’être trop connectés, à un smartphone ou aux réseaux sociaux. Par exemple ce jeune homme qui a voulu échapper à l’agressivité verbale des réseaux sociaux : “J’avais beaucoup de débats politiques sur Facebook. Dans les commentaires, ça prend très vite une ampleur qu’on ne maîtrise pas. Il y a une certaine violence des gens planqués derrière leur écran, qu’ils n’ont pas en face à face. On oublie ce que c’est d’avoir une discussion calme autour d’un café” »

Que veut dire le bonheur pour un jeune aujourd’hui ?
« Selon une étude IPSOS, 91 % des jeunes diplômes estiment qu’avoir un emploi stimulant est une condition essentielle au bonheur. En revanche, 60 % des diplômés vivant en banlieue ou en zone rurale considèrent que l’ascenseur social ne fonctionne pas. Pour la majorité d’entre-eux, le plus grand frein à l’accès à l’emploi est l’absence totale de réseau. »

Pour les jeunes en marge de la société, le bonheur n’est pas simple.
Fabien Truong publie jeudi 19 octobre Loyautés radicales aux éditions La Découverte. « Fruit d’une enquête menée pendant un an et demi dans la ville de Grigny, ce livre retrace de longs entretiens approfondis avec des jeunes aux marges d’une société à laquelle ils se butent mais dont ils utilisent les codes. Le sociologue y analyse aussi la place et le sens de l’Islam pour ces “mauvais garçons” de la nation. »


Nostalgie

Photos de classe : mémoires d’autres temps. « Ce sont des photos qu’on ne jette pas, même quand on ne les sort plus. Qu’on préfère savoir rangées dans un carton au fond du garage plutôt qu’à la benne, alors qu’il y aurait parfois des raisons - au hasard, dermatologiques ou vestimentaires… - de les souhaiter hors d’état d’être montrées. Par leur mise en scène, elles disent quelque chose de la façon dont l’école se présente au monde extérieur, de ce qu’elle veut dire d’elle-même. De l’évolution aussi de la place de l’élève dans la classe et du rapport entre les enseignants et leurs élèves. »

Que garde-t-on de nos lectures d’enfance ? « 7 personnes sur 10 se souviennent de leurs lectures d’enfance. Parmi eux, trois sur quatre sont capables de citer au moins un souvenir précis de lecture. Quels sont les univers qui laissent des traces impérissables ? En premier lieu, les séries de la Bibliothèque rose (17 % des sondés, dont 12 % pour le seul Club des Cinq). Derrière, on trouve les classiques (9 %) et Jules Verne (6 %), qui a droit à sa catégorie à part. La Comtesse de Ségur, la Bibliothèque Verte et la bande dessinée se tiennent à égalité avec 5 %. »

Certains gardent des souvenirs particulier de l’école, école du vice et de la soumission. « Vous êtes allé à l’école, vos enfants iront à l’école. Pour vous, l’école conditionne l’exercice de la démocratie. Et si c’était faux ? Dans l’ouvrage Pensionnats Sadiques, un chercheur secoue les idées reçues. “Éducation rime avec soumission, dit-il.” On a le droit de ne pas partager ces idées-là... »


Éducation à la sexualité

C’est une brochure flamande d’une centaine de pages, adressée à des enfants de cinquième et sixième primaire, qui a lancé la polémique. « Réalisé par des organisations spécialisées dans l’éducation sexuelle, le “Jongeren Gids” reprend toutes les réponses aux questions que sont en droit de se poser les pré-adolescents au sujet de la sexualité. L’indignation tournée vers un site d’éducation sexuelle jugé “trop explicite” révèle les contradictions de la société belge en matière de sexe et de pédagogie. D’autant que, pour l’Unesco, il n’y a pas de quoi s’alarmer – au contraire. »

« Il faut imposer des cours d’éducation sexuelle dès le collège »
« Dans une tribune au Monde, l’ancienne attachée parlementaire Sophie Cahen rappelle que la majorité des victimes de viols sont des mineurs et estime que l’école doit avoir un rôle majeur pour libérer la parole des enfants et les sensibiliser sur ces questions. » Mais cette obligation existe déjà.

Une interview très intéressante sur la génération YouPorn. « “Je ne suis pas contre la pornographie lorsqu’elle concerne les adultes, mais réservons-la vraiment à cette catégorie de la population”, plaide Israël Nisand, professeur de médecine et président du Collège national des gynécologues et obstétriciens. [...] Des enfants de 11 ans, voire de 9 ans, ont déjà vu du porno sur Internet, y compris des filles, contraintes par la pression du groupe. Des images d’une telle violence que, nous-mêmes, adultes, ne pouvons les supporter. Les garçons en concluent souvent que les filles sont des objets dont on peut se servir. Et que lorsqu’elles disent non, elles pensent oui. »


Divers

Selon une étude récente, le QI moyen de la population française aurait baissé de près de 4 points en 10 ans. « Premier facteur pour expliquer cette chute en France : une école qui globalement ne remplit plus son rôle de promotion culturelle et sociale. Celle-ci s’étant transformée au fil du temps (depuis la fin des années 70 principalement) en centre d’accueil social où l’on prend quelques cours au self-service éducatif tout en comptant ses jours de congés et de vacances. La motivation, l’effort, l’émulation et le mérite ne sont plus guère de la partie. » Évidemment, selon l’auteur de cette tribune publiée dans Les Échos, c’est encore l’école qui est responsable de tous les maux de la société.

Les MOOC ont fait pschitt. « Les MOOC, en 2017, sont entrés dans une période de “traversée de la désillusion”, selon des termes empruntés au cabinet américain Gartner. A défaut d’avoir incarné une révolution technologique de grande ampleur, les MOOC ont eu le mérite d’ébranler les convictions pédagogiques et de créer du débat sur les pratiques des enseignants. “La culture numérique n’est vieille que d’une ­génération, contrairement à l’écriture ou au livre. Laissons le temps à ces innovations de se développer, elles n’ont que cinq ans…” tempère Marcel Lebrun. »

Enquête sur le moral des perdir. « Cette enquête, dont les premiers résultats avaient été diffusés en avril dernier, révélait des points positifs : par exemple, 81 % des Perdir s’estiment satisfaits de l’intérêt de leur travail, et 94 % d’entre eux jugent avoir la considération des élèves. Mais également des points noirs : 84 % trouvent que les décisions les concernant sont prises “d’en haut”. 84 % déplorent en outre de trop nombreuses réorganisations du système éducatif. »

À son tour, la Cour des comptes épingle APB
« N’en jetez plus ! Après la mise en demeure de la CNIL le 28 septembre dernier, c’est au tour de la Cour des comptes d’épingler la plate-forme APB. Elle a rendu public, jeudi 19 octobre 2017, un rapport de 142 pages qui demande au gouvernement de mener “une réforme sans délai” : “L’État ne peut plus aujourd’hui s’exonérer de la redéfinition légale et administrative du dispositif d’affectation dans l’enseignement supérieur, fragilisé par l’absence de base juridique”. »

Réussite à l’université : faut-il « réorganiser le cursus » de licence ? (rapport). « Pour “améliorer la réussite des étudiants”, un rapport remis à Frédérique Vidal propose de refondre la licence. Avec en particulier une “modularisation des cursus”. »

Géraldine Duboz


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 539 - Pouvoir d’agir et autonomie de l’école au lycée

Dossier coordonné par Michèle Amiel et Gwenaël Le Guével
septembre-octobre 2017

Prendre des initiatives, engager un processus de décision, animer une équipe, mettre en place une innovation, etc. Est-ce le domaine réservé du directeur d’école, de l’IEN, du chef d’établissement ? Au bout du compte, l’augmentation du pouvoir dans un établissement autonome, c’est celle du chef ou celle des personnels.

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.