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Revue de presse du vendredi 9 mai

Rythmes scolaires - Divers


La revue d’aujourd’hui revient également sur l’actualité d’hier, non traitée pour cause de relâche (et oui, un jour férié, c’est sacré !). Même ainsi, en cette période de pont (pas pour tous, mais sans doute pour une partie de la presse écrite et audiovisuelle), la récolte est aujourd’hui assez maigre.


Benoit Hamon sur France Inter : la question des rythmes scolaires à nouveau au premier plan

Benoît Hamon dit-il vrai sur le niveau des élèves en 6ème et sur les rythmes scolaires ? Question double pour les décodeurs de l’actualité de France Info. Réponse doublement positive. Oui le ministre dit vrai concernant le niveau des élèves à l’entrée en sixième. "Les spécialistes de pédagogie s’accordent à dire que 12 à 15% des enfants ont des difficultés particulières en lecture et écriture, ce qui rejaillit sur le calcul et les mathématiques puisque la simple lecture d’un énoncé de math ou de calcul devient un gros problème.
Ce constat est fait grâce à des évaluations de l’Education nationale, soit en fin de CM2 soit à l’arrivée en 6eme. Reste que la plupart du temps, le mal est fait depuis longtemps.
"

Réponse positive également concernant le financement de la réforme des rythmes scolaires et le soutien qu’il reçoit de la part des maires de France. "Le ministre dit vrai pour l’Association des maires ruraux de France. Son président Vanik Berberian rappelait sur France Info que " les maires ruraux sont depuis le début favorables à cette réforme [NDRL : Une information qui, soit dit en passant, avait dû nous échapper !]. Parce qu’on ne peut pas regretter la baisse des niveaux dans tous le classements européennes et en même temps ne pas se donner les moyens pour que les conditions de scolarité soient les meilleures possible".
Du coté de l’Association des maires de France, c’est pareil. Son président Jacques Pelissard estime qu’elle est "plus favorable au rythme de l’enfant"
.
De fait, les maires n’ont effectivement aucune raison de se plaindre des "assouplissements" proposés par le ministère. Et ce d’autant que
L’aide financière sera prolongée d’un an. Benoit Hamon l’a annoncé mercredi matin sur France Inter, et l’information a été depuis relayée par la presse écrite. Rythmes scolaires : l’aide de l’État aux communes sera prolongée en 2015 titre ainsi La Croix. "« Pour une année supplémentaire, le fonds d’amorçage, calibré sur les communes qui connaissent le plus de difficultés (…) sera prolongé  », a déclaré Benoît Hamon, sans pour autant préciser le montant de l’aide initialement prévue pour les deux premières années de mise en place de la réforme 2013-2014 et 2014-2015.
Cette mesure est « une manière pour nous de dire que nous voulons que la réforme s’applique partout parce que c’est l’intérêt de l’enfant », a expliqué le ministre, ajoutant qu’il avait toutefois « entendu » le message des maires, qui jugent la réforme des rythmes scolaires « trop coûteuse ».


divers

Actualité oblige (proximité des élections européennes et journée de l’Europe), Emmanuel Davidenkoff consacre sa chronique éducation du jour à La lente marche de l’Europe de l’éducation. Pour un constat essentiellement pessimiste malgré les initiatives mises en avant (Erasmus bien entendu, mais aussi un manuel d’histoire franco-allemand, et l’existence des sections européennes dans nos établissements secondaires). "Une vraie Europe de l’éducation et des universités peine à émerger. La première raison en est simple : dès le traité de Rome en 1957, l’Europe politique naissante décide de laisser de côté l’éducation qui reste une prérogative des Etats membres. Depuis rien n’a changé [...] Finalement le fait que l’éducation reste en dehors des traités européens n’empêche pas les initiatives. On s’occupe des langues, des jeunes, on essaie de rapprocher les structures, mais, tant qu’on ne rentre pas dans le "dur" c’est-à-dire dans les programmes, on ne touche pas au cœur de la machine.

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Le dessin de Fabien Crégut

Pendant ce temps, localement, des mères voilées réclament le droit d’accompagner les sorties scolaires. "Pour la deuxième semaine consécutive, des mères voilées ont manifesté devant une école maternelle du Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis, pour obtenir le droit de participer aux sorties scolaires de leurs enfants [...] Vendredi midi, le collectif envisageait de renouveler sa manifestation tous les vendredis, jusqu’à obtenir gain de cause.

Deux questions pour terminer :

Pisa : trop de classements tuent l’école ?. C’est l’hypothèse avancée par L’Express pour qui il y aurait "indigestion de Pisa, reprenant ainsi une tribune de 83 universitaires (dont aucun francophone) parue dans The Guardian sous le titre OECD and Pisa tests are damaging education worldwide. Des accusations, nous apprend L’Express, que récuse Andreas Schleicher, directeur de l’éducation à l’OCDE et à ce titre responsable des tests PISA. (Pisa programme not about short-term fixes). "Rien ne suggère que Pisa ait pu engendrer une vision trop court-termiste de l’école [...] Les études contribueraient au contraire à ouvrir le débat sur les politiques éducatives et aideraient les responsables à les piloter".

Seconde question, un rien surprenante, de Mathilde Loire dans Le Nouvel Observateur : Bac 2014 : au fait, ça commence quand ?. Question à laquelle il est assez facile de répondre (et si vous l’ignorez, demandez aux élèves de Terminale de votre entourage : eux, ils savent !) mais qui montre bien l’atonie des questions d’éducation dans la presse ces jours-ci. Atonie qui - n’en doutons pas - disparaîtra avec la floraison prévisible des marronniers sur l’orientation, le Bac la mise en place ici ou là de nouveaux rythmes scolaires.

Dernière minute : l’espoir renaît, on a retrouvé le point d’indice des fonctionnaires !

Lionel Jeanjeau


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Education à l’Europe
Revue n°442 - avril 2006
Des témoignages de pratiques disciplinaires et transversales, des exemples de projets d’établissement ambitieux, des réflexions sur l’intérêt des échanges et des programmes européens. Comment faire émerger cette « conscience européenne » si souhaitable ? Dans ce numéro, un deuxième dossier pour faire le point sur l’enseignement de la lecture.