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Revue de presse du vendredi 5 octobre 2018

Journée Mondiale des Enseignants — Réformes — Catho — Supérieur — Divers

A part un grand MERCI de la part de notre ministre, pas de déclarations nouvelles dans l’actualité du jour. Mais quelques réflexions à noter.


JME

Journée mondiale des enseignants 2018 - Conférence internationale à l’UNESCO

Journée mondiale des enseignants : "Seuls 5% des professeurs de collège se sentent valorisés par la société"

Et sur le site du ministère, un grand MERCI !
Comme chaque année depuis 1994, le 5 octobre marque la Journée mondiale des enseignants. En 2017, la Journée mondiale des enseignants a pour thème "Enseigner en liberté, autonomiser les enseignants".”


Réformes

Sur le Café pédagogique : Le Snes réagit à la consultation bidon du CSP et Programmes du lycée : L’Apmep prend les devants

Bac : Le calendrier des épreuves ajusté
En réponse à une question du sénateur Pierre Ouzoulias, JM BLanquer a annocé une révision du calendrier des épreuves de spécialités dans le nouveau bac en 2021. D’autres sénateurs ont manifesté leurs inquiétudes sur le choix des spécialités et l’augmentation des inégalités sociales comme par exemple F Cartron.”


Catho

L’enseignement catholique veut relever le défi de la mixité sociale
Le secrétaire général de l’enseignement catholique, Pascal Balmand, donnait sa conférence de rentrée le 4 octobre. Parmi les thèmes de réflexion pour l’année, la mixité sociale et l’espoir d’intégrer une carte de l’éducation prioritaire renouvelée.”

L’enseignement catholique à qui perd gagne avec les réformes Blanquer
L’enseignement catholique sort il gagnant ou perdant des réformes introduites par JM Blanquer ? Présentant la rentrée de l’enseignement catholique le 4 octobre, Pascal Balmand, son secrétaire général, s’est démarqué de leur philosophie et a déploré les suppressions de postes. Mais au final, l’enseignement catholique sait tirer parti de la politique menée par JM Blanquer.”


Recteurs

Macron change les règles de nomination des recteurs pour placer une camarade de l’ENA
Publiée dans le communiqué du Conseil des ministres du mercredi matin 3 octobre, l’information est passée inaperçue. Sauf chez les universitaires. Les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur ont, en effet, présenté un décret "portant modification des modalités de nomination des recteurs". Le but annoncé : "diversifier le recrutement des recteurs". Comment ? En permettant à davantage de non-titulaires de doctorat (plus précisément, à des "non-titulaires d’habilitation à diriger des recherches") d’occuper cet emploi prestigieux. Jusqu’à présent, seuls 6 recteurs sur 30 pouvaient ne pas être universitaires. Le décret double ce chiffre à 12.”

Le gouvernement change les règles de nomination des recteurs
L’énarque Charline Avenel, camarade de promotion d’Emmanuel Macron, pourrait bénéficier de la modification des conditions et rejoindre l’académie de Versailles.”

Recrutements hors expérience éducative : les recteurs puis les chefs d’établissement ? Par Claude Lelièvre
Ce serait logique, dans un contexte où il apparaît que les modalités de « gouvernance » (voire le « management ») viennent en tête des préoccupations, par delà l’éducation et l’instruction. Les débuts d’une nouvelle gouvernance de l’EN ?


Supérieur

Les conventions éducation prioritaire de Sciences Po rattrapées par la méritocratie
" Le double objectif de contrer les critiques d’élitisme à l’égard de l’institution et d’apporter une réponse à ces différents problèmes donna logiquement naissance à un dispositif hybride du point de vue des finalités. Ce dernier était en outre traversé d’emblée par la tension entre méritocratie et discrimination positive et ce d’autant plus que beaucoup de responsables de grandes écoles comme d’autres acteurs prééminents dans les sphères politiques et culturelles ne manquèrent pas dès l’annonce de sa création de dénoncer dans les médias le caractère démagogique d’un dispositif qui semblait abattre les barrières méritocratiques d’accès à l’enseignement supérieur sélectif. Cette tension a en outre été accentuée par les caractéristiques du dispositif et son évolution dans le temps". La politique des conventions éducation prioritaire de Sciences Po est passée au crible par Germán Fernández-Vavrik, Filippo Pirone et Agnès van Zanten dans la revue « Raisons éducatives » 2018/1 N° 22. Les auteurs montrent comment le mythe méritocratqiue et le refus de renouveler réellement les élites sont en train d’étouffer le dispositif.”

Parcoursup : un bilan approfondi reste à faire par Luc Cédelle
Le nouveau système d’admission dans l’enseignement supérieur n’a pas connu le «  crash  » que lui promettaient ses détracteurs, mais n’a pas non plus évité une accumulation de critiques tout au long de l’été. Faute encore de données détaillées, son bilan reste à faire.”

Parcoursup : du tirage au sort au coup de Poker par Pauline Quillon
Pour la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Parcoursup est bien évidemment un succès. Frédérique Vidal a défendu, vendredi 21 septembre, le bilan de la plateforme d’affectation des bacheliers contre des tombereaux de critiques. Tous les indicateurs sourient : plus de boursiers en formation, seuls 955 lycéens accompagnés par le rectorat pour trouver une solution in extremis, contre 3 729 l’an dernier. Surtout, fin de l’injustice du tirage au sort. Il ne faudrait qu’ajuster : aider le choix des étudiants en affichant le rang du dernier appelé l’an dernier, avancer la date butoir de la première phase à fin janvier, rendre anonymes les dossiers... Et, en catimini, permettre aux jeunes de définir leur vœu préféré... Voici que pointe le nez, relookée, la hiérarchisation des vœux que tous réclament, et dont l’abandon a provoqué l’embouteillage aux portes des formations. Et auquel, au grand jamais, Frédérique Vidal ne voulait renoncer puisque, en dépit des mises en garde des chercheurs, c’est un « choix politique » pour supprimer « l’autocensure » et les « biais sociaux ». C’est surtout pour que les étudiants tirent eux-mêmes leur destin au sort. La sélection se fait par la guerre des nerfs : le plus anxieux de la liste d’attente craque le premier et perd. Résultat délirant, les BTS, surchargés de demandes, ne font pas le plein. Les candidats découragés ont opté pour la licence, non sélective. Bref, le système navigue encore en absurdie.”

Etudiants "sans fac" : pour protester, elle entame une grève de la faim sur le campus du Mirail
Elle fait partie des plus de 120 étudiants actuellement « sans fac », soutenus par l’Union des étudiants qui a organisé un point presse mercredi en début d’après-midi à la Maison des solidarités, sur le campus flambant neuf de l’université Toulouse 2 Jean Jaurès (Mirail). Âgée de 33 ans, elle est probablement depuis mardi midi, la seule étudiante en grève de la faim à Toulouse.”


Divers

Comment l’État veut booster l’apprentissage en créant des « prépas apprentissage »
L’heure est à la mobilisation générale pour booster l’apprentissage. Muriel Pénicaud, ministre du Travail, sera à la faculté des métiers de Bruz, ce jeudi 4 octobre, pour lancer officiellement les « prépas apprentissage ». Un dispositif qui va permettre à des jeunes d’apprendre le savoir être professionnel comme la ponctualité, l’autonomie, le travail en équipe, le surpassement de soi, etc... Objectif : être opérationnel pour intégrer le monde du travail.”

Et pour tout savoir à propos de PIX : Benjamin Marteau : « Le service public Pix aide chacun, élève ou citoyen, à cultiver ses compétences numériques »
Luc Cédelle s’entretient avec Benjamin Marteau, directeur de la start-up d’Etat Pix

Bernard Desclaux qui vous souhaite et bel et bon week-end !


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 547 - Des alternatives à l’école ?
Dossier coordonné par Richard Étienne et Jean-Pierre Fournier
septembre-octobre 2018
Qu’en est-il de ces expériences de classes et d’écoles alternatives, dans le système public comme à l’extérieur, voire à l’étranger ? Sur quels principes se fondent-elles ? Comment interroger ces principes ? Un dossier pour voir plus clair dans ce qui, au-delà d’une certaine mode, reste flou.

N° 546 - L’histoire à l’école : enjeux
juin 2018
Comment les élèves peuvent-ils construire un rapport apaisé, critique et intégrateur au passé de la société humaine et à l’Histoire ? Une histoire qui prenne en compte le récit, l’histoire politique, économique, sociale, les représentations, les enjeux de mémoire, qui éveille l’esprit et qui crée du « nous ».