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Revue de presse du vendredi 4 mai 2018

Bilans — L’avenir du métier — Orientation — Supérieur — Interrogations

Quelques bilans, beaucoup de réflexions sur l’avenir du métier et ça coince toujours du côté de l’orientation. Les effets du bug de l’an 2000 approchent. Et l’on terminera par quelques interrogations.


Bilans

Macron et l’éducation : « Les mêmes chances pour tous nos enfants » par Denis Peiron dans La Croix. “Alors que l’étude internationale Pisa montre, édition après édition, à quel point l’école française est inégalitaire, le candidat Macron avait abordé l’éducation sous l’angle de la justice sociale. L’objectif, semblable à celui de son prédécesseur François Hollande, consistait à obtenir « les mêmes chances pour tous nos enfants ».
Avec son ministre Jean-Michel Blanquer, le président de la République s’est attaqué à ce dossier avec davantage de pragmatisme que son prédécesseur
.”

Education scolaire : un petit guide orange anti-pédagogique. “Comment apprendre aux enfants à comprendre un texte ? Le nouveau petit guide du ministère de l’Education nationale ne le dit pas. 180 pages, sans réelles propositions pédagogiques pour les enseignants.” Les signataires, un groupe d’enseignants du supérieur.

Claude Lelièvre : « La France donne à l’école un rôle de démiurge » interviewé par Irène Inchauspé. “Pour l’historien, « nous sommes toujours dans l’idée que l’école doit éduquer les enfants parce que les familles seraient défaillantes et qu’elle doit être au premier rang pour ne pas laisser les antagonismes déchirer le pays ».”

Débat : Réforme du bac, compétences, méthode Singapour, formation des enseignants… tout est question d’évaluation. “L’évolution du système éducatif français est indéniable et rapide. Les usages du numérique, les méthodes d’enseignement, l’introduction des compétences sont régulièrement mis sur le devant de la scène éducative. La pléthore de réformes apparaît parfois contradictoire, non cohérente et produit une fracture avec l’approche disciplinaire historique auxquels les enseignants sont habitués.”

Et puis un peu d’humour
L’école rêvée de Jean-Michel Blanquer (Eric et Quentin)


L’avenir du métier

Commençons par la formation et les pratiques.
Formation des enseignants : Le prochain chantier de JM Blanquer ?La publication dans Libération, le 3 mai, d’une tribune signée d’une vingtaine d’universitaires montre la fébrilité des milieux professionnels sur la formation des enseignants. Jean-Michel Blanquer lui-même avait annoncé sa réforme devant les députés en janvier 2018. Depuis le ministre s’est tu sur ce sujet. Mais les enseignants des Espe, très présents dans les signataires de la tribune, s’attendent à une annonce ministérielle. Ils entendent ouvrir le débat maintenant pour ne pas en être écartés.”

Avant-propos du n° 545 - Accompagner en pratiques. Accompagner, encore et toujours au cœur du métier, Rachel Harent et Xavier Dejemeppe. “En avril 2001, le dossier n° 393 des Cahiers pédagogiques «  Accompagner, une idée neuve en éducation  » posait la question de l’articulation des temps courts en classe et du travail individuel en lien avec le développement de l’élève. Il montrait déjà, à cette époque, la diversité des dispositifs mis en place. Le Hors-série numérique n° 22, en 2010, «  Aider et accompagner les élèves, dans et hors de l’école  », creusait encore le sillon en ouvrant de nouvelles pistes. Quand le milieu universitaire s’empare du concept pour en faire un objet de recherche, c’est notamment pour constater que l’accompagnement représente une nébuleuse, pour reprendre l’expression de Maëla Paul, dont on lira une contribution en début de dossier. Sous cette appellation, il y a en réalité de nombreuses pratiques au service des élèves : compagnonnage, tutorat, parrainage, mentorat, coaching, etc.”

« Le bien-être au travail des enseignants améliore l’apprentissage des élèves » : entretien avec la chercheuse Sabine Coste, formatrice à l’ESPE de Lyon et membre du laboratoire Education, Cultures, Politiques (ECP Lyon), Sabine Coste étudie le bien-être au travail dans les métiers de l’éducation à travers ses défis et ses leviers d’amélioration. Article mis à jour le 25 avril 2018, on l’avait raté !

Autre piste : Coéducation et échanges de savoirs. Intégrer les parents dans un marché des connaissances par Angélique Libbrecht. “Pour faire prendre conscience aux élèves qu’ils savent des choses et que tout ne s’apprend pas seulement à l’école, Angélique Libbrecht organise des marchés de connaissances, où chacun peut offrir de partager quelque chose qu’il ou elle sait faire lors d’un atelier. Et tant qu’à faire, on peut proposer aussi aux parents d’y participer !

Et puis il y a les ruptures "modernistes".
Olivier Rollot, « Edtech » : comment financer les startup de l’éducation ?Les « edtech » françaises, les start up de l’éducation, ont besoin d’être financées. C’est la mission que s’est donnée le fonds Educapital qu’a créé en 2017 Marie-Christine Levet.”

La start-up s’installe aux États-Unis. “Mimbus est une start-up qui développe des outils dédiés à l’apprentissage virtuel des métiers manuels (« La Dépêche » du 21 janvier). La société basée à Saint-Jean vient d’ouvrir une antenne à Chicago destinée à pénétrer le marché américain.”

Sur Radio-Canada, Des robots au service de l’apprentissage scolaire. “Deux projets pilotes démontrent combien le recours à des robots humanoïdes en milieu scolaire peut être utile à l’apprentissage.”

Et pendant ce temps, en Belgique, Face à la pénurie de profs, Schyns songe à rappeler les pré-retraités.


Orientation

Réforme de la formation : où va l’orientation ?En matière d’orientation, la communication du gouvernement relative à la transformation du système de formation s’est concentrée sur l’évolution du conseil en évolution professionnelle. Le projet de loi sur la liberté de choisir son avenir professionnel, présenté en Conseil des ministres, vendredi 27 avril, contient cependant d’autres dispositions de nature à réformer le système d’orientation. Explications.”

Lycée : Le SNES annonce de 7 à 10% des postes supprimés. “Ce sont "de 7 à 10% des heures de cours" qui seront supprimés avec la réforme du lycée, nous a déclaré Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes Fsu le 3 mai. Le Snes manifestait avec plusieurs syndicats (Fsu, Cgt, Sud, FO) dans le cadre d’une mobilisation en convergence avec les cheminots. Dans le cortège éducation, quelques centaines d’enseignants mais aussi des personnels des CIO et de l’Onisep.”

Et puis mes articles sont présentés par le Café pédagogique : Orientation : L’analyse de Bernard Desclaux. “" Un nouvel espace de régulation avec très peu de contrôle d’état s’organise". Sur son blog Bernard Desclaux, directeur honoraire de CIO, décrypte la nouvelle organisation de l’orientation scolaire telle que le projet de loi sur la formation la dessine. Après avoir dénoncé "le complot" contre APB, avec de solides arguments à l’appui, il montre que la réforme construit une nouvelle orientation et dans une certaine mesure un nouveau système scolaire.”


Supérieur

Les résultats du bug de l’an 2000 vont se faire sentir...
Universités : 150 000 étudiants de plus en 2026 par Xavier Molénat. “Voilà de quoi donner des sueurs froides aux personnels universitaires en train de s’arracher les cheveux sur la mise en oeuvre de ParcourSup ! Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation vient en effet de publier les projections des effectifs dans l’enseignement supérieur d’ici à 2026. La leçon principale de l’exercice, c’est que les universités doivent se préparer, malgré la difficulté de la situation actuelle, à accueillir un nombre fortement croissant d’étudiants dans les années à venir.”

Boom boum crac, Université : les bébés de l’An 2000 vont bousculer la rentrée 2018, par Lucas Mediavilla.

15.000 nouveaux étudiants attendus à l’université à la rentrée 2018 par Laura Taillandier. “INFOGRAPHIE. 65.000, c’est, au total, le nombre d’étudiants supplémentaires que devrait compter l’enseignement supérieur à la rentrée 2018, selon les prévisions du ministère de l’Enseignement supérieur. Une nouvelle hausse, après l’augmentation de 1,4 % des effectifs à la précédente rentrée.”

Et pendant ce temps la modernité se poursuit...
Le gouvernement de l’Ontario élargit l’accès au contenu d’apprentissage en ligne de LinkedIn à la province entière. “Pour la première fois, les étudiants des 44 universités et collèges de l’Ontario peuvent bénéficier de cours en ligne disponibles sur Lynda.com, une entreprise LinkedIn. Grâce à une collaboration entre LinkedIn, eCampusOntario et le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle (MESFP) de l’Ontario, plus d’un million d’étudiants, d’enseignants et d’employés du niveau postsecondaire en Ontario peuvent maintenant accéder à du contenu d’apprentissage de calibre mondial par l’entremise de Lynda.com.”


Interrogations

Violences du 1er-Mai : centralien, fils de chercheur au CNRS... des prévenus aux profils étonnants. “Les premières comparutions immédiates après les violences du 1er-Mai à Paris ont eu lieu le jeudi 3 mai. Devant le tribunal, le profil de certains prévenus est étonnant : parmi eux, un centralien payé 4 200 euros par mois.”
Et vivent les présupposés, vous avez le choix :
- les riches n’ont pas de droit à la révolte
- il n’y a que les cons qui sont violents
...

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 545 - Accompagner en pratiques
Dossier coordonné par Rachel Harent et Xavier Dejemeppe
mai 2018
Qu’est-ce qu’accompagner au sein et hors de la classe ? Qu’en est-il de l’accompagnement personnalisé ? Comment l’accompagnement vise-t-il à construire l’autonomie de l’élève ? Ce dossier interroge le sens donné aujourd’hui à l’accompagnement de tous les élèves par les enseignants et aussi par les coéducateurs.

N° 544 - Les écrits de travail des élèves
Dossier coordonné par Jacques Crinon et Hélène Eveleigh
mars-avril 2018
À l’école, on n’écrit pas toujours beaucoup, car on est trop souvent dans la logique de production d’un écrit bien fait, qui sera évalué ou communiqué. Or, le langage écrit est aussi un instrument intellectuel, au service du travail quotidien des élèves. Comment les faire écrire davantage ?