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Revue de presse du vendredi 4 juillet

L’année est finie, puisque le bac a livré son verdict — Drame d’Albi : une presse sous le choc — Perspectives d’avenir


Dernière revue de presse de cette année scolaire, placée sous le double signe de la fin d’année, avec les premiers résultats du bac, et de l’avenir, avec la publication de l’intégralité du rapport sur la mise en oeuvre de la Refondation, remis au ministre par la Dgesco. Une revue par ailleurs endeuillée par le drame survenu dans une école élémentaire d’AlbI ;


L’année est finie, puisque le bac a livré son verdict

Bac 2014 : les résultats pourraient être « un peu moins bons », prévient Hamon. "Selon lui, ces résultats doivent nous amener à réfléchir au processus d’évaluation. « Mon objectif c’est qu’on ait une évaluation au cours de la scolarité qui soit davantage au service des progrès, qui permette de mesurer les progrès accomplis et les progrès à accomplir », a-t-il ajouté."

Les résultats du Bac, une des rares bonnes nouvelles pour l’Education nationale Louise Tourret précise avec humour : "Si c’est mieux pour les élèves de terminale de décrocher le bac que de sortir de l’école sans rien, il semble qu’au moins, ces taux de réussite éclatant restent les seuls dont l’école peut encore s’enorgueillir. Comme si une des dernières fonctions du bac était de nous rassurer. Le bac tient les murs de l’école et permet à l’Éducation nationale de communiquer sur du positif au moins une fois dans l’année (la rentrée remplit aussi un peu cette fonction). Et même si une pause dans la progression permet de communiquer positivement, et au ministre de déclarer que « le bac ne se donne pas, le seul problème c’est que cette augmentation des chiffres ne pourra durer éternellement. Si on suit la courbe, dans dix, quinze ans on devrait dépasser les 100% de réussite… "
Et un peu d’auto-promo pour cette dernière revue de l’années scolaire." ya pas d’réison". Lionel Jeanjeau s’interroge sur La valeur du bac ?. Sa conclusion : "Non décidément, nous ne sommes pas justes avec le bac. L’institution scolaire, en demandant à ce qu’un nombre croissant délèves décrochent le diplôme est dans l’erreur : pour que le bac garde quelque valeur, il faut qu’il soit sélectif, et que les perdants sentent bien le poids de leur déconsidération. Tu manques la mention ? Tu n’auras pas d’argent ! Voilà un principe sain, auquel nous ferions mieux de réfléchir plutôt que de nous battre pour une utopique et irresponsable égalité. Heureusement que la finance est là pour nous rappeler que les enseignants conservateurs sont dans le vrai : si tout le monde a le bac, il ne vaudra plus rien, alors vite, recréons une hiérarchie des réussites. Sinon, comment fera le CIC pour recruter ses futurs cadres ?"


Drame d’Albi : une presse sous le choc

Le Monde annonce qu’Une institutrice tuée à Albi par une mère d’élève souffrant de « troubles psychologiques ». "Les faits se sont déroulés vers 9 heures, à l’ouverture des classes dans l’école publique Edouard-Herriot, situé dans le quartier Lapanouse, une zone urbaine sensible près du stadium municipal. Une mère d’élève munie d’un couteau a poignardé une instutrice devant ses élèves de grande section de maternelle." 109 réactions à 18 heures sur cette page.. Et l’Express a organisé un live sur son site Internet : EN DIRECT. Institutrice poignardée à mort : la mère souffrirait de troubles psychiatriques
et sur la page du Nouvel Observateur Une enseignante poignardée à mort à Albi, "un drame abominable" il y avait également vers 18 heurs 102 réactions.

"Le ministre de l’Education nationale Benoît Hamon « a immédiatement interrompu ses activités pour se rendre sur place afin d’adresser ses condoléances aux proches de l’enseignante et pour leur apporter son soutien », a indiqué un porte-parole du ministère." annonce Sud-Ouest sous un titre pour le moins curieux : Education : la venue de Benoît Hamon à Pau retardée ?


Perspectives d’avenir

Pour la Dgesco, tout reste à faire à porpos de la refondation. "Mediapart publie l’intégralité du dossier confidentiel remis au nouveau ministre de l’éducation nationale. C’est un bilan sans fard des réformes engagées : le collège est en pleine crise, la création de 60 000 postes n’est pas acquise, les équations budgétaires sont intenables. Ce document préfigure ce qui devrait se passer sur le front de l’éducation ces trois prochaines années." Pour les abonnés : Education : un rapport interne dresse un sombre autoportrait. Pour ceux qui ne le sont pas Allez voir le blog La fabrique de l’Orientation.
BFMTV annonce que Le Medef avance des propositions sur l’apprentissage et les présente.
Le gouvernement "socialiste" créé un nouveau label pour les écoles privées de l’enseignement supérieur (décret du 18 juin 2014). “L’Etat vient d’annoncer, à travers un décret publié au Journal officiel de la République française (Décret n° 2014-635 du 18 juin 2014 relatif aux établissements d’enseignement supérieur privés d’intérêt général et au comité consultatif pour l’enseignement supérieur privé), la création d’une toute nouvelle qualification pour les établissements d’enseignement supérieur privés.

La plupart des universités n’existeront plus dans 20 ans annonce l’Express : “La hausse des coûts de l’enseignement, l’évolution du marché du travail et la généralisation de l’internet sont les trois forces qui permettent d’augurer d’une révolution dans le monde de l’enseignement supérieur, affirme le magazine libéral The Economist.
Sur Educpros, interview de Bernard Belletante (EM Lyon) : "Toutes les écoles de management n’arriveront pas à survivre au niveau mondial dans les 10 ans à venir".

Et puis l’été sera chaud suite à l’annonce faite par le Café pédagogique de ce matin : Le ministère décrète la fin du redoublement. "Ce projet de décret a été écarté suite à une intervention du Snalc. " Nous avons fait remarquer que le décret proposé entrait en contradiction avec la loi et avons obtenu que l’écriture du décret soit revue", explique le Snalc. En effet l’article D 331-32 du Code de l’éducation stipule que "le conseil de classe émet des propositions d’orientation, dans le cadre des voies d’orientation définies par l’arrêté mentionné à l’article D. 331-36, ou de redoublement". Et le R 421-51 précise que "le conseil de classe se prononce sur les conditions dans lesquelles se poursuit la scolarité de l’élève". Pour le Snalc, "si le redoublement n’est pas la panacée, le fait de n’y proposer aucune alternative crédible ne risque pas d’améliorer la situation, bien au contraire. On ne peut faire dépendre l’avenir des élèves en difficulté d’une simple logique comptable."
Pour Claudie Paillette, du Sgen Cfdt, "quand un redoublement est pris contre l’avis de la famille on peut être sur que ça ne marchera pas". Elle estime qu’avec les PPRE et l’accompagnement personnalisé, l’éducation nationale est armée pour faire progresser les élèves en difficulté. "On fait le pari qu’avec une bonne utilisation des cycles, on n’aura plus besoin du redoublement", nous a-t-elle dit. "La suppression du redoublement ne nous pose pas de problème", nous a dit Christian Chevalier, secrétaire général du Se-Unsa. Mais son organisation reconnait qu’il y a un problème juridique. "La Dgesco va remettre le décret en conformité avec la loi mais en gardant l’esprit du texte". Le redoublement c’est bien terminé.
"


La revue s’arrête pour cette période de vacances. Bon repos à toutes et à tous. Et à bientôt.

Lionel Jeanjeau et Bernard Desclaux

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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Les portraits de Monique Royer


Hors-série numérique 35
Ils enseignent en classe d’accueil, au Liban, à des élèves handicapés. Ils utilisent un blog, de la couleur ou les volcans. Ils sont enseignants, chef d’établissement, journalistes. Ce sont dix-neuf portraits d’enseignants et d’acteurs de l’école que l’on découvre dans ce dossier

Enseignant : un métier qui bouge
N° 514 Coordonné par Michèle Amiel et Yannick Mével juin 2014

Tous les enseignants expérimentés le disent : ce n’est plus comme avant, le métier change. Allons voir de plus près ce qui évolue, comment le métier change, comment ces évolutions pourraient être accompagnées par l’institution, à toutes les échelles, en quoi elles vont dans le sens de l’essentiel : mieux faire apprendre les élèves.

École et territoires

Hors-série n°Cahiers d’Éducation & Devenir n° 21 - fevrier 2014

Publication disponible uniquement au format numérique (PDF), en téléchargement depuis notre site.
L’école doit devenir partie prenante des territoires afin que se bâtissent alliances et fédérations. Tous les temps et les lieux éducatifs dans le territoire peuvent contribuer à l’acquisition par tous d’un socle commun, à la réduction des inégalités.