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Revue de presse du vendredi 30 juin 2017

Dépenses — Médiateur — Evaluation

Dernière revue de presse de la saison en ce 30 juin. Mais pas sûr que l’actualité éducative parte en vacances. Enfin, aujourd’hui il sera question de dépenses des ménages, du rapport du médiateur qui prend APB dans son viseur, et d’interrogations sur l’évaluation.


Dépenses

Les parents français dépensent très peu pour l’éducation de leurs enfants. “La dépense moyenne des parents français en matière d’éducation est d’environ 15 000 euros par enfant. C’est le montant le plus bas des 15 pays interrogés dans un rapport publié par la banque HSBC.”

Les « bons » collèges font monter les prix de l’immobilier. “Les familles sont prêtes à débourser davantage pour être assurées que leurs enfants seront scolarisés dans les établissements à la meilleure réputation.”


Médiateur

Le médiateur vient de remettre son rapport annuel.
Le Monde relève que L’intégration des élèves handicapés à l’école reste à faire. “Malgré une scolarisation en hausse, le médiateur de l’éducation nationale estime que trop d’obstacles persistent.”
Mais toute la presse relève tout autre chose !
Le médiateur de l’éducation nationale dénonce la solitude des familles face à APB. "Dans son rapport annuel remis jeudi, le médiateur de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur se fait l’écho des réclamations reçues lors de la session 2016 d’APB."

Orientation des bacheliers : Le médiateur de l’Education nationale tape aussi sur APB. “Claude Bisson-Vaivre constate la défiance des familles envers la plateforme et propose de nombreuses idées pour l’améliorer…

APB : le médiateur de l’Education nationale saisi 137 fois en 2016.

APB : le médiateur de l’Education veut former les enseignants. “Rendre le portail Admission-postbac plus lisible, plus transparent et en adéquation “fidèle” avec la réglementation : voilà les objectifs de Claude Bisson-Vaivre, médiateur de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. Dans son rapport annuel au ministère, rendu public jeudi 29 juin 2017, il propose plusieurs pistes en ce sens, dont une formation accrue des enseignants pour mieux accompagner les familles.”

Le médiateur de l’éducation nationale veut améliorer APB. “« Voilà un outil qui fonctionne mais qui n’a pas été adapté à l’augmentation des effectifs », explique le médiateur. Face à ce constat, il propose d’intégrer de nouvelles formations (écoles privées, Paris Dauphine…) dans le système APB « pour tendre à l’exhaustivité ». « Il faut pouvoir obtenir de ces formations qu’elles fassent connaître la liste de leurs étudiants, ce qui permettrait de libérer les places rapidement et de satisfaire les autres plus vite », poursuit-il.
Le médiateur suggère également de mettre fin à la surréservation : alors que les établissements ne peuvent recevoir qu’un nombre limité d’élèves, il y a dans certaines filières davantage d’étudiants retenus que de places disponibles, par anticipation de futurs désistements. La médiation a par exemple reçu la réclamation d’une élève acceptée en BTS qui s’est vu refuser l’accès à l’établissement car 40 élèves avaient été inscrits, contre les 35 que pouvait accueillir la filière
.”

La sélection, un défi pour l’enseignement supérieur à la française. “DÉCRYPTAGE - D’un côté, les grandes écoles sélectionnent sévèrement à l’issue des classes préparatoires. De l’autre, les universités publiques sont accessibles à tout bachelier. Depuis deux ans s’ajoute la pratique du tirage au sort aux portes de filières réputées comme médecine et droit.” Mais réservé aux abonnés.

Admission post-bac : "Il ne faut pas écarter les jeunes de l’entrée dans l’enseignement supérieur", défend l’UNEF. “Après la deuxième phase de réponses d’APB, près de 117 000 lycéens sont toujours sans affectations. Une situation "inquiétante voire alarmante" pour Lilâ Le Bas, présidente de l’UNEF.” Texte et vidéo de l’émission.

Emission sur FranceCulture APB, symptôme d’un système en surchauffe par Marianne Rubinstein. “Durant la campagne, Emmanuel Macron a repris à son compte la proposition de la conférence des présidents d’Université, visant à mettre en place des pré-requis à l’entrée à l’université. Mais les syndicats étudiants y sont fermement opposés, y voyant une sélection déguisée à l’entrée. La route de la réforme est donc étroite : certes, le système peut et doit être amélioré, mais qu’est-il prévu pour accueillir ces 350 000 étudiants supplémentaires, au-delà de la sanctuarisation du budget des universités ? Héritage du XXe siècle, l’enseignement supérieur public en France n’est pas un marché, mais avant tout un droit garanti par la quasi-gratuité des études. Emmanuel Macron devra y être particulièrement attentif, dans un pays où un jeune sur trois a voté pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de l’élection présidentielle. D’autant que le succès et l’originalité de mai 68 fut d’opérer la jonction entre le monde étudiant et celui du travail, dont on ne sait pas encore comment il réagira aux réformes à venir.”


Evaluation

EXAMENS Du CAP au doctorat Le chamboule-tout des diplômes. “Derrière le projet de réforme du baccalauréat, c’est l’ensemble des diplômes, du CAP au doctorat, qui pourrait connaître un véritable chamboule-tout dans un pays qui célèbre volontiers le culte du diplôme.” “Le débat entre sélection et élévation des qualifications est loin d’être clos.”

Sciences po revoit sa procédure d’entrée en master pour attirer des profils "moins littéraires". “Une évolution qui s’inscrit dans le droit fil de la politique de Frédéric Mion, le directeur depuis 2013. Le successeur de Richard Descoings (qui avait dirigé l’IEP pendant seize ans) a fait de l’élargissement de l’éventail des profils et de l’égalité des chances son cheval de bataille. Dès 2013, quelques mois après son arrivée à la tête de l’école, il supprimait du concours d’entrée l’épreuve de culture générale, jugée discriminante.”

Bernard Desclaux et toute l’équipe de la revue de presse vous souhaitent de belles et bonnes vacances.


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 537 - Classes inversées

Dossier coordonné par Françoise Colsaët et Héloïse Dufour
mai 2017

La classe inversée, on en parle beaucoup, des partisans enthousiastes et des opposants décidés s’opposent. Est-ce une mode passagère, un gadget pédagogique, ou l’amorce d’un changement de fond ? Au-delà des définitions (trop) simples, ce dossier s’attache à mieux cerner ce qu’est la classe inversée.

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.

Et aussi, peuvent être utiles par les temps qui courent...

N° 532 - Justice et injustices à l’école
Dossier coordonné par Marie-Christine Chycki et Émilie Pradel
novembre 2016

L’école est traversée par tous les débats qui agitent la société. La question de la justice y est particulièrement vive et le sentiment d’injustice très prégnant chez tous les acteurs aux prises avec l’institution. Entre la subjectivité du sentiment et les conditions objectives des injustices vécues à l’école, quelles réponses pouvons-nous apporter ?

N° 530 - Former les futurs citoyens

Dossier coordonné par Laurent Fillion et Pascal Thomas
juin 2016

Mise en place du nouveau socle commun, de l’enseignement moral et civique : l’éducation à la citoyenneté, thème souvent abordé par les Cahiers pédagogiques, revient au cœur des préoccupations. De quelle éducation à la citoyenneté parle-t-on ? Comment ne plus la confondre avec une éducation au civisme et à la civilité ?