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Revue de presse du vendredi 3 février 2017

Du vrac, en v’la du vrac !


Une courte revue pour terminer cette semaine. Certains se préparent sans doute pour les vacances. donc une petite collecte de textes, en vrac, mais bien intéressants tout de même.


Du vrac, en v’la du vrac !

On commencera par des propos sur le numérique.
C’est une démarche ambitieuse et exigeante pour l’enseignement scolaire, c’est aussi une ambition pour notre pays : devenir un leader scientifique dans le domaine du numérique éducatif.” Une tribune signée par Mme Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, M. Louis Schweitzer, Commissaire général à l’investissement, M. Pierre-René Lemas, directeur général de la Caisse des Dépôts, M. Jean-Marc Monteil, chargé d’une mission interministérielle sur le numérique éducatif. Le numérique à l’école, un investissement d’avenir. “Présent aujourd’hui dans tous les domaines de l’activité humaine, le numérique s’installe comme un facteur déterminant de l’évolution des modes de vie, professionnels comme privés, individuels comme collectifs. L’organisation du travail, la formation, la santé, par exemple, sont transformées par l’utilisation et les développements du numérique. Le répertoire comportemental de chacun d’entre nous s’en trouve ou s’en trouvera modifié, de même que nos façons de penser, de percevoir et de partager le monde dans lequel nous vivons.”

Bruno Devauchelle dans le Café pédagogique : Pédagogie, la belle endormie...Une question : le numérique aurait-il réveillé la question pédagogique qui doucement s’endormait ? A regarder le nombre impressionnant de liens faits entre les deux, on ne peut que constater une relation. Ces liens se font non seulement dans les discours (cf. JM Fourgous ou V Peillon), mais aussi dans les actes (Mooc, classes inversées etc.). Les connaisseurs de l’histoire de la pédagogie, et aussi du numérique, constatent cependant que ce qui apparaît comme nouveau ne l’est que par rapport aux actions en cours mais pas en regard de l’histoire. Ainsi de l’enseignement mutuel à la classe inversée, ou encore de Usenet au web 2.0, dans les deux cas on observe une résurgence de pratiques antérieures, actualisées, amplifiées, facilitées. Si le numérique est le plus récent, ce descendant social de l’informatique a réussi à réveiller une belle endormie pédagogique.”

« Le système scolaire conserve une logique de moule ». Les propos recueillis par Denis Peiron du Délégué général du laboratoire d’idées Vers le haut, Marc Vannesson analyse une nouvelle étude « Insee première » portant sur la trajectoire des jeunes depuis la 6e jusqu’à leur entrée dans l’âge adulte. Entre autre : “L’étude de l’Insee prouve-t-elle l’incapacité du collège et du lycée à combattre les difficultés scolaires qui se sont installées ?” demande Denis Peiron. Et Marc Vannesson répond : “Elle vient confirmer une situation regrettable : notre système scolaire n’est pas capable de s’adapter à la situation d’un jeune tant qu’il n’a pas totalement décroché. Une fois que l’élève est en rupture, on peut s’appuyer sur des dispositifs qui ont fait leurs preuves, notamment les micro-lycées, dont le nombre a augmenté ces dernières années. Mais auparavant, on conserve une logique de moule dans lequel tout le monde doit entrer, on ne parvient pas à faire du sur-mesure…

La constante macabre fait son retour au Colloque Antibi : Quelle continuité pour l’évaluation après 2017 ?Les politiques éducatives survivent-elles aux alternances politiques ? Rarement. La question est devenue centrale lors du colloque organisé par le Mouvement contre la constante macabre (MCLCM), créé par André Antibi, le 2 février. Un colloque en chansons, en témoignages, en promesses de continuité mais aussi de ruptures. Même si le MCLCM bénéficie du soutien de tous.”
Mais aussi sur le terrain, ainsi, L’évaluation sans piège pour les élèves fait son chemin. “Paris - L’évaluation des élèves par des contrôles de connaissances sans piège, destinés à les faire mieux travailler en les mettant en confiance, se développe, s’est réjoui jeudi le professeur André Antibi, fondateur du "Mouvement de lutte contre la constante macabre" (MLCCM).”

Et Philippe Meirieu rappelle sur le Cafépédagogique : Les enfants ont besoin des institutions. “Commentant la multiplication des structures privées "épanouissantes", Philippe Meirieu évoque les finalités éducatives dans Le Parisien. "Des familles veulent reprendre le pouvoir sur des institutions qu’elles estiment oppressantes. Mais les enfants ont besoin de contraintes, qui les aident à se dépasser. Il est illusoire de penser que l’enfant apprend seul. Ce système ne peut marcher que pour ceux qui bénéficient par ailleurs d’une très bonne éducation... et qui n’ont finalement pas besoin d’école pour réussir. Mais pour tous les autres, qui grandissent dans des environnements moins favorisés, un cadre sécurisant est tout à fait nécessaire... S’il n’y a pas de cadre, c’est un phénomène de séduction qui structurera l’enfant".

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Enseigner les langues aujourd’hui
N° 534 - Enseigner les langues aujourd’hui
Dossier coordonné par Soizic Guérin-Cauet et Hélène Eveleigh
janvier 2017
Apprendre une langue étrangère, c’est à la fois une évidence pour tous et une difficulté pour chacun. Et les études internationales ne font que confirmer que les Français seraient mauvais en langues. Quelles sont les pratiques qui permettent à l’apprentissage des langues vivantes d’être bénéfique pour nos élèves ?

N° 533 - Créer et expérimenter en sciences et technologie

Dossier coordonné par Évelyne Chevigny et Roseline Ndiaye
décembre 2016
L’enseignement des sciences expérimentales s’est considérablement renouvelé. Ces changements ont visé à mettre l’élève au centre, en prenant en compte les travaux de la didactique ainsi que les réflexions sur le bagage intellectuel de base pour tout citoyen du XXIe siècle, au cœur d’une société basée sur les sciences et les technologies.