Accueil > L’actualité vue par le CRAP > Les revues de presse > Revue de presse du vendredi 27 janvier 2017


JPEG - 26.3 ko

Revue de presse du vendredi 27 janvier 2017

Présidentielles — Polémiques — Ressources

L’éducation s’infiltre dans la présidentielle, à petits pas. La polémique des programmes de SES vont bon train tandis que quelques décisions tombent des Hautes instances. Pour finir une ressource.


Présidentielle

L’affaire de l’emploi fictif s’invite dans l’actualité éducative. B. Girard sur son blog Histoire, Ecole et Cie remarque, Fillon promeut l’éducation morale et civique... pour les élèves uniquement. “Valeurs collectives, mérite, effort, respect des autres, valeurs morales etc : ces grands principes tirés du projet éducatif de Fillon pour la présidentielle prennent aujourd’hui une signification singulière, alors que leur promoteur se trouve empêtré dans une affaire qui ne met guère en valeur son sens de la morale ni son respect des autres.”
Primaire à gauche : quelle École pour Benoît Hamon et Manuel Valls ? Par Julie Guesdon. “Peu débattue, la question de l’Éducation est pourtant majeure pour Benoît Hamon et Manuel Valls. Les finalistes veulent tous deux poursuivre le projet de refondation de l’École.”

Enseignement de l’occitan : l’acte fondateur de Najat Vallaud-Belkacem. “« Adishat Najat Vallaud » Belkacem », « au revoir » Mme la ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’était le mot de la fin, hier matin, alors que la ministre prenait congé des élèves du cours préparatoire, dont les leçons sont dispensées en occitan le matin et en français l’après-midi par l’enseignante Claire Courtial à l’école élémentaire Peire Godolin. L’école qui accueille près de 130 élèves a quelque peu bousculé son emploi du temps pour la venue de Najat Vallaud-Belkacem, accompagnée d’élus toulousains, de représentants de la région Occitanie et de l’académie de Toulouse.”


Polémiques

Le programme de SES est toujours sur la sellette !
Lycée : la tension monte de nouveau sur les programmes d’économie. Par Marie-Christine Corbier. “L’Académie des sciences morales et politiques présente, lundi, son « diagnostic » sur l’enseignement de l’économie dans les lycées, avant de faire des « propositions », fin février".

Economie au lycée : les avis divergent sur une éventuelle révision des programmes, toujours par Marie-Christine Corbier “Les programmes de sciences économiques et sociales doivent-ils évoluer ? Le Medef le pense. En juin, son vice-président, Thibault Lanxade, estimait que « tout (devait) être fait pour insuffler l’esprit et le goût d’entreprendre le plus tôt possible, par un enseignement en phase avec la réalité quotidienne des entreprises ». L’initiative de l’Académie des sciences morales et politiques (ASMP) relance le débat sur l’intérêt de le modifier. Les avis sont partagés, y compris parmi les économistes sollicités par l’ASMP pour se prononcer sur les manuels de lycée. « Je n’ai pas trouvé de biais idéologique », écrit Olivier Blanchard, ex-économiste en chef du FMI, ni « d’attaque en règle du système capitaliste ».”

Sciences économiques et sociales : l’allégement des programmes en seconde a ravivé la discorde. “Un avis sur l’enseignement de l’économie au lycée, demandé par le ministre de l’éducation nationale, est attendu prochainement.” “C’est « le » rapport censé mettre tout le monde d’accord. Pour apaiser la vieille querelle idéologique autour des sciences économiques et sociales (SES) au lycée, qui a connu, à l’été 2016, un nouveau sursaut, la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, avait chargé deux instances de lui remettre un « avis » sur l’enseignement des SES pour la fin janvier. Mais comme, dans cette discipline, la notion de consensus n’est toujours pas au programme, les travaux ont pris du retard. Il faudra sans doute attendre mars, pas avant.”

L’autre affaire, c’est le contrôle du privé hors-contrat.
Le Conseil Constitutionnel préserve la liberté de l’enseignement. “Le Conseil Constitutionnel vient de répondre à la saisine parlementaire concernant la loi Égalité et Citoyenneté. Il déclare notamment inconstitutionnel le régime d’autorisation préalable pour les établissements d’enseignement privés, au nom de la liberté de l’enseignement.” Les attendus.

La Croix : Le contrôle des écoles hors contrat ne sera pas renforcé par Denis Peiron. “C’est un revers pour le gouvernement. Sa vaste loi Égalité et citoyenneté – une loi « fourre-tout », déplorent certains – est ressortie altérée de son passage devant le Conseil constitutionnel, jeudi 26 janvier.
Saisie par un groupe de parlementaires de l’opposition, cette instance a notamment censuré un article portant sur la création et le contrôle des écoles hors contrat, des établissements qui ne sont pas tenus de respecter les programmes de l’Éducation nationale et dont les professeurs ne sont pas rémunérés par l’État
.”

Du coup, déclaration de N. Vallaud-Belkacem : Inspections renforcées dans le hors contrat. “« Il faudra reprendre ce combat ». Interrogée par le Café pédagogique sur la décision du Conseil constitutionnel qui a annulé l’article de la loi Egalité et citoyenneté qui soumettait à autorisation l’ouverture des écoles privées hors contrat, la ministre a souligné la nécessité de ce texte. Elle a aussi annoncé le renforcement des inspections dans ces établissements.”

Et pendant ce temps, Les écoles privées Espérance banlieues essaiment, leur succès interroge. “Les détracteurs de cette école alternative dénoncent ses accointances avec les milieux catholiques traditionalistes, Espérance banlieues étant abrité par la Fondation pour l’école dirigée par Anne Coffinier, proche de La Manif pour tous. [...] Jusque là, Espérance banlieues s’est implanté dans des communes classées à droite comme Montfermeil (Seine-Saint-Denis) ou Roubaix. Mais selon M. Mestrallet, des communes de gauche comme Dijon ou Les Mureaux (Yvelines), sont intéressées.
Et d’évoquer un "mouvement de la société civile" qui se place "en dehors de l’échiquier politique" et agit par "pure philanthropie"
.”

Conseil de discipline : Peut-on prendre un avocat ? La réponse vient de tomber. “"Attendu que l’arrêt énonce, d’abord, à bon droit, que l’article 6 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales n’est pas applicable à un organe de discipline, ensuite, que l’article 12 du règlement intérieur de l’établissement ne prévoit pas la présence d’un conseil aux côtés de l’élève convoqué devant le conseil de discipline, lequel peut se faire assister par deux délégués de classe et un autre élève du lycée choisi par lui, enfin, qu’après deux reports successifs à la demande des consorts X... pour prendre connaissance du dossier, Delphine X... avait choisi délibérément de ne pas se présenter devant le conseil de discipline, compte tenu du refus qui lui avait été opposé par l’établissement de se faire assister par un avocat... ; aucune faute n’avait été commise par l’association dans la procédure d’exclusion". Par un arrêt du 11 janvier 2017, la Cour de cassation a repoussé le droit d’un élève à se faire accompagner par un avocat au conseil de discipline d’un établissement privé.”


Ressources

Jean-Pierre Véran, « Vivre les valeurs du service public », Revue internationale d’éducation de Sèvres [En ligne depuis le 01 décembre 2016.

Bon week-end.
Bernard Desclaux


***/


JPEG - 20.3 ko

Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Enseigner les langues aujourd’hui
N° 534 - Enseigner les langues aujourd’hui
Dossier coordonné par Soizic Guérin-Cauet et Hélène Eveleigh
janvier 2017
Apprendre une langue étrangère, c’est à la fois une évidence pour tous et une difficulté pour chacun. Et les études internationales ne font que confirmer que les Français seraient mauvais en langues. Quelles sont les pratiques qui permettent à l’apprentissage des langues vivantes d’être bénéfique pour nos élèves ?

N° 533 - Créer et expérimenter en sciences et technologie

Dossier coordonné par Évelyne Chevigny et Roseline Ndiaye
décembre 2016
L’enseignement des sciences expérimentales s’est considérablement renouvelé. Ces changements ont visé à mettre l’élève au centre, en prenant en compte les travaux de la didactique ainsi que les réflexions sur le bagage intellectuel de base pour tout citoyen du XXIe siècle, au cœur d’une société basée sur les sciences et les technologies.