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Revue de presse du vendredi 25 mars 2016

Le système — Business, pédagogie et numérique — Enseignement supérieur —


Des infos et des bilans du système. Et puis le numérique fait son business, y compris dans l’enseignement supérieur.


Le système

Interview dans le Progès : Najat Vallaud-Belkacem : « Les rythmes scolaires sont actés ». “Tacles au Président de région Rhône-Alpes-Auvergne Laurent Wauquiez, bilan positif des rythmes scolaires, effort salarial pour les professeurs des écoles : la ministre de l’Éducation, en visite dans la région, passe à l’offensive.”

Et Catherine Chabrun propose Le temps des bilans sur son blog de Médiapart. “Que ce soit dans ses interviews, ses articles ou ses interventions, la ministre de l’Éducation nationale dresse le bilan de la Refondation de l’école, elle prépare ainsi la fin du quinquennat et la possible réélection de François Hollande. La Refondation serait terminée… et réussie.”

Dans sa série de documents, OZP fait le point sur Les apports de l’éducation prioritaire à la transformation du système éducatif, et en particulier sur LA NOTION D’EXCELLENCE, en proposant un rappel historique des textes officiels charnières.

Au BOEN vous trouverez le Programme d’activité 2016 de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance, un programme fleuve !

Alain Rousset, le président de région, fait de l’apprentissage l’une des priorités de son mandat. Interview du président de région.

Pour l’Etudiant, à propos de la Loi Travail : les apprentis, entre indifférence, colère et grève par procuration. “On ne les entend pas et ils seront pourtant les premiers concernés par la loi Travail. Salariés en apprentissage, les alternants ont déjà un pied dans le monde professionnel. L’Etudiant leur donne la parole.”


Business, numérique et pédagogie

Bruno Devauchelle : Le numérique et les examens. “Si l’on impose l’usage de l’informatique et d’Internet aux et dans les examens, les élèves ou les étudiants auront-ils de moins bons résultat ? Qu’en sera-t-il s’ils n’utilisent pas ces moyens pendant les enseignements et en dehors ? A cette question, apparemment absurde, on ne peut répondre que d’une seule manière : si l’on impose les moyens numériques dans les examens, ceux qui ne les utilisent pas en classe ou en dehors ne parviendront pas à réussir les épreuves. Prenons maintenant la proposition inverse : si l’informatique et internet sont interdits pour les examens, leur usage en cours et à domicile aurait-il un effet sur la réussite aux examens ? Si nous sommes un peu rigoureux, la réponse sera de même nature que la précédente : le non alignement pédagogique entre l’enseignement et son évaluation provoquent des effets "contrastés". Ceux qui ne sont pas conformes dans leurs apprentissages aux modalités d’évaluation auront de moins bons résultats.... On pourrait décliner cela de manière plus radicale en disant que ceux qui n’ont pas suivi les enseignements correspondants à l’évaluation ont de bonne chance d’échouer... aussi absurde que naïve, cette réflexion doit pourtant être prise en compte.”

Nous réinventons l’espace d’enseignement avec les classes numériques, rencontre avec Henry Gerente et Philippe Baracetti, le premier est Directeur Général de la société Datech du Groupe Tech Data et le second est Business Unit Director de TD Maverick.

Après Microsoft, Amazon plébiscité par l’Education nationale ? Editeurs irrités après un accord de formation à l’auto-édition pour enseignants sur Arrêt sur images.

Yann propose une réponse à cette peur : Amazon, le prof et Canopé. “Face à de telles incohérences, et compte tenu de l’inexistence de moyens académiques permettant de faire le travail, le professeur se débrouille seul. Ça tombe bien. C’est ce qu’il a toujours fait. Dans les années 90 avec son traitement de texte. Aujourd’hui, en créant son ePub, son iba, son mobi ou son PDF. Parfois en travaillant de concert avec d’autres enseignants (Sésamath, lelivrescolaire.fr) mais enfin il y a de la place pour de petites initiatives ponctuelles, individuelles, quasi artisanales. Et c’est là que l’auto-édition prend tout son sens. En dehors de toute politique. C’est comme ça depuis le début. En somme, l’enseignant avait déjà été un peu ubérisé par l’institution elle-même, qui le laisse se débrouiller. La porte était ouverte. Amazon y est entrée.”

Deux infos sur sur Google. Elle financera l’éducation aux médias des jeunes en Suisse. “Pro Juventute et Google ont signé un partenariat pour aider les jeunes à gérer les nouveaux médias de manière compétente et responsable. Le développement d’un moyen de tester leurs connaissances médiatiques est en cours de développement.”

Mais aussi, l’entreprise ouvre sa plateforme de machine learning au public. Et en profite pour annoncer l’arrivée d’une nouvelle API pour la reconnaissance vocale. “Nombreux sont ceux qui utilisent les services de la plateforme Google tous les jours pour visionner les photos, répondre aux messages, traduire des messages, etc. Derrière cette utilisation quotidienne, il faut savoir que se cachent des outils cloud d’apprentissage automatique (machine learning) sur lesquels les applications Google s’appuient pour faire ce qui leur est demandé.”

Mais le monde n’est pas celui des bisounours et Microsoft retire un robot éducatif corrompu par les internautes. “Un robot Microsoft doté d’une intelligence artificielle et capable de l’accroître en interagissant avec les internautes a été retiré jeudi par le groupe informatique américain après avoir multiplié les diatribes haineuses ou racistes sur la base de ce que lui enseignaient des personnes mal intentionnées.”

Le numérique a également investit dans l’orientation depuis longtemps. Une nouvelle avancée : Mental’O lutte contre les échecs de l’orientation. “La startup basée à Annecy a mis au point une méthodologie singulière pour aborder l’orientation des jeunes au-delà de leurs résultats scolaires. En moins de deux ans, les fondatrices de Mental’O ont développé un réseau dans une vingtaine de ville en France et en Suisse. Il doublera d’ici la fin de l’année.”


Enseignement supérieur

Le numérique est également dans l’enseignement supérieur bien sûr.
L’Université de Lorraine labellisée i-Site. “Thierry Mandon, secrétaire d’Etat, est ce matin à l’Université de Lorraine, tout juste reconnue par un label d’excellence. Dotation à la clé.”

Soutenues par les entreprises, les grandes écoles réussissent leur virage numérique. “A l’heure où la plupart des entreprises se penchent sur leur transformation digitale, les grandes écoles françaises suivent le mouvement pour préparer leurs étudiants à un environnement du travail toujours plus digital.”

Fabien Dworczak, PhD, chercheur associé neurosciences et éducation, Université Lumière Lyon 2 propose une réflexion sur : Quelles réformes pour l’université ? “... je maintiens que l’université appartient à tout à chacun : toutes personnes désireuses d’apprendre, de se former… (avec une entrée sans sélections !).
Elle n’appartient, aussi, en aucun cas aux enseignants-chercheurs, « embrigadés » dans leurs « pseudo-disciplines », protégés par un CNU (Conseil National des Universités) qui recrute, promeut, évalue…
Il faudrait, en plus, maintenant, que l’université sélectionne, où allons-nous ? Vers la mort de l’université ?

Université Paris-Saclay : « Pas sûr que les pôles augmentent la visibilité internationale ». “Depuis quelques années, incités par le gouvernement, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche se regroupent en pôles tels que l’université Paris-Saclay. Les avantages ne sont cependant pas si clairs.”

Je vous souhaite un beau week-end prolongé, reposant, ensoleillé...

Bernard Desclaux


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 528 - Mettre en œuvre les EPI

Coordonné par Jean-Michel Zakhartchouk
mars 2016
Les enseignements pratiques interdisciplinaires vont se mettre en place à la rentrée 2016. Dans certains collèges, on anticipe déjà. Dans d’autres, les pratiques interdisciplinaires existent depuis un certain temps. On ne part donc pas de rien et les EPI peuvent s’appuyer sur l’existant.

N° 525 - Pédagogie : des utopies à la réalité

Coordonné par Cécile Blanchard et Yannick Mével
décembre 2015
Qu’est-ce qui fait qu’un enseignant, un éducateur, sort des sentiers battus et s’avance sur les chemins de l’expérimentation et de l’innovation ? Qu’est-ce qui le met, l’a mis en mouvement ? Quels sont les utopies, les projets, les rêves, les modèles peut-être qui font entrer dans un collectif, un mouvement pédagogique ?