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Revue de presse du vendredi 24 juin 2005

La Halde, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, a été installée par le Président de la République. Il a déclaré : « La promotion sociale par l’éducation ne saurait s’arrêter aux portes de l’enseignement supérieur en demandant au ministre de l’Education nationale, Gilles de Robien, de « faire rapidement des propositions », notamment en matière d’accompagnement social et d’aides spécifiques. A lire dans Le Figaro et dans Le Monde

Le Parisien consacre plusieurs articles à l’alcoolisme chez les jeunes. Cela commence dès le collège. On peut y lire des chiffres assez impressionnants. 63,3 % des garçons et 49,5 % des filles de 17 ans déclarent avoir déjà été ivres. A 16 ans, 86 % des garçons et 81 % des filles ont déjà expérimenté l’alcool. 12 % des garçons à 19 ans déclarent boire plus de 90 verres d’alcool par mois...

Pour se remettre de ces chiffres déprimants, on pourra lire l’analyse de Luc Bronner du journal Le Monde intitulée « A quoi servent les ministres de l’Éducation ? ». Texte intéressant qui pointe l’inefficacité des réformes depuis 20 ans et tente d’analyser les raisons de leur échec.
Bonne Lecture...


Libération du 24/06/05

Crôa-crôa Par Pierre MARCELLE
Peu désireux de passer pour une posture obsessionnellement provocatrice, mon anticléricalisme primaire n’avait pas relevé l’ire du groupuscule intégriste catho Droit de naître, découvrant dans un sujet du baccalauréat une promotion idéologique de l’IVG (voir Libération du 17 juin). Mais, le lendemain, trois autres associations lui emboîtaient le porte-voix, et mardi, c’est la direction diocésaine parisienne de l’enseignement catholique (75 000 élèves, soit 25 % de la population scolaire de la capitale tout de même !) qui disait sa « désapprobation ». [...]Les curés, les furieux, les frappés, les barbus de tout poil, on ne devrait jamais les lâcher. Un doigt de relâchement et ils vous bouffent le bras, ici comme ailleurs, et l’enseignement des sciences de la vie à Paris comme celui de l’évolution darwinienne dans les bleds baptistes du Mississipi.
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Le Figaro du 24/06/05

Le chef de l’Etat donne sa feuille de route à la Halde
La Halde, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, « est installée. Elle doit maintenant agir ». Hier, à l’Elysée, le chef de l’Etat a donné sa feuille de route aux onze membres de ce collège dont il a voulu la création pour défendre l’égalité des chances, « un principe vivant qu’il faut sans cesse affirmer et enrichir ».[...]
Ainsi a-t-il demandé à la Halde d’agir spécifiquement dans deux directions où le retard est grand : l’accès aux grandes écoles et la diversité au sein des entreprises. « La promotion sociale par l’éducation ne saurait s’arrêter aux portes de l’enseignement supérieur », a-t-il dit en demandant au ministre de l’Education nationale, Gilles de Robien, de « faire rapidement des propositions », notamment en matière d’accompagnement social et d’aides spécifiques.
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L’Humanité du 24/06/05

Rien vu...


Le Parisien du 24/06/05

L’alcool dès le collège
Plongée dans un collège de Seine-et-Marne où, parfois dès la cinquième, les jeunes consomment régulièrement des boissons alcoolisées. Infirmières, médecins et enseignants tentent de sensibiliser les élèves et de lutter contre ce fléau...
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« Une façon de dire aux autres qu’ils existent »
Pour quelles raisons les adolescents décident-ils de boire ? Bernadette Liabeuf. Souvent, ce sont des appels à l’aide. C’est une façon de dire aux autres qu’ils existent. Par ailleurs, boire de la bière ou des alcools forts, c’est souvent un geste de...
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A Brie, les élèves jouent la prévention
AU COLLÈGE ARTHUR-CHAUSSY de Brie-Comte-Robert, les élèves de la quatrième Segpa (section d’enseignement général et professionnel adapté) ont monté un projet plus qu’original.
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Clés
63,3 % des garçons et 49,5 % des filles de 17 ans déclarent avoir déjà été ivres. A 16 ans, 86 % des garçons et 81 % des filles ont déjà expérimenté l’alcool. 12 % des garçons à 19 ans déclarent boire plus de 90 verres d’alcool par mois,...
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La Croix du 24/06/05

Rien vu...


20 minutes du 24/06/05

Paris : La carte scolaire ne fait pas l’unanimité
Mercredi se tenait le conseil départemental de l’Education nationale (CDEN), dont les résultats ont été dévoilés hier. Chargé de fixer le nombre de classes primaires nécessaires pour chaque arrondissement, le conseil avait la lourde tâche de supprimer autant de classes qu’il en ouvrait, les effectifs des enseignants devant rester les mêmes à la rentrée prochaine.Dans les écoles soumises à des suppressions, c’est la consternation.
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Ouest-France du 24/06/05

Rien vu...


Le Monde daté du 24/06/05

A la "discrimination positive" de M. Sarkozy, M. Chirac répond : "égalité des chances"
En installant, jeudi 23 juin, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), Jacques Chirac a une nouvelle fois fait entendre sa différence avec Nicolas Sarkozy sur ces questions. "Choisir une conception dans laquelle certains Français devraient se définir par rapport à leur origine pour faire valoir leurs droits conduirait à consacrer juridiquement les inégalités et ouvrirait la voie au communautarisme" , a-t-il souligné, manière de réaffirmer son opposition à la "discrimination positive" défendue par le ministre de l’intérieur.[...] En matière d’égalité des chances, deux domaines doivent faire l’objet d’efforts particuliers : l’enseignement et l’entreprise, a dit M. Chirac. Il a cité "deux initiatives importantes" dans l’enseignement supérieur en faveur des jeunes des quartiers défavorisés : celle de l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales et celle de l’Institut d’études politiques de Paris.
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Benoît Mandelbrot, explorateur du chaos
Une légende vivante... Benoît Mandelbrot s’accommode plutôt bien d’un tel statut. "Lors d’une visite en Pologne, une jeune fille est venue vers moi et m’a dit : ’Je suis très heureuse de vous rencontrer. Je croyais que vous étiez mort depuis longtemps’" , raconte-t-il. Le mathématicien, né à Varsovie en 1924, a inventé dans les années 1970 la géométrie fractale. Ce vocable obscur cache l’une des premières tentatives de la science pour mettre un peu d’ordre dans le chaos. Benoît Mandelbrot fait aujourd’hui figure de pionnier de cette entreprise très ambitieuse, encore bien loin d’avoir atteint son objectif.
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A quoi servent les ministres de l’éducation ?, par Luc Bronner
La chronique de la réforme de l’école a quelque chose de désespérant. Les ministres passent, et les tentatives de réforme échouent les unes après les autres, comme si le pouvoir politique n’avait plus de prise sur ce pivot de la souveraineté nationale et de l’égalité des chances que représente l’école.
L’épisode de la mise en œuvre partielle de la "loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école" , dite loi Fillon, constitue évidemment le dernier épisode : trois mois après son adoption par le Parlement, le texte censé définir les orientations du système éducatif pour les dix prochaines années voit son application remise en question par le nouveau gouvernement, pourtant issu de la même majorité.
Ce scénario n’est pas nouveau. Car, depuis dix ans au moins, les bilans des ministres de l’éducation nationale successifs apparaissent très faibles. Aucun d’entre eux n’a réussi à faire évoluer le système éducatif de manière significative malgré d’innombrables annonces [...]
Plusieurs explications sont avancées pour expliquer la faible efficacité des hommes politiques. [...] La seconde explication, plus convaincante, tient à l’attitude des syndicats d’enseignants. Dotées d’une forte représentativité, les organisations syndicales disposent d’une capacité de blocage réelle. Ces dix dernières années, celles-ci se sont presque toujours opposées aux réformes ministérielles... avant, assez souvent, de les défendre une fois appliquées. La FSU, largement majoritaire parmi les personnels enseignants, a ainsi critiqué la mise en place des travaux personnels encadrés (TPE) au lycée avant de prendre le parti des lycéens lorsque François Fillon a décidé de les supprimer en terminale.[...] Le troisième facteur est sans doute le plus important. Le temps des politiques, calqué sur les rythmes médiatiques et électoraux, n’est pas celui de l’éducation. Pour ne pas être accusé d’immobilisme, un ministre est tenté de faire des annonces sur tous les sujets grand public. Mais pour réformer réellement l’école, il faut compter un temps assez long : la modification des programmes s’étale sur quatre à cinq ans ; la généralisation des langues vivantes au primaire prend des années ; l’introduction d’un nouveau dispositif suppose des mois de préparation.
Conséquence : les ministres quittent souvent la Rue de Grenelle avant que leur réforme ne soit appliquée. Leurs successeurs sont alors tentés d’abandonner le projet en route. Au final, on s’interroge : à quoi servent les ministres de l’éducation nationale ? A tenir un discours sur l’école, ses valeurs, l’égalité des chances, ce qui est important. A contrôler l’administration pour éviter des approches purement technocratiques, ce qui n’est pas rien. A tenter d’augmenter, comme le demandent systématiquement les syndicats, le niveau du budget accordé à l’école, ce qui suppose une vraie habilité politique.
Et aussi, donc, à annoncer, à intervalles réguliers, des réformes qui sont censées transformer le visage de l’école, mais qui restent, presque toujours, des effets d’annonce. Que l’on ne s’étonne pas, ensuite, que les enseignants aient rejoint d’autres catégories de la population dans le rejet de la politique.
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