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Revue de presse du vendredi 23 mars 2012

Socle commun : ambition démocratique - “Comment j’ai pourri le web” (et pas que…) - Hen… - Je suis comme une truie qui doute… -

Socle commun : ambition démocratique
Qu’est-ce qu’une information ? Comment décide t-on et qui décide de ce qui mérite d’être porté à la connaissance du plus grand nombre ? Cette question peut sembler incongrue dans le contexte actuel après un événement tel que celui que l’on nous a fait vivre ces derniers jours. Pourtant, elle est au cœur de l’éducation aux médias et elle se pose encore plus dans cette période.
Prenons un exemple (absolument pas au hasard !). Deux syndicats d’enseignants (le SE-UNSA et le SGEN-CFDT) et deux mouvements pédagogiques (E&D et le CRAP) avec le soutien de la FCPE et de plusieurs associations partenaires de l’École viennent d’adresser une lettre ouverte aux candidats pour redonner de l’ambition au socle commun. Cette initiative n’est pas devenue une information. Pratiquement aucune reprise de cette lettre et du communiqué dans la presse. Bien sûr, le drame de Toulouse a éclipsé durant deux jours toutes les autres actualités mais il faut noter aussi que la lettre ouverte prévue initialement pour figurer dans un journal ou un site d’information n’a été retenue par aucune rédaction alors que durant le même temps d’autres textes sont passés. En plus des urgences, il y a donc un choix, une sélection, qui est opérée par les journalistes qui décident de la “mise à l’agenda” de tel ou tel sujet et en font une information.
Nous allons donc essayer de réparer cette injustice et de rendre compte de cette initiative dont seuls le site Touteduc et le Café Pédagogique ont rendu compte chacun dans une brève dépêche. Signalons aussi la chercheuse Nathalie Mons qui y a consacré un billet sur France Culture. La lettre ouverte qui n’a donc pas été publiée est lisible sur un blog dédié, tout comme les dix propositions qui accompagnent ce texte ainsi que de nombreuses contributions (Cl. Lelièvre, X. Nau, D. Meuret, RF. Gauthier, F. Best,…)
Les signataires de cette lettre ouverte (dont votre serviteur…) rappellent que le socle commun “ peut être le levier de transformation de notre École, encore trop organisée pour la sélection d’une élite. ” Mais pour cela, le texte de 2005 doit être revu et l’idée même du socle faire l’objet d’une refondation car, écrivent-ils, le socle “a été transformé en un objet technocratique au service d’une évaluation de la « performance » du système et des élèves, évaluation centrée sur des « fondamentaux » réducteurs. Il est de plus contesté dans ses principes par le rétablissement de facto d’un palier d’orientation en cours de scolarité au collège. Cette dérive sert les tenants du conservatisme, de la sélection et de l’orientation précoce.” Pourtant malgré ces dérives potentielles, de nombreux enseignants s’appuient sur le socle pour construire une approche par compétences et “ transformer les pratiques pédagogiques en plaçant au cœur de leur démarche les apprentissages des élèves, démontrant au quotidien la pertinence du socle commun.”. Car l’enjeu est bien celui d’une ambition démocratique au service d’“une Ecole de la promotion de tous, intégrée à la formation tout au long de la vie, celle dont la France du XXIème siècle a besoin.
Comment j’ai pourri le web” (et pas que…)
Âgé de 36 ans, « Loys Bonod », professeur certifié de lettres classiques dans un lycée parisien a décidé de piéger ses élèves en « pourrissant le web ». Son témoignage, très détaillé, a été publié par Rue89 après l’avoir été sur son propre blog . Il commence à devenir une “vedette” des médias. Et peut-être est-ce cela qu’il recherchait ?
En quoi consiste ce qu’il appelle lui même une “expérience amusante” ? Il commence par exhumer de sa bibliothèque un poème baroque du XVIIe siècle, introuvable ou presque sur le web. L’auteur en est Charles de Vion d’Alibray. Il commence par modifier la notice biographique de Wikipédia consacrée à l’auteur. Sur différents forums, il se fait passer pour un érudit en donnant des réponses “en apparence savantes et bien renseignées, mais en réalité totalement ineptes, du type interprétation christique tirée par les cheveux. Enfin, il écrit un “commentaire absurde” avec des erreurs et fautes d’orthographe et le propose à deux sites proposant des corrigés de commentaires et de dissertations payants. À la rentrée, il accueille ses deux classes de première en leur donnant deux semaines pour commenter ce poème à la maison et en leur indiquant la méthodologie à suivre. Deux semaines plus tard il ramasse les commentaires et grâce aux différents marqueurs méticuleusement répartis sur le web, il a pu facilement recenser quels sites avaient été visités par quels élèves et recopiés dans quelle proportion. Sur 65 élèves de 1ère, 51 élèves -soit plus des trois-quarts- ont recopié à des degrés divers ce qu’ils trouvaient sur Internet, “sans recouper ou vérifier les informations ou réfléchir un tant soit peu aux éléments d’analyses trouvés, croyaient-ils, au hasard du net.”“J’ai rendu les copies corrigées, mais non notées bien évidemment -le but n’étant pas de les punir-, en dévoilant progressivement aux élèves de quelle supercherie ils avaient été victimes. Ce fut un grand moment : après quelques instants de stupeur et d’incompréhension, ils ont ri et applaudi de bon cœur. Mais ils ont ensuite rougi quand j’ai rendu les copies en les commentant individuellement…”. La morale de l’histoire selon cet enseignant : “Je ne crois pas du tout à une moralisation possible du numérique à l’école. Et je défends ce paradoxe : on ne profite vraiment du numérique que quand on a formé son esprit sans lui
Cette affaire a fait le tour du web et suscite de prime abord des réactions amusées. Marie Estelle Pech dans Le Figaro , qui a par ailleurs publié récemment un ouvrage sur le sujet de la “triche” , est la seule à mettre en perspective ce phénomène. Elle nous rappelle qu’ une étude conduite en France fin 2005 sur 1200 étudiants du supérieur montrait que 97,6% d’entre eux disaient se documenter en ligne, quand un sur deux seulement affirmait fréquenter les bibliothèques. Le fait est que de la recherche d’informations au plagiat pur et simple, la frontière est désormais ténue : il suffit d’un copier-coller. On peut considérer que cette “expérience” a pour mérite de pointer ce fait et de vouloir “ faire la démonstration que tout contenu publié sur le web n’est pas nécessairement un contenu validé, ou qu’il peut être validé pour des raisons qui relèvent de l’imposture intellectuelle ” comme l’auteur l ‘écrit lui même.
Mais on ne peut s’empêcher (et je ne suis pas le seul… ) de ressentir un certain malaise au récit de cette “expérience pédagogique”. Plusieurs billets de blogs développent les mêmes critiques . Si on peut éventuellement admettre que l’intention de cet enseignant vis-à-vis de ses élèves "n’était pas de les punir", comme il le dit lui même, ça ressemble quand même pas mal à un piège… 
De même lorsqu’il écrit "je leur ai démontré que, davantage que la paresse, c’est un manque cruel de confiance en eux qui les pousse à recopier ce qu’ils trouvent ailleurs" , je ne suis pas sûr qu’au final cela leur donne vraiment confiance dans l’enseignement et dans les adultes qui s’amusent à ce petit jeu... 
Mais surtout cela le conduit à des conclusions qu’on ne partage pas. 
L’auteur conclut en effet que "les élèves au lycée n’ont pas la maturité nécessaire pour tirer un quelconque profit du numérique en lettres" et qu’il ne croit pas à une “moralisation possible du numérique à l’école”. On peut penser qu’il se trompe. D’abord parce qu’il ne s’est pas donné les moyens de les initier/éduquer au numérique et qu’il considère que cela ne fait pas partie vraiment de sa mission. Ensuite parce qu’un enseignant qui fait l’hypothèse que ses élèves ne sont pas capables d’apprendre est mal parti ! 
Enfin, il a joué avec eux (en y passant beaucoup de temps !) de manière très cynique et perverse comme un savant fou jouerait avec des rats de laboratoire. C’est détestable. Et absolument pas pédagogique. 
Et puis enfin ce n’est pas le numérique qui est en cause mais la marchandisation des rapports humains. Quand j’étais gamin et même ado, il y a très longtemps, alors que le numérique n’existait pas et qu’on avait même pas de calculatrice (la règle à calcul et les tables de trigo , vous vous rappelez ?), il y avait déjà des élèves qui vendaient des devoirs tout faits à d’autres. Et le numérique (même si aujourd’hui on conviendra qu’il facilite la triche) n’intervenait pas du tout là dedans…
Mon sentiment de malaise à l’égard de ce récit s’est trouvé renforcé lorsque je me suis rendu compte que son auteur en faisait la promotion sur le fameux forum “néo-profs” où se retrouvent des enseignants qu’on qualifiera gentiment de conservateurs (on peut même dire à l’anglaise que ce sont des “néo-cons“ — et que le temps ne fait rien à l’affaire — ). 
Un commentaire quelque lignes plus bas exprimait la satisfaction d’un des lecteurs de forum en ces termes : “Cynique et sadique, je suis fan !"
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Tout est dit…
Hen…
C’est une une expérience radicale que nous conte Libération. A Egalia, une crèche municipale dans le quartier bobo de Södermalm, à Stockholm, les enfants ne jouent pas avec des bonshommes en Lego, mais avec des « personnages ». Il n’y a pas d’un côté les filles et de l’autre les garçons : « Ici, on dit "les enfants" ou bien "les copains" », raconte la directrice, Lotta Rajalin. Et surtout, dès que possible, on utilise hen : un pronom sexuellement neutre, intraduisible en français, qui remplace han (« il ») ou hon (« elle »). Et la directrice de la crèche ajoute : “Nous ne nions pas l’existence du sexe biologique de l’enfant. Nous disons seulement que nous sommes tous des individus très différents et que les enfants ne doivent pas se sentir limités par leur genre.
Le débat est vif en Suède sur cette initiative. Si certaines institutions admettent que cela peut contribuer à lutter contre les stéréotypes, d’autres pensent que cette expérimentation sur une génération entière d’enfants pourrait avoir de graves conséquences. Plus radical encore, ces dernières années, plusieurs couples suédois ont fait sensation en annonçant leur intention de ne pas révéler le sexe de leurs enfants. Récemment, Linus, père de Sasha, 2 ans et demi, et Nicki, 6 mois, racontait dans le quotidien Dagens Nyheter être partisan d’une éducation « sexuellement neutre ». Explications : « Nous voulons offrir à nos enfants une palette de choix aussi large que possible, de façon qu’ils ne se sentent pas limités par le genre que la norme fixée par la société leur attribue. » Le psychologue Philip Hwang évoque des risques : « Cela peut devenir problématique pour un enfant, très tôt conscient de son sexe, quand les parents utilisent hen et refusent de dire "il" ou "elle", puisqu’ils marquent ainsi qu’ils ne voient aucune différence entre les filles et les garçons, ce qui n’est pas le cas de l’enfant. »
On peut en effet s’interroger : pourquoi tant de hen ?
Je suis comme une truie qui doute…
Dans les années 70, au collège Paul Bert à Savigny sur Orge où j’étais élève, nous étions nombreux à nous moquer gentiment de lui mais en même temps il nous impressionnait. Les cheveux longs, marchant toujours le dos vouté, avec ses éternelles vestes de velours côtelé, un air un peu bougon, il paraissait atypique parmi les enseignants encore très traditionnels de ce collège de la banlieue sud. Il était prof d’anglais et les élèves qui avaient cours avec lui (dont ma sœur) trouvaient qu’il était très accessible et qu’“il expliquait bien”. Il avait publié avec un collègue du collège voisin un “Anti-manuel de français” et aussi un des premiers ouvrages qui avaient marqué la réflexion sur l’évolution du système éducatif et du métier enseignant : “je suis comme un truie qui doute”. Il avait ensuite quitté le collège et l’enseignement pour se consacrer à l’édition avec des ouvrages très érudits comme “Le bouquet des expressions imagées”. Il vient de décéder et son souvenir me ramène à mes “années collège” non loin de là où j’enseigne aujourd’hui.
Pour clore cette revue de presse, une citation de son livre “je suis comme une truie qui doute” : “Une truie, c’est vorace. Ça vous avalerait le diable et son train... Si par hasard un jour elle rechigne, elle se détourne de son baquet, c’est que rien ne va plus. Une truie qui jeûne est une truie malade, elle file un mauvais coton...
Les profs non plus ne manquent pas d’appétit. Nous avons des boulimies tenaces, intellectuelles s’entend. Nous croquons les enfants tout crus... et puis un jour il vient des répugnances. Le malaise, dit-on, nous envahit. C’est que, pour enseigner, il faut avoir la foi. L’une ou l’autre, n’importe laquelle. Une foi qui écarte le doute sur le sens de la profession, Si on la perd, On est foutu.
C’est joli une truie. C’est plein de mamelles. Un prof aussi. Mais je suis comme une truie qui doute, je ne suis plus bon à rien..
Bonne Lecture...

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Libération.fr du 23/03/12(certains articles payants)

Havre étudiant
L’université de la cité portuaire est une « fac de proximité ». On y vient en rêvant de Paris, on y découvre une vie moins cruelle, on y reste pour décrocher le sésame de l’emploi.
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Fille ou garçon, même pronom
Han, hon, hen. Une crèche suédoise tente une expérience radicale : place au neutre, le « il » et le « elle » sont bannis.
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Le Figaro du 23/03/12 (certains articles payants)

Hommage à Merah : Chatel demande la suspension d’une professeur
Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a demandé au recteur de Rouen de suspendre une professeur qui a demandé à ses élèves, ce matin, de faire une minute de silence en hommage à... Mohamed Merah, le présumé tueur de Toulouse et de Montauban, abattu par le Raid hier, en fin de matinée.
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Triche : un prof de français piège ses élèves sur le net
Le copier-coller, ce type de plagiat qui consiste à prélever, sur Internet, des textes complets et à les intégrer dans des travaux scolaires ou universitaires sans mentionner la source est devenu préoccupant.
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Le Monde.fr (certains articles payants) du 23/03/12

Sept candidats pour prendre la tête de « normal sup » Ulm
Exclusif. Après la démission de Monique Canto-Sperber, le 21 février, sept personnalités sont candidates à la direction de l’Ecole normale supérieure d’Ulm. Bertrand Girard, ancien directeur de l’Institut de physique du CNRS, Edouard Husson, vice-chancelier des universités de Paris, Marc Mézard, directeur de recherche au CNRS et directeur du laboratoire de physique théorique et modèles statistiques (Université Paris-Sud), Gilles Pécout, professeur des universités et directeur du département d’histoire à l’ENS, Laurent Rosso, directeur de l’Ecole nationale du génie rurale, des eaux et forêts, Alexandre Steyer, recteur de l’académie de Rennes et Claude Viterbo, directeur des études mathématiques à l’ENS.

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L’université grande absente de la campagne présidentielle
Mais où est passée l’université ? Réforme du bac, scolarisation dès 2 ans, éducation prioritaire, collège unique, formation, temps de service et rémunération des enseignants, postes supplémentaires... de la maternelle au lycée, les candidats à la présidentielle se positionnent à fond. C’est beaucoup moins vrai pour l’université.
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La culture en accès libre dans les lycées
Tous les lycéens pourront accéder aux œuvres culturelles les plus importantes. Indépendamment de leur provenance géographique ou sociale, il leur suffira de se connecter à la nouvelle plate-forme « Culture-Lycée », lancée mercredi 21 mars. A l’origine du dispositif, le ministère de l’éducation, de la culture et France Télévisions. 
Les lycéens parisiens pourront ainsi regarder des pièces du Festival d’Avignon, et les élèves marseillais passeront un après-midi au théâtre Marigny, à Paris, le temps d’une pièce de Feydeau.

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L’égalité des chances passe par six manuels scolaires
Que faut-il mettre dans le cartable des écoliers ? Dans la foulée des débats sur l’implantation du numérique à l’école, Opinion Way et Savoir Livre publient une enquête portant sur les manuels scolaires et leurs rapport aux nouvelles technologies. Pour une fois, parents, enseignants et maires sont d’accord : il faut instaurer un « cartable essentiel de livres » ainsi qu’un « équipement minimum en ressources numériques » dans les salles de classe à l’échelle nationale. En clair tout le monde voudrait en finir avec les sacs à dos qui débordent.
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Education : les programmes des candidats
Nicolas Sarkozy a présenté cette semaine ses propositions sur la politique de l’éducation, axée sur un renforcement de la présence des enseignants pour mieux accompagner les élèves. Mais la politique de l’éducation s’articule aussi autour d’autres thématiques comme l’apprentissage, les rythmes scolaires ou l’université ; quels sont les propositions des candidats sur l’éducation ?
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L’Humanité du 23/03/12

Porter le budget de l’éducation à 7 % du PIB
Par Jean-Luc Pouget et Carole Joly, candidats du front de gauche 
aux élections législatives.
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Tous les enfants peuvent réussir Par Janine Reichstadt, Professeure, Membre du Groupe de recherche sur la démocratisation scolaire (GRDS).
La refondation démocratique du système éducatif peut-elle être à l’ordre du jour ?
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Le Parisien (certains articles payants) du 23/03/12

SantéDès 11 ans, ils disent non à l’alcool
« Vous êtes dans une soirée chez votre cousin, quelqu’un vous propose un verre d’alcool, vous ne voulez pas passer pour un zozo, qu’est-ce que vous répondez ? » Dans la classe de 4e, presque toutes les mains se lèvent : «  Bah moi je dis que je suis sportif et que je ne bois pas  », répond un garçon. «  Moi, je lui dis que je vais en parler à mon cheval…  » ajoute un autre.« L’humour est en effet un bon moyen de s’en sortir  », explique Emmanuelle Bedou, conseillère principale d’éducation au collège Jean-Moulin à Brive-la-Gaillarde (Corrèze).
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Un directeur d’école accusé de pédophilie
Le directeur de l’école Jean-Jaurès à Sainte-Geneviève-des-Bois, également entraîneur de foot, est en garde à vue depuis mercredi. Il est soupçonné d’attouchements sexuels sur quatre adolescents.
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France Soir du 23/03/12

Affaire Merah : Une prof demande une minute de silence pour le tueur
Le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a demandé vendredi au recteur de Rouen de "suspendre immédiatement" une professeur de lycée de cette ville pour avoir "demandé à ses élèves de respecter une minute de silence en la mémoire du terroriste Mohamed Merah".
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Essonne : Il faisait des propositions sexuelles à ses élèves
L’école primaire de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) est sous le choc. Son directeur a été mis en garde à vue mercredi matin pour des propositions à caractère sexuel et attouchements sexuels présumés à l’encontre de quatre collégiens, a indiqué jeudi une source proche de l’enquête.
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La Croix du 23/03/12

Le gouvernement crée un répertoire d’identifiants pour tous les élèves .
Le répertoire national des identifiants élèves, étudiants et apprentis" (RNIE) fournira une immatriculation unique et nationale à chacun. Il doit permettre de mieux piloter le système éducatif tout en garantissant la confidentialité des informations.
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À Argenteuil, une école pour former des musulmans et citoyens
Près de 1000 enfants assistent chaque semaine aux cours d’arabe et de religion de l’école coranique de la mosquée Al Ihsan, à Argenteuil.
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Les échos (certains articles payants) du 23/03/12

Fin du collège unique : le big bang de Sarkozy

Le président-candidat veut profondément remodeler le collège avec des enseignants polyvalents en sixième et cinquième et un choix vers la voie professionnelle dès la quatrième.
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Un chiffre passé au crible : les effectifs dans l’Education nationale
Chaque jour, la rédaction des « Echos » vérifie et met en perspective les chiffres utilisés par les candidats à l’élection présidentielle ou leur entourage. Aujourd’hui, l’évolution du nombre d’élèves et d’enseignants.
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20 minutes du 23/03/12

Michel Sapin : « Nous ne donnerons pas un chèque en blanc à l’Education nationale »
L’ancien ministre de l’Economie, chargé du projet présidentiel de François Hollande, répondait aux journalistes de newsring.fr et 20minutes.fr..
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Rouen : Une professeure demande une minute de silence en mémoire de Mohamed Merah
Une professeure d’anglais du lycée Gustave-Flaubert de Rouen a appelé ses élèves de Terminale à respecter une minute de silence vendredi matin en mémoire de Mohamed Merah, l’auteur des tueries de Montauban et Toulouse tué par le Raid jeudi, en le présentant comme une « victime », selon le site de Paris-Normandie.
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Un professeur piège ses élèves et prouve qu’ils recopient sur internet
Un professeur de lettres a méticuleusement piégé ses élèves via Internet et ainsi prouvé que plus des trois quarts avaient copié sur la Toile pour un commentaire de poésie, une façon de dénoncer « la fraude » et les sites de corrigés qu’il faudrait selon lui « interdire ». Loys Bonod, 36 ans, professeur de lettres au lycée Chaptal à Paris dans le VIIIe arrondissement, relate ce qu’il décrit comme une « petite expérience amusante » sur son blog « La vie moderne ».
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Marée humaine contre la hausse des droits de scolarité au Québec
"Crions plus fort pour que personne ne nous ignore", scandait jeudi une marée d’étudiants québécois opposés à la forte hausse des droits de scolarité dans la province francophone, lors d’une des plus grandes manifestations du mouvement étudiant au Canada.
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Le gouvernement crée un répertoire d’identifiants pour tous les élèves
Le gouvernement a créé, par arrêté ministériel publié vendredi au Journal officiel (J0), un répertoire national d’identifiants pour tous les élèves, étudiants et apprentis, afin de mieux piloter le système éducatif et en assurant de la confidentialité des informations.
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Rue89 du 23/03/12

J’ai piégé le Net pour donner une bonne leçon à mes élèves
Pendant ma première année au lycée, j’ai donné à mes élèves de première une dissertation à faire à la maison. Avec les vacances scolaires, les élèves avaient presque un mois pour la rédiger : c’était leur première dissertation de l’année.
Plus tard, en corrigeant chez moi, je me suis aperçu que des expressions syntaxiquement obscures étaient répétées à l’identique dans plusieurs copies. En les recherchant sur Google, j’ai trouvé des corrigés sur un sujet de dissertation voisin vendus à 1,95 euro. Interloqué, j’ai immédiatement arrêté de corriger les copies, ne sachant plus à quoi ou à qui j’avais affaire et ayant l’impression de travailler dans le vide.
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Ouest-France du 23/03/12

Minute de silence pour Merah. L’enseignante suspendue
Une enseignante a demandé à ses élèves de respecter une minute de silence en la mémoire de Mohamed Merah, ce matin, dans un lycée de Rouen. Le rectorat a annoncé sa suspension à titre conservatoire. Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, avait exigé des sanctions.
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Mutinerie de jeunes en réinsertion sur un bateau
Deux groupes de la Brigade anti-criminalité de Lorient (Bac) et des policiers en tenue obligés d’intervenir à bord d’un bateau à quai : l’intervention est peu courante. À minuit, samedi, les fonctionnaires ont été appelés pour ce qui ressemblait à une mutinerie.
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Le Journal du Dimanche du 23/03/12

Une prof suspendue pour un hommage à Merah
Une professeure d’anglais d’un lycée de Rouen a appelé vendredi matin ses élèves à observer une minute de silence après la mort de Mohamed Merah, l’auteur présumé des tueries de Toulouse et de Montauban. Luc Chatel a immédiatement demandé sa suspension.
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Le Nouvel Obs Permanent du 23/03/12

"C’est quand que tu vas mourir ?" : comment réagir aux questions des enfants
En l’espace de cinq jours, les Français ont dû faire face à une actualité morbide et surréaliste. Que ce soit à l’école ou à travers la télévision, les enfants ont, eux aussi, été confrontés à cette affaire. Angélique Cimelière, psychologue, nous livre quelques conseils afin de l’expliquer sereinement aux petits
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Prof, j’ai trafiqué des pages web pour piéger mes élèves tricheurs
De l’achat en ligne de corrigés au plagiat, les élèves de Loys Bonod, professeur de Français, n’ont pas manqué d’idées pour avoir de bonnes notes. Seulement, s’imaginaient-ils que leur prof les prendraient à leur propre jeu ? Retour sur la démarche d’un prof pétri de bonnes intentions.
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L’Express.fr du 23/03/12

Rouen : suspension de la professeure qui voulait une minute de silence pour Merah
Selon ses élèves, cette professeure d’anglais d’un lycée de Rouen a dépeint Mohamed Merah comme "une victime". Selon le syndicat enseignant SGEN-CFDT de Haute-Normandie cette enseignante était "suivie psychologiquement".
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Tuerie de Toulouse : comment aider les élèves à surmonter un traumatisme ?
Cellules psychologiques, dispositifs de prévention, aide et formation des personnels : l’Education nationale a depuis une dizaine d’année amélioré sa réponse face aux drames et aux traumatismes que peuvent connaître élèves et enseignants, comme cela a été le cas lors de la tuerie de Toulouse.
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La minute de silence par Lucien Marboeuf
L’aurais-je faite dans ma classe sans instruction ministérielle, si toute mon école ne l’avait respectée ? Peut-être. De toute façon, quand je suis arrivé le matin pour prendre mon rang, il est immédiatement apparu que les enfants n’avaient que ça à la bouche : « Maître, on va faire la minute de silence ? ».
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Minute de silence : "Je ne voulais pas l’imposer aux enfants sans explication"
Une minute de silence était prévue à 11 heures ce matin dans les écoles de France pour rendre hommage aux victimes de la tuerie de Toulouse. L’Express a interrogé Evelyne, institutrice de CE2 dans une école primaire parisienne.
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Ecole : Hollande veut des journées moins longues
Le candidat PS à l’Elysée, François Hollande, souhaite modifier les rythmes et la carte scolaires et accorder des droits aux parents délèves. De son côté, Eva Joly prône 20 000 recrutements dans l’Education nationale.
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Le Café Pédagogique du 23/03/12

Un appel pour de nouveaux programmes
"Il faut en finir avec l’écriture de programmes scolaires, confisquée par quelques « experts » ou responsables, sans réelle concertation avec les professionnels de l’enseignement et de la recherche. Il faut sortir de cette méthode qui impose des choix éducatifs contestés à l’ensemble du système éducatif et qui conduit à publier des textes ignorant jusqu’aux avis du Conseil supérieur de l’éducation (CSE), sans même tenir compte d’amendements votés très majoritairement." Signé par les syndicats de la FSU, une quinzaine d’associations professionnelles (Afef, Apbg, Apeg, Aphg, Aplv, Apses, Apv, Udppc et.), le Crap et le Gfen, cet appel entend rénover les programmes scolaires rejetés par les enseignants. C’est le cas par exemple des programmes du primaire de 2008. "Comment imaginer que ce qui sera enseigné ne soit l’objet d’aucun débat sérieux, d’aucune consultation réelle, d’aucune interrogation avec les personnels sur leur faisabilité, d’aucune articulation avec les conditions matérielles de leur mise en œuvre ?"
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"Culture lycée" prolonge Ciné lycée
Luc Chatel et Frédéric Mitterrand ont inauguré le 21 mars la plateforme Internet "Culture Lycée". Un nouveau service qui permettra de faire des soirées télé en lycée. Sympa...
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Ecole et crise de l’autorité
"L’autorité éducative n’est pas le problème des seuls enseignants et éducateurs. Sa crise ne renvoie ni à un complot "pédagogiste", ni à une fatalité sociologique ; elle appelle, fondamentalement, un sursaut collectif : celui d’avoir ensemble le courage d’éduquer et de prendre, enfin, notre responsabilité à l’égard du futur. Il est temps." Dans le Huffington Post, Philippe Meirieu aborde la question de l’autorité pour appeler au sursaut.
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Touteduc (accès payant) du 23/03/12

Les pouvoirs publics peuvent-ils lutter contre les inégalités scolaires ?
Que nous dit la recherche, française et internationale, sur les inégalités scolaires ? Un doctorant de l’Ecole d’économie de Paris, Son Thierry Ly, a fait le point pour le Conseil régional d’Ile-de-France.
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Le PS, EELV et le Front de gauche s’engagent à revenir sur "le décret Morano" (Pas de bébés à la consigne)
Le Parti socialiste, Europe-Ecologie-les Verts et le Front de gauche se sont engagés, s’ils sont élus, à revenir sur le "décret Morano" relatif à l’accueil collectif, à exclure les modes d’accueil du champ d’application de la directive européenne "Services" et se sont positionnés en faveur d’un service public de la petite enfance.
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Le turn over des enseignants contribue à la baisse du niveau (recherche américaine)
Quand les enseignants quittent une école, les résultats des élèves baissent, y compris ceux des élèves dont les enseignants restent en place, à en croire une étude du Calder (Center for Longitudinal Data in Education Research, USA). Le phénomène est difficile à cerner, d’autant que ce sont les enseignants les moins "performants" qui ont tendance à quitter des établissements les plus difficiles, et on pourrait penser que c’est plutôt bénéfique. Selon trois chercheurs de l’université du Michigan, de Virginie et de Stanford, même s’il peut y avoir un effet positif ici ou là, le "turnover" met à mal la cohésion des équipes et le sentiment d’appartenance. Résultat : une baisse de 6 à 10 % aux tests, pour un turnover de 100 %, une baisse d’autant plus sévère que les élèves sont faibles (et noirs). D’autres recherches devront déterminer si la cause en est une perte de mémoire collective ou un manque de collégialité.
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Médiapart (accès payant) du 23/03/12

Jeunes profs, vocations brisées
« Prof ». Anaïs et Christophe se voyaient faire ce métier « quarante ou quarante-deux ans ». C’était avant 2008, avant l’adoption de la réforme de la formation des maîtres et la suppression de l’année en alternance en IUFM. Aujourd’hui, le jeune couple se donne « un an grand maximum » dans l’Education nationale. Désabusés. Broyés par la machine en moins de deux années scolaires. A 26 et 28 ans.
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Slate.fr du 23/03/12

Rien vu...


ÉducPros du 23/03/12

Enseignement supérieur : le bilan du quinquennat Sarkozy
Initiatives phares du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la loi LRU et le Grand emprunt sont en train de modifier en profondeur le paysage de l’enseignement supérieur français. Première concernée, l’université de 2012 n’est plus celle de 2007. Mais les années 2007-2012, c’est aussi la réforme de la première année de médecine, le plan « Réussite en licence », et des boursiers plus nombreux. Qu’est-ce qui avait été annoncé ? Qu’est-ce qui a été réalisé ? Qu’en pensent les acteurs concernés ? EducPros tire le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy pour l’enseignement supérieur, réforme par réforme.
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“Tolérance tragique à l’échec scolaire”, la chronique de Nathalie Mons
Dans le cadre de notre partenariat avec l’émission Rue des écoles, sur France Culture, EducPros vous propose chaque semaine le texte de la chronique de Benoît Falaize ou de Nathalie Mons. Cette semaine, Nathalie Mons, maître de conférences en sociologie à l’université de Paris-Est-Marne-la-Vallée, dénonce “le faible engouement des instances dirigeantes de l’Éducation nationale à s’imposer une obligation de résultats en termes de réussite scolaire”, notamment concernant le socle commun au collège.
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VousNousIls du 23/03/12

Un professeur piège ses élèves et prouve qu’ils recopient sur internet
Un professeur de lettres d’un lycée parisien a méticuleusement piégé ses élèves via inter­net et ainsi prouvé que plus des trois quarts avaient copié sur la toile pour un commentaire de poésie, une "petite expérience amusante" qu’il relate sur son blog "La vie moderne".
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Jean-Luc Mélenchon : "il faut titulariser les plus de 100 000 précaires de l’éducation nationale"
A moins de quarante jours du premier tour de l’élection présidentielle, VousNousIls.fr poursuit sa série d’entretiens avec les principaux candidats. Cette semaine, c’est un ancien ministre de l’enseignement professionnel, de 2000 à 2002, qui répond à nos questions sur l’école : Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche et député européen.
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