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Revue de presse du vendredi 22 septembre 2017

Polémiques- Pédagogie- Supérieur

Ce vendredi, il est beaucoup question des suites de diverses polémiques, mais aussi de pédagogie et d’enseignement supérieur.


Polémiques

Les Echos s’intéresse au MEDEF, qui fait semblant de s’excuser après l’indignation suscitée par un de ses slogans de campagne sur l’éducation : « Pierre Gattaz a éteint la polémique qui enflait. Les enseignants avaient ressenti comme une insulte un slogan de la campagne du Medef sur l’éducation. » En réalité, Pierre Gattaz n’a convaincu personne avec ses excuses qui n’en sont pas. Europe 1 se fait d’ailleurs l’écho de l’agacement de Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT : « Pour le patron de la CFDT, Pierre Gattaz ferait mieux d’"assumer ses responsabilités" en développant l’apprentissage et l’emploi des jeunes.
Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a jugé vendredi "scandaleux" le slogan d’une campagne de communication du Medef qui proclamait "Si l’école faisait son travail, j’aurais un travail", retiré jeudi après avoir provoqué la colère des enseignants.
Gattaz "ferait mieux d’assumer ses responsabilités". "Le mal est fait, c’est scandaleux", a estimé Laurent Berger sur RTL, en se disant "choqué" et en jugeant que les excuses de l’organisation patronale étaient "scandaleuses aussi dans le contenu car elles laissent à penser que le chômage des jeunes serait de la seule responsabilité de l’école alors que l’apprentissage, l’emploi des jeunes, ça dépend aussi beaucoup des entreprises". Pierre Gattaz, le numéro un du Medef, "ferait mieux d’assumer ses responsabilités et de faire en sorte qu’il y ait un développement de l’apprentissage, un développement de l’emploi des jeunes (...) plutôt que de stigmatiser les enseignants", a ajouté le secrétaire général de la CFDT, en soulignant que cette affaire "illustre bien un patronat assez dogmatique" en France, "qui nous pose un vrai problème". »

Pendant ce temps, après avoir tenté hier d’apaiser la colère des enseignants par une intervention plutôt bienvenue, M. Blanquer lâche du lest concernant les évaluations de CP, d’après le Café pédagogique : « « Il est important que cette évaluation se déroule dans un climat de bienveillance.. sans aucun esprit de compétition ». Dans une lettre aux professeurs des écoles, Jean-Marc Huart, directeur de l’enseignement scolaire (Dgesco) lève les consignes d’application de l’évaluation de CP. « Vous avez la possibilité d ene faire passer qu’une partie des exercices », écrit-il. « Les durées de passation doivent être considérées comme indicatives ». Le ministère reprend donc à son compte les consignes données par les syndicats de s’affranchir nettement du cadre de ces évaluations. Mais la Dgesco remet à plus tard. Elle annonce « la construction d’un nouveau protocole » pour la prochaine rentrée « sous l’égide d’un conseil scientifique placé auprès du ministre », reprenant une demande d’E Gentaz et L Sprenger Charolles publiée dans le Café. C’est reculer pour mieux sauter. »
Il est aussi question, dans une tribune du Monde, du débat autour de la nécessité ou pas de débaptiser les collèges et lycées Colbert : « Dans une tribune au « Monde », Aurélien Dupouey-Delezay, professeur d’histoire-géographie, estime que si le ministre de Louis XIV contribua à légaliser l’esclavage, vouloir retirer son nom des écoles témoigne d’une incapacité à assumer l’histoire. »
Enfin, le Café pédagogique rend également compte de la décision de la rectrice d’Orléans-Tours de modifier le calendrier des vacances de printemps : « C’est déjà confirmé pour une académie celle d’Orléans Tours mais d’autres académies devraient suivre. Les vacances de Printemps prévues pour la période du 21 avril au 7 mai, sont décalées du 25 avril après la classe au 14 mai au matin. Il s’agit pour le moment d’une proposition de l’académie d’Orléans Tours. Pour devenir officielle, cette modification doit devenir un décret si elle concerne toute la zone B. Au niveau d’une académie, un arrêté rectoral suffit. Mais la mesure va suivre son cours nous a confirmé le ministère. Il reste deux inconnues. D’une part le nombre d’académies qui suivront : toute la zone B ou pas ? D’autre part les réactions des parents. Certains ont déjà réservé sur la période officielle. En modifiant un calendrier publié officiellement, l’académie d’Orléans Tours et le ministère prennent des décisions qui affectent des milliers de familles. En attendant la mesure illustre la volonté d’autonomiser les académies. »


Pédagogie

Le JDD s’intéresse aux apports pédagogiques des neurosciences : « Les scientifiques étudient le fonctionnement du cerveau des enfants quand ceux-ci apprennent à lire ou à compter Les maths pourraient démarrer dès 4 ans. Quant à la méthode globale pour apprendre à lire, elle est inadaptée. »
L’Ifé rend compte d’un projet autour des relations parents-profs en lycée professionnel : « Deux équipes pluridisciplinaires en lycée professionnel, avec des contextes contrastés, se sont mis au travail sur la question des relations avec les parents de leurs élèves. Qui sont ces parents ? Pourquoi et pour quoi chercher à entrer en relation avec eux ? Comment s’y prendre ? »
Enfin, le portrait du jeudi de Monique Royer rend hommage à l’un des éminents rédacteurs de la présente revue de presse, Pascal Thomas : « Le métier de chef d’établissement est de ceux dont les représentations brouillent le rôle. Entre injonctions verticales et nécessité de mener au mieux un vaisseau animé par des personnes diverses, élèves, personnels, parents, vers le cap de la réussite scolaire, la fonction se vit dans un quotidien mouvant. Pascal Thomas, principal du collège Mont-Bar à Allègre en Haute-Loire, mise sur le collectif et les projets pour atteindre le cap en n’oubliant personne sur les rives. »


Supérieur

Il est encore beaucoup question de prérequis et de sélection, ainsi que d’APB et de ses ratés. Educpros s’intéresse par exemple au jugement rendu par le tribunal administratif de Bordeaux, saisi par des étudiants : « Dans un jugement rendu le 21 septembre 2017, le tribunal administratif de Bordeaux enjoint à l’université de la ville d’inscrire trois étudiants en L1 Staps. Une première depuis la publication de la circulaire ministérielle d’avril 2017, qui avait pour but de légitimer le recours au tirage au sort. Le texte ne protège donc pas les universités contre les recours. »
Le tirage au sort est de toute façon contesté par les universités elles-mêmes, comme le constate BFMTV : « Face à l’arrivée croissante d’étudiants dans l’enseignement supérieur, certaines facultés se tournent vers de nouveaux modèles pour permettre à tous d’avoir accès à l’université. Hors de question pour ces universités de se résoudre à accepter un modèle de tirage au sort pour la sélection des étudiants. »
Le Monde note que le tabou de la sélection à l’entrée des universités est en train d’être levé :« Après les polémiques sur l’Admission post-bac et le tirage au sort parfois pratiqué, la ministre de l’enseignement supérieur a engagé une réflexion sur l’instauration de prérequis à l’entrée à l’université. »
Enfin, Boursorama se penche sur l’afflux de nouveaux étudiants : « La rentrée universitaire 2017 est exceptionnelle à plus d’un titre : après une crise inédite autour de la plateforme d’admission post-bac (APB) débordée par l’afflux de postulants, étudiants, universités, enseignants et ministère sont en négociations pour tenter de sortir de l’ornière »
Je vous souhaite un bon week end
Aurélie Gascon (sur une récolte de Bernard Desclaux)


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

N° 537 - Classes inversées

Dossier coordonné par Françoise Colsaët et Héloïse Dufour
mai 2017

La classe inversée, on en parle beaucoup, des partisans enthousiastes et des opposants décidés s’opposent. Est-ce une mode passagère, un gadget pédagogique, ou l’amorce d’un changement de fond ? Au-delà des définitions (trop) simples, ce dossier s’attache à mieux cerner ce qu’est la classe inversée.

N° 536 - Éduquer aux médias et à l’information

Dossier coordonné par Émilie Kochert
mars 2017

Nous sommes inondés d’informations. L’actualité a remplacé l’information dans une culture du buzz où souvent on ne prend pas le temps de vérifier. Est-il simple de déceler le vrai du faux ou de sélectionner l’information dans le divertissement ? Éduquer aux médias et à l’information relève des missions des enseignants.