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Revue de presse du vendredi 21 novembre

Décrochage et ZEP - Socle et pédagogie - Twictée


Décrochage et ZEP

Dans un entretien accordé au Parisien, Najat Vallaud-Belkacem dévoile son plan de 50 M€ par an pour lutter contre le décrochage. Elle promet une formation des enseignants ainsi que des outils pédagogiques pour repérer et empêcher ce décrochage. Ensuite "en cas de rupture ponctuelle de la scolarité, un lien systématiquement maintenu avec au moins un enseignant pour préparer le retour en classe. Ensuite, une prise en charge adaptée et personnalisée par des équipes constituées non seulement de professionnels de l’éducation, médico-sociaux, mais aussi d’associations". Et "Celui qui a quitté les bancs de l’école à 16 ans, ou avant, et qui à 20 ans le regrette, pourra demander à être repris en charge. Il aura un rendez-vous dans les quinze jours avec un conseiller du service public d’orientation régional qui construira avec lui une solution de retour, soit sous statut scolaire, soit comme stagiaire de la formation professionnelle, soit en alternance. "

Le Café pédagogique analyse ce plan, regrettant l’absence de mesures concrètes dans les établissements pour le repérage du décrochage : " On promet de la formation continue mais sans engagement précis. Ou plutôt si : il y a une décision : celle de lancer un MOOC sur le décrochage. On nous pardonnera de ranger cela dans les bons sentiments...". Et regrette que le gouvernement n’ait pas décidé l’allongement de la scolarité à 18 ans. Il est à noter aussi l’absence des collectivités territoriales dans ce plan. Sans parler du financement, insuffisant.

C’est aussi aujourd’hui que la nouvelle carte des REP est dévoilée, comme le rappelle, entre autre, Le Monde. La mobilisation est forte un peu partout en France autour des établissements menacés par une sortie du dispositif. "L’éducation prioritaire comptera toujours un millier de réseaux (collèges et écoles de leur secteur), certains établissements entrant en ZEP et d’autres en sortant, un choix effectué par chaque académie suivant un indicateur social. De quoi faire redouter aux enseignants et parents des classes plus chargées et la perte de dispositifs de soutien des élèves."
La Seine Saint Denis est très mobilisée, malgré les mesures exceptionnelles annoncées par la ministre " pour ce département où l’école cumule les maux, de la désaffection des professeurs au manque de moyens pour enseigner en passant par les difficultés sociales et scolaires plus aiguës qu’ailleurs. Le plan triennal qu’elle a annoncé prévoit 500 nouveaux postes dans le primaire d’ici à 2017, et un concours spécifique pour recruter des candidats recalés dans d’autres académies, pour lequel le ministère promet « les mêmes exigences » que pour le concours habituel."


Socle et pédagogie

Dans un entretien accordé au Café pédagogique, Philippe Meirieu revient sur la démocratisation de l’école et l’échec de la démocratisation de la réussite scolaire.
"dès lors que l’on clame à tous vents que les enfants des milieux populaires sont enfin « les bienvenus » au collège, de « victimes de l’exclusion sociale » qu’ils étaient, ils deviennent responsables de leur propre échec : « Vous avez été accueillis et vous n’en avez pas profité : c’est que vous n’avez pas fourni les efforts nécessaires ou que votre famille ne vous a pas accompagné comme elle le devait : vous n’avez qu’à vous en prendre qu’à vous ! »".
Le projet de Socle Commun était justement destiné à lutter contre cet échec. La première mouture n’a pas été un franc succès, notamment à cause de "la complexité baroque du Livret personnel de compétences".
Philippe Meirieu est heureux de la nouvelle mouture qui allie sans opposer compétences et connaissances. Mais ce socle ne suffit pas. "Le socle explicite les résultats que l’institution scolaire veut garantir pour tous ses élèves, mais il ne dit rien de ce qui peut donner sens à cette institution et qui se passe ailleurs, sur une autre scène, la scène pédagogique." "Réjouissons-nous donc de voir un nouveau « socle commun » sortir des limbes. Mais restons extrêmement vigilants pour qu’il ne vienne pas étouffer toute initiative pédagogique pour mobiliser les élèves sur les savoirs et la culture."

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Le dessin de Geneviève Brassaud

Twictée !

Après d’autres médias, c’est au tour du Figaro de rendre compte d’une expérience pédagogique intéressante dans les écoles primaires : la dictée via Twitter.
"On appelle « twictées » ces dictées de 140 caractères, tapées sur ordinateur ou tablettes numériques, et organisées en réseau entre plusieurs « twitclasses ». C’est Fabien Hobart, alias @Karabasse77, conseiller pédagogique en Seine-et-Marne, qui a conçu le principe." Les classes communiquent entre elles via Twitter sur des phrases de 140 caractères, se corrigent et reviennent sur les règles orthographiques. D’après un élève, "enchanté par ce nouvel exercice : « Etre sur l’ordinateur, ça nous motive beaucoup plus qu’un cahier »."

Géraldine Duboz


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

La notion de compétence en éducation et formation
La notion de «  compétences  » continue à provoquer des polémiques, souvent outrancières. C’est pourquoi l’ouvrage de Bernard Rey tombe à point nommé.

N° 515 Vers l’école du socle commun
Coordonné par Francis Blanquart, Céline Walkowiak et Jean-Michel Zakhartchouk
septembre 2014

La loi de la refondation a réaffirmé le socle commun. Ce dossier veut mutualiser les expériences et réflexions menées sur le terrain. Nous touchons là à un rôle fondamental de l’école : Que s’agit-il d’enseigner ? Dans quel objectif ? Qui pour le faire, dans quel cadre ? Dès maintenant, des réponses…