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Revue de presse du vendredi 18 mars 2016

Réforme - Lecture - Divers


On continue à parler réforme et pédagogie dans l’actualité. La conférence du Cnesco sur la lecture est aussi à la une. On terminera avec quelques infos diverses.


Réforme

Plusieurs arcticles reviennent sur la réforme, son application et les réactions qu’elle suscite. C’est Luc Cédelle, dans son blog, qui met en lumière une contribution où trois anciens dirigeants du SNES critiquent assez vigoureusement la ligne suivie par le syndicat enseignant. "« Nous nous contentons de dénoncer sans jamais dire ce qu’il faudrait faire »"

Sandrine Chesnel (L’Express) fait le bilan des vicissitudes du sort du latin depuis l’annonce de la réforme jusqu’à l’application aujourd’hui dans la mise en place des heures dans les collèges. "Un an après l’annonce par Najat Vallaud-Belkacem de la suppression du latin en tant qu’option dans le cadre de la réforme du collège, son sort à la rentrée 2016 s’annonce très contrasté d’un établissement à l’autre."

Du côté des opposants à la réforme, Loys Bonod, lui, revient sur l’évocation d’une étude qui tend à prouver l’aspect positif de la suppression des notes. Sa lecture n’est pas la même.
Jean-Paul Brighelli, délégué national à l’école de la République pour Debout la France (Nicolas Dupont-Aignan), était pour ça part, l’invité de la municipalité Front national de Béziers. Lors d’une conférence il a fait part de son regret de l’école de Jules Ferry, l’époque où "il fallait une école forte pour une France forte pour gagner une guerre". Ses obsessions pédagogiques rejoignent parfaitement ses obsessions politiques.

Bruno Devauchelle, dans le Café pédagogique s’interroge sur l’écart important entre les paroles et les actes au sujet de l’enseignement numérique. "Qu’on le veuille ou non, ce n’est pas le numérique qui transforme la pédagogie. Pas plus qu’il n’y a de culture numérique, il n’y a de pédagogie numérique. Par contre il y a une société dont les "liens profonds entre humains" sont en train d’évoluer sous l’effet des objets numériques et des usages associés. C’est en quelque sorte le ciment social qui est en cause. Or ce ciment social, la scolarisation en a une grande part de responsabilité. Il semble que le monde scolaire ne parvienne pas à définir un renouvellement allant dans le sens de la prise en compte de cette évolution."

Enseigner, réforme ou pas, numérique ou pas, n’est pas simple, ce que rappelle Philippe Mérieu qui revient sur la mésaventure arrivée à une enseignante qui a vu les savoirs qu’elle voulait transmettre remis violemment en cause par une classe très difficile. "Nos savoirs, en restant sur la seule « scène scolaire », comme des « essences éternelles et immuables » destinés à évaluer le niveau des élèves, n’ont guère de chance de devenir un jour attractifs pour ceux qui en sont le plus éloignés. En revanche, s’ils s’inscrivent dans une « mythologie de la connaissance », sont habités par des forces qui dépassent, et de loin, les seuls enjeux curriculaires, alors pouvons-nous espérer qu’ils entrent dans leur univers symbolique et, ouvrent, peut-être, à la possibilité de la rationalité."


Lecture

A l’occasion de l’ouverture de la conférence CNESCO-Ifé sur l’apprentissage de la lecture, de nombreux articles sont sortis dans la presse.
La Croix rapporte les méthodes qui fonctionnent selon une étude présentée lors de cette conférence. L’encodage, la lecture à haute voix, la compréhension des texte, etc.
Pour Jean-Louis Dufays, "il faut enseigner la lecture littéraire pour redonner du sens et du goût à l’enseignement littéraire. Il recommande d’utiliser les lectures des élèves pour mieux travailler le processus de lecture et initier aux niveaux de lecture."
Thierry Rocher quant à lui "a fait le point sur ce qu’on sait des capacités en lecture des jeunes Français. Un tableau inquiétant qui révèle des difficultés croissantes, surtout en compréhension, et un creusement des inégalités sociales et géographiques."

Et aussi deux interventions contradictoires (ou pas) sur le numérique et la lecture. Pour André Tricot, les supports numériques peuvent aider la lecture. Pour Jean-François Rouet, le numérique rajoute aux difficultés de lecture, surtout de compréhension. "Si le numérique apporte des informations plus riches et plus complexes, des lectures plus engageantes et intéressantes et donc s’il peut améliorer l’apprentissage de la lecture, le numérique a aussi apporté de nouvelles exigences chez le lecteur comme chez le concepteur."


Divers

Une jeune lycéenne de 16 ans souhaite révolutionner l’éducation. Elle a développé une appli permettant aux professeurs de faire l’appel en classe en détectant les puces dont seraient porteurs les élèves. A lire dans LeFigaro.

En ces temps où la présidentielle se profile à l’horizon, on cherche à chouchouter les profs. L’Obs revient sur l’histoire des mesures électoralistes pour se gagner le vote enseignant.

Géraldine Duboz


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Dans la librairie des Cahiers Pédagogiques

Les parents et l’école, trente ans de réflexion


Hors série numérique 41
Coordonné par Guy Lavrilleux
La question des relations entre les parents d’élèves et l’école n’est pas nouvelle. Les Cahiers pédagogiques en parlent et y réfléchissent depuis plus de quarante ans. Ce nouveau hors-série numérique est constitué d’articles tirés de nos archives des trente dernières années, pour mettre en perspective enjeux et débats d’hier et d’aujourd’hui, pointer les problématiques qui perdurent mais aussi des pistes pour aller vers plus de dialogue et de coéducation.

Mettre en oeuvre les EPI
Revue n°528 - mars 2016

Les enseignements pratiques interdisciplinaires vont se mettre en place à la rentrée 2016. Dans certains collèges, on anticipe déjà. Dans d’autres, les pratiques interdisciplinaires existent depuis un certain temps. On ne part donc pas de rien et les EPI peuvent s’appuyer sur l’existant.